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    L'école «non-formelle» est née

    Par L'Economiste | Edition N°:295 Le 11/09/1997 | Partager

    Si la rentrée paraît anodine, elle apporte néanmoins son lot de nouveautés: l'Education Nationale baisse l'âge de scolarité, introduit l'école non-formelle, et l'université a de nouveaux diplômes. Dans l'enseignement privé, la sonnette d'alarme est tirée.


    Cette rentrée sera parti-culière. Elle arrive avec un gros lot de nouvelles idées. Elle sera particulière aussi par ses intervenants. C'est en effet la première année d'exercice de la Fédération qui annonce un programme chargé.
    Quelques retards persistent. A moins d'une semaine de la rentrée, les chiffres sur cette rentrée ne sont pas encore disponibles. Explication: «il faut attendre les dernières informations sur les inscriptions», ou encore «il nous faut nous-mêmes au moins deux semaines pour collecter les informations au niveau des différentes directions», indiquent les responsables de communication.

    Elargissement

    Après plus de 40 ans d'indépendance, la généralisation de l'enseignement est un semi-échec. 3 millions d'enfants âgés entre 8 et 16 ans sont en dehors de l'école. Ils sont dans la rue, les usines et surtout dans les champs. Pour ceux-là, le MEN expérimente un nouveau projet, l'école non-formelle. Associant les ONG, le Ministère veut scolariser les enfants là où ils se trouvent. Pour élargir le spectre de la scolarisation, l'âge d'entrée à l'école baisse à cinq ans, dans la limite des places disponibles.
    Outre la rentrée classique, cette année verra la concrétisation d'une panoplie d'actions. C'est le cas notamment de la stratégie d'enseignement en milieu rural, de l'examen normalisé pour le passage au lycée, des filières bilingues.
    Dans le supérieur, les nouveaux textes sur les nouveaux diplômes et le statut de l'enseignant-chercheur donnent l'avant-goût d'une grande réforme que tout le monde attend.
    L'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail poursuit son ascension. La capacité d'accueil augmente de 500 places pédagogiques.
    La formation alternée sera étendue à 33 établissements et bénéficiera à 1007 stagiaires.
    Côté enseignement privé, la rentrée risque d'être chaude. La jeune Fédération de l'Enseignement Privé veut s'attaquer aux dossiers en suspens: la fiscalisation, la reconnaissance des diplômes par la Fonction publique. C'est la fiscalisation qui mobilise le plus les opérateurs, car elle les touche dans leur activité. Passer à la caisse, après 40 années d'exercice, ne sera pas chose facile. «Une école n'est pas une société», «nous soulageons les Finances publics», les arguments se multiplient et les professionnels du secteur attendent beaucoup de leurs prochaines réunions avec le Ministère des Finances et la Direction des Impôts.

    La fiscalisation n'arrange pas les affaires des écoles privées, surtout que la demande se stabilise. La sonnette d'alarme est tirée pour les petites écoles: «Cette situation risque d'allonger la liste de fermeture d'écoles».
    La reconnaissance administra-tive et académique des diplômes des écoles privées figure en bonne place dans les revendications du secteur. «Cette situation bloque la diversification des formations», affirme M. Abdelali Benamour, président de la Fédération de l'Enseignement Privé à la CGEM.
    En attendant de préparer aux professions libérales, les écoles investissent de nouveaux créneaux. Le paramédical et les télécom-munications sont deux créneaux qui commencent à intéresser. De même, les formations de troisième cycle se multiplient. Délocalisées, elles se font sur la base de convention avec des universités étrangères pour se donner plus de crédibilité. Les écoles privées n'ont pu créer les passerelles avec les universités marocaines, elles s'accrochent aux universités canadiennes ou françaises.
    Si la demande semble se stabiliser pour les écoles privées, l'enseignement de type français affiche toujours complet. C'est la bousculade, la course à l'interven-tion même de l'Hexagone. Les frais peuvent bien augmenter, cela ne dissuade pas les parents. Les écoles de la «Mission» continue toutefois de refuser les demandes d'inscri-ption qu'elles orientent vars des établissements autofinancés. Ceux-là sont financés entièrement par les frais de scolarité. En 1996, l'école Massignon démarre à Casablanca. Trois autres établissements viennent renforcer cette expérience: à Rabat, El Jadida et Agadir.

    Malika EL JOUHARI

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