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    A l'embouchure du Moulouya, les oiseaux se cachent pour... vivre

    Par L'Economiste | Edition N°:500 Le 05/05/1999 | Partager

    · Un site protégé pour les oiseaux rares de cette région est à l'étude
    · Le goéland d'Audouin et la sarcelle marblée, les deux espèces les plus menacées
    · Projet à l'appui: Les Iles Jaffarines seront transformées en parc naturel


    Une réserve permanente pour les oiseaux en voie de disparition. Le projet est ambitieux et c'est l'Association l'Homme et l'Environnement (AHE) qui le pilote. La section berkanaise de cette association organise aujourd'hui une journée d'étude sur l'embouchure du Moulouya à Saïdia pour mettre le projet sur les rails. Le programme prévoit la participation d'ornithologues, d'universitaires et de cadres du Ministère des Eaux et Forêts. Le choix de cette région comme site protégé pour les oiseaux rares n'est pas fortuit. "L'embouchure du fleuve Moulouya abrite 18 espèces rares en voie de disparition à très court terme", précise M. Najib Bachiri, président de la section berkanaise.
    En face du site, un autre projet est en marche. Les Iles Jaffarines, qui se trouvent à cinq km, seront transformées en parc naturel. Ces îles, toujours sous domination espagnole, abritent en effet la plus grande colonie d'oiseaux de la Méditerranée. En 1997, cette colonie nicheuse a regroupé près de 2.700 couples.
    Le site du Moulouya, qui s'étale sur une superficie de 2.700 hectares, dispose d'une biodiversité importante. Il regroupe environ 180 espèces d'oiseaux dont les plus menacés sont les oiseaux migrateurs comme le goéland d'Audouin: 483 ont été recensés en février 1996 contre 1.200 en janvier 1993. La sarcelle marblée est également menacée: 38 ont été recensées en avril 1996 contre 250 en 1979. Les experts présents lors de cette journée d'étude se pencheront également sur les voies à explorer pour conserver le site. L'embouchure du fleuve Moulouya n'a en effet aucun statut de protection, mais elle a été identifiée par plusieurs études comme une zone prioritaire. Des mesures d'urgence ont été préconisées. Il s'agit notamment de l'interdiction du pompage d'eau douce par la ferme de la société d'aquaculture installée sur la rive droite de l'embouchure et la défense de la coupure des joncs et des roseaux en période de nidification des oiseaux. La limitation du braconnage et le contrôle "du tourisme balnéaire anarchique" figurent aussi sur la liste des recommandations. Par ailleurs, le risque de disparition de zones humides plane dangereusement sur la région en raison de l'élargissement des zones agricoles. Autre menace contre la faune du site: le déversement des ordures ménagères par les touristes autochtones.

    Nadia LAMLILI

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