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Emploi-TPE
Après le textile, l’agriculture, qui prendra le relais?

Par L'Economiste | Edition N°:2250 Le 06/04/2006 | Partager

. Création régulière et destruction chaotiqueLA question de l’emploi est-elle vraiment bien posée face aux nouveaux enjeux de la croissance? Les secteurs les plus pourvoyeurs d’emploi sont eux-mêmes en reconfiguration. Le textile et habillement va peut-être dépasser les contingences du démantèlement de l’accord multifibres, s’il investit plus, se repositionne dans les circuits courts, donne plus de qualité et à des prix compétitifs. Mais le secteur pourra-t-il continuer de recruter autant (il est le premier pourvoyeur d’emploi de l’industrie avec plus de 200.000 personnes)? Le coût de la main-d’œuvre reste peut-être abordable, et la proximité du Maroc un atout certain. Mais les repositionnements des textiliens font intervenir beaucoup plus la machine, le management que «l’homme-machine-à-coudre». D’ailleurs, au premier semestre 2005, selon l’Amith (Association marocaine des industries du textile et habillement) on estime que 15.000 à 20.000 emplois ont été perdus. Quant à l’agriculture, sur cette décennie, c’est le seul secteur à avoir perdu des emplois en termes absolus. Entre 1990 et 2002, le Maroc a en réalité créé en emplois nets 64.000 emplois, surtout depuis 1998 «malgré une forte mobilité de la main-d’œuvre attestée par l’ampleur des chiffres bruts de création et de destruction» (respectivement 650.000 et 586.000)… Pour rappel, le Royaume devrait créer, d’ici à 2015, quatre millions d’emplois pour stabiliser son niveau de chômage actuel… D’où probablement cette recherche incessante de ce «miracle marocain».Le Femise souligne que la création est assez régulière: 11,8% entre 1990 et 2002. Mais la destruction est chaotique et presqu’aussi élevée:10,6%. L’explication est tautologique: la destruction est liée à la conjoncture alors que la création est pensée. D’ailleurs, selon les données du Femise, il ressort que l’on détruit davantage d’emplois, ce qui explique le ralentissement de la création nette. Autrement dit, c’est nécessaire de créer, mais il faut que l’entreprise vive un temps relativement long. Or, la défaillance d’entreprises de moins de cinq ans reste très importante au Maroc. Donc il y a une reconfiguration des secteurs les plus importants: textile et cuir (46,7% de l’emploi manufacturier en 2002), chimie-parachimie (19,4%), agroalimentaire (18,7%) voient leur contribution relative à l’emploi total reculer depuis une décennie. Les industries électriques et électroniques voient leur place se renforcer. Le dynamisme de création d’emplois rejoint la place de plus en plus importante de ce secteur. Entre 1990-1995, la variation de créations nettes d’emplois était de -0,9%. Entre 1996 et 2002, la variation était de 77,2%. «Cependant, la part encore modeste du secteur ne le rend pas apte à prendre le relais du secteur du textile et cuir dans le court terme», dit le rapport.Et «apparemment, l’industrie marocaine n’a pas encore enclenché un processus de transition vers un régime de croissance plus élevé qui répondrait à ses contraintes d’emploi». Elle est dominée par des branches employant des mains-d’œuvre peu qualifiées et produisant peu de valeur ajoutée. «La structure de l’emploi évolue peu. En 2002 comme en 1990, près de 51% de l’emploi total sont non qualifiés. La part des emplois qualifiés et les taux d’encadrement stagnent autour de 39% et 10% respectivement. La stagnation est trop longue sur la durée alors même que le Maroc reconfigure (sur la même période) sa stratégie industrielle. Ce qui explique sans doute pourquoi de si pâles et erratiques performances de croissance (Source: Femise)«M. Kd.

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