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    Politique Internationale

    Le Sheraton fête son «Ladies Club»

    Par L'Economiste | Edition N°:50 Le 22/10/1992 | Partager


    QUELS fantasmes peut bien cultiver une secrétaire de direction, victime quotidienne de toutes les humeurs d'un patron? Danser et chanter, après avoir ôté ses talons aiguilles et recouvert la dernière machine de traitement de textes.
    La soirée organisée par le Sheraton, le 16 Octobre, pour fêter son "Ladies Club», a révélé un rare engouement de ces dames pour la danse. Marc Lannoy, Directeur de l'hôtel, se demandait s'il ne devait pas en recruter quelques-unes pour son futur spectacle oriental.
    Le "Ladies Club" regroupe les secrétaires de direction en charge des réservations, de l'organisation des séjours de la clientèle d'affaires, de passage à Casablanca. En fonction des nuitées commandées, les Ladies reçoivent des cadeaux divers, allant de la montre Swatch, au voyage à Dubaï, Francfort ou Zurich, où les accueillent d'autres Sheraton, bien évidemment. L'objectif du Sheraton Casablanca (et du Hyatt Regency qui a créé son propre club par ailleurs) est d'entretenir des relations régulières et conviviales avec ces secrétaires reconnues comme "décideurs" en la matière.
    Pour marquer la convivialité, Maria Tazi, en Public Relations avisée, a choisi pour sa soirée le thème marocain. Un thème apparemment évident, mais rare dans les palaces de Casablanca, habitués aux tenues européennes, ou aux thèmes réellement exotiques, asiatiques ou autres. Les secrétaires ont donc mis pour l'occasion leurs plus beaux caftans. Les tenues traditionnelles («beldi») donnant l'impression d'être chez soi. C'est surtout l'infatigable Pinhas qui a donné le ton "oriental" au spectacle. Autrefois, les mélopées "Dziri" étaient l'essentiel du répertoire judéo-marocain. Le Raï, de même origine, les a supplantées. Pinhas a dû réactualiser son tour de chant par des airs populaires, plus récents, marocains, libanais, et même saoudiens.

    Les Ladies du Sheraton ont eu droit en prime à un défilé de mode de couture traditionnelle. Aïcha Skalli, au nom prédestiné pour la broderie et la couture, profitait de l'occasion pour exposer ses dernières créations, kaftans et djellabas. Un vrai «plaisir des yeux», comme disent les bazaristes pour aguicher le touriste.
    Près de 60 modèles ont été soumis au regard attentionné et rêveur des dizaines de secrétaires invitées. Un zèle rare pour une entreprise de couture artisanale qui a déployé tous les efforts d'imagination pour donner un nom à chaque modèle...
    Les registres d'état civil et les manuels de géographie y sont passés: les djellabas Farah, Johara, ou Yasmina disputaient le succès aux caftans Ourika, Michlifen et Toubkal. Il faut reconnaître que Mme Aïcha Skalli fait preuve de beaucoup de goût dans le choix des tissus, des coupes, des couleurs.
    Les jeunes branchées ont apprécié les djellabas en mousseline fushia, saumon ou turquoise, et même bariolé blanc et rouge. Les dames, au goût plus sobre, applaudissaient au fameux «sousdi» blanc, ou à la djellaba de mlifa fine. Les mannequins, jeunes et filiformes, ne valorisaient pas tous les modèles. Une demoiselle en rondeurs aurait apporté un plus, aux modèles classiques, destinés aux dames.

    Khalid BELYAZID.

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