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Le textile entame sa mise à niveau sociale

Par L'Economiste | Edition N°:2250 Le 06/04/2006 | Partager

. Un programme de promotion du travail décent financé par des fonds espagnols. Les femmes particulièrement ciblées Aujourd’hui, il ne suffit plus d’être compétitif pour survivre. Les consommateurs avertis s’inquiètent de plus en plus des conditions dans lesquelles un produit est fabriqué. Sous leur pression, les acheteurs internationaux cherchent des producteurs dans des pays jouissant d’une bonne image sociale. Cela veut dire concrètement éliminer le travail forcé, la discrimination, le travail des enfants, garantir la sécurité et la santé, sans oublier la liberté d’association et le droit de négociation collective. C’est dans ce contexte que les industriels du textile marocains doivent travailler, en tenant compte de la concurrence asiatique dans un secteur de plus en plus vulnérable. Pour se mettre socialement à niveau, l’Amith (Association marocaine des industries du textile et de l’habillement) s’est engagée à accompagner les industriels pour promouvoir le travail décent, avec l’appui du Bureau international du travail (BIT). A cet effet, une coordonnatrice nationale a été spécialement nommée par le BIT en janvier 2006. Il s’agit de Neama Ouazzani Touhami dont la mission consiste à suivre ce projet-pilote qui intéresse une dizaine d’entreprises pour le moment. Il est mené actuellement par le BIT en partenariat avec l’Amith, l’UMT, l’UGTM et la CDT. Financé par le ministère du Travail et des Affaires sociales espagnol, ce projet est doté d’une enveloppe de 670.000 dollars (soit plus de 6 millions de DH) sur 24 mois. Objectif, l’amélioration de la compétitivité du textile-habillement (TH) ainsi que celle du dialogue social, de la mise à niveau sociale des entreprises TH et du renforcement de la gestion des RH. Un comité paritaire sectoriel, qui réunit tous les membres cités précédemment, a été créé en 2004 dans le cadre de ce projet dont le premier succès a été l’instauration d’un dialogue entre les partenaires sociaux du TH. Celui-ci vient d’ailleurs de tenir sa deuxième réunion le 25 mars dernier avec comme souci constant de voir évoluer le contexte social au sein du secteur TH marocain. Par ailleurs, “ce projet s’inscrit dans la continuité du Programme pilote du travail décent (PPTD) mené, dans le cadre du même partenariat, par le BIT (Bureau international du travail) depuis 2002”, explique la responsable. Le PPTD est une composante d’un programme plus large que le BIT a lancé dans 8 autres pays: Bangladesh, Bahreïn, Danemark, Ghana, Kazakhstan, Panama, Cambodge et Philippines. Au Maroc, le PPTD (2003-2005) a d’ores et déjà à son actif un certain nombre de réalisations. Tout d’abord, une étude sur l’état des lieux du secteur en 2003 suivie par l’élaboration d’un plan d’action national approuvé par les différents partenaires sociaux. Parallèlement, un comité de pilotage tripartite regroupant, outre l’Amith, les représentants du ministère de l’Emploi, le secrétariat d’Etat à la formation, le MCI, l’ANPME, la CGEM ainsi que les principales centrales syndicales (UMT, CDT et UGTM) a été instauré. Grâce à ce programme, 10 entreprises TH vont être accompagnées dans leur mise à niveau sociale via une approche intégrée, poursuit-elle. De même, 10 formateurs nationaux seront formés pour pérenniser le projet. Pour l’heure, le plan d’action 2006 du projet a été validé par le comité de pilotage et un expert en mise à niveau sociale a été nommé, assure la coordonnatrice du BIT.Ce plan d’action vient à point nommé dans le contexte actuel de l’industrie TH. Affectées par une concurrence accrue sur le plan international, les entreprises textiles ont enregistré, durant les 4 premiers mois 2005, une contraction générale de leurs carnets de commande et une chute de 16%, selon une enquête effectuée par l’Amith en avril 2005. Quelque 160 d’entre elles auraient déjà dû fermer leurs portes.


Les femmes plus lésées

Majoritaires dans le secteur TH, les femmes sont particulièrement lésées. Leur salaire est 25% inférieur à celui des hommes, selon l’étude effectuée en 2003 par Saâd Belghazi, consultant chargé par le BIT de la réalisation de l’état des lieux. Le plan d’action vise également à:- éliminer toutes formes de discriminations entre femmes et hommes; - renforcer la représentation des femmes au niveau des organisations d’employeurs et de travailleurs;- appuyer la mise en place de stratégies “genre” au sein des organisations professionnelles;- améliorer l’employabilité et favoriser la promotion professionnelle des femmes dans le secteur. Aziza EL AFFAS

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