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    Economie

    Le Trésor respire, la balance commerciale étouffe

    Par L'Economiste | Edition N°:2785 Le 27/05/2008 | Partager

    . 30,3% de recettes en plus pour le Trésor au 1er trimestre. Les rentrées fiscales, principal contributeur. Le déficit commercial en aggravation de 46%Un premier trimestre faste pour les recettes du Trésor. A fin mars, elles se sont élevées à 59,1 milliards de DH. Elles enregistrent une hausse de 30,3%. Grâce à qui? Au fisc, bien sûr. Ses rentrées sont passées de 41 milliards de DH à fin mars 2007 à 57,1 milliards de DH au cours du 1er trimestre 2008. Alors même que la loi de finances 2008 table sur leur baisse… Au 1er trimestre 2008, on en est déjà à un taux de réalisation de 39,1% des prévisions. Au rang des champions contributeurs, l’impôt sur les sociétés. Ses recettes crèvent le plafond à plus de 85,3%. Loin devant l’impôt sur le revenu et la taxe sur la valeur ajoutée, qui ont augmenté respectivement de 29,9 et de 22,8 %. Coup de blues en revanche pour les recettes non fiscales. Elles fléchissent de 60,1%, se limitant à 1,4 milliard de DH. Par ailleurs, augmentation plus contenue pour les dépenses. Les charges courantes se sont accrues de 20,7% et ont atteint 40,3 milliards de DH. Dans le détail, les charges de fonctionnement, chiffrées à 28,2 milliards de DH, se sont élargies de 13,4% sous l’effet d’un accroissement de 17,8% des dépenses pour les biens et services et de 11% des charges du personnel. S’agissant des dépenses en intérêts de la dette, elles ont accusé un recul de 10,5 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les dépenses au titre de la compensation explosent, elles, et triplent presque en passant de 2,4 à 6,6 milliards de DH. Dans ces conditions, le solde primaire a dégagé un excédent de 24,3 milliards de DH. Et avec des dépenses d’investissement de 10,6 milliards et un solde positif des comptes spéciaux du Trésor, de près de 4 milliards, le budget général a fait apparaître un excédent de 12,1 milliards de DH. Le Trésor ayant enregistré des arriérés de paiement pour près de 4 milliards, un excédent de caisse de 16,1 milliards a pu être dégagé. Cet excédent, ainsi que les rentrées nettes de capitaux au titre de la dette extérieure, ont permis au Trésor de faire face à ses engagements intérieurs pour 16,2 milliards de DH. Mais si Bank Al-Maghrib communique les chiffres d’un Trésor en bonne santé dans sa revue de la conjoncture économique et monétaire pour le mois de mai, elle dévoile les performances peu reluisantes de la balance commerciale. Au terme du premier trimestre, les importations, évaluées à 71 milliards de DH, se sont accrues de 25% ou 14,2 milliards de DH. Les exportations, de l’ordre de 33,5 milliards de DH, n’ont, quant à elles, augmenté que de 7,7% ou plus précisément de 2,4 milliards de DH. En conséquence, le déficit commercial s’est élevé à 37,5 milliards de DH. Il s’aggrave de 46% par rapport au même trimestre de l’année précédente.Sans surprise, l’accroissement des importations est principalement imputable à la hausse des approvisionnements en pétrole et en blé. A eux seuls, ils ont contribué à hauteur de 46,6% à l’accroissement de la valeur des importations. Les achats des produits énergétiques se sont inscrits en hausse de 54,2%, soit 5,3 milliards de DH, en raison de la progression des importations de pétrole brut. A signaler que le prix moyen de la tonne importée a progressé de 54,5%. Les acquisitions hors produits énergétiques ont marqué une augmentation de 18,9%, soit 8,9 milliards de DH. Et c’est l’alourdissement de la facture alimentaire de 4,1 milliards de DH, qui est à mettre en cause. Parallèlement, la hausse des exportations est attribuable presque exclusivement à l’expansion de 42,5% ou 2 milliards de DH des ventes de phosphates et dérivés. Légère hausse, voire stagnation, pour les autres exportations. Mais croissance de 6,3% pour les ventes à l’étranger de produits d’équipement, notamment de voitures industrielles et de pièces détachées. Stabilisation, en revanche, pour les exportations de biens de consommation recouvrant à la fois un recul des envois d’articles de bonneterie et de vêtements confectionnés et un accroissement des exportations de voitures de tourisme et de chaussures. Réda HARMAK

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