×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Le "Bourse game" de citibank : : Un jeu pour se former à la libéralisation des changes

    Par L'Economiste | Edition N°:58 Le 17/12/1992 | Partager

    Citibank Maghreb vient d'organiser à Mohammédia une session de "Bourse game" ou jeu du cambiste qui consiste en une simulation du marché des devises et du marché monétaire.

    Ce séminaire est un produit Citibank qui, depuis une quinzaine d'années, l'a organisé à 190 reprise dans le monde. La session de Mohammédia est la première à se tenir au Maroc.

    Des cadres représentant neuf banques de la place (BCP, BMCE, Wafabank, Arab Bank, Société Générale, Algemene Bank, CIH, Citibank et BCM) ainsi que la CDG, l'Office des Changes et le Ministère des Finances ont pris part à ce séminaire.

    Le jeu simule un véritable marché ouvert dans lequel les banques (disposant au départ de la même dotation en capital en monnaie locale) traitent entre elles et avec la banque centrale pour exécuter les opérations en devises de leur clientèle. Pour cela, elles font toutes sortes d'opérations en devises: collecte de fonds, échange de devises, placements de trésorerie...

    Les participants sont à la fois des cambistes, des comptables, des auditeurs et des stratèges. L'objectif principal est de former les participants à la fonction de trésorier dans un marché ouvert.

    Une évaluation de la performance de chacun est évidemment faite à l'occasion de ce séminaire sur la base de différents indicateurs comme le volume d'affaires avec la clientèle, les bénéfices réalisés, la rentabilité du capital ou la qualité de l'analyse stratégique...

    Le séminaire a été dirigé par MM. Theodor Leventis et Ramz Hamzaoui. Ce dernier qui est trésorier de la Citibank en Tunisie répond ci-dessous aux questions de L'Economiste concernant la libéralisation des changes dans ce pays.

    L'Economiste: Où en est la déréglementation en matière de changes en Tunisie?

    M. Ramz Hamzaoui: Je citerais d'abord la mise en place d'un marché monétaire en devises. En effet, certains résidents sont autorisés à détenir des comptes professionnels en devises ; il s'agit d'une part des exportateurs (20 % de leurs recettes en devises) et d'autre part des émigrants qui effectuent un retour définitif au pays. Ces deux types de comptes peuvent être rémunérés.

    L'existence de ces dépôts a provoqué la création d'un marché interbancaire en devises puisque la réglementation autorise les banques à utiliser ces dépôts en vue de financer des opérations de commerce extérieur. Les banques peuvent échanger ces liquidités entre elles mais elles n'ont pas le droit de les placer auprès de non-résidents.

    - Quelle est l'importance de ce marché?

    - Il reste encore timide, après deux années d'existence.

    - Il y a eu également la mise en place d'instruments de couverture du risque de change...

    - Oui, la Banque centrale cote des cours acheteurs et vendeurs à termes, devises contre dinars, sur des périodes allant d'une semaine à une année. Par ce biais, les résidents, importateurs ou exportateurs, peuvent éviter le risque de change.

    - A quel coût?

    - Le taux à terme est égal au cours du spot augmenté du différentiel de taux d'intérêt entre les deux monnaies.

    Une deuxième possibilité de couverture contre le risque de change est également offerte aux opérateurs: moyennant une prime, ces deniers peuvent acheter une option de cours à terme. Comme son nom l'indique, il s'agit d'une option à laquelle on peut recourir en cas de besoin, c'est-à-dire si le cours de la monnaie en question évolue d'une manière défavorable.

    L'utilisation de ces options reste toutefois limité.

    - Comment évaluez-vous l'expérience des banques off-shore en Tunisie?

    - Pour le cas de la Citibank, je peux dire que cela marche très bien. Pour ce qui est du cas général, les banques off shore répondent à un double besoin: d'une part, elles fournissent des prestations spécifiques très utiles aux activités industrielles et commerciales off shore dans le pays ; d'autre part, elles ont amélioré la formation de nombreux cadres bancaires tunisien aux techniques internationales.

    - Quelles sont les perspectives immédiates en matière de déréglementation des changes?

    - Des consultations sont en cours pour créer un marché de changes local. Les entreprises en seraient les principales bénéficiaires puisque la concurrence devrait réduire les marges entre l'achat et la vente des devises.

    M.C.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc