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    Economie

    Seconde phase du marketing social du MSP : Une campagne de promotion pour la pilule "Kinat Al Hilal"

    Par L'Economiste | Edition N°:58 Le 17/12/1992 | Partager

    Après la campagne "Protex", le Ministère de la Santé Publique lance une seconde expérience sur le premier moyen contraceptif utilisé par les ménages marocains : la pilule, qui représente près de 69 % des moyens modernes de contraception au Maroc.

    Après la campagne "Protex", une campagne "pilule" devait être lancée le Mercredi 16 Décembre 1992.

    Cette seconde phase du Projet Marocain de Marketing Social (PMMS), lancé par le Ministère de la Santé Publique (MSP) en 1988 avec l'aide de l'USAID, concerne la mise sur le marché de contraceptifs oraux à un prix accessible aux populations à faible revenu.

    "Le MSP, en orientant la demande solvable, particulièrement en milieu urbain et périurbain, vers l'achat de la pilule, pourra réaffecter les ressources disponibles pour développer des méthodes de long terme, (exemple : ligature, injectables...)", explique Khalid Alioua, Directeur du Projet de Marketing Social.

    Associer le secteur privé

    Cette action a également pour but d'associer le secteur privé pharmaceutique aux campagnes de planification familiale depuis la promotion de l'idée jusqu'à la commercialisation du produit contraceptif.

    La mise en place de ce projet a démarré en Novembre 1991. Le budget qui y est alloué est de 420.000 Dollars et devrait couvrir la période 1991-1993.

    Les raisons de ce programme, souligne M. Alioua, sont multiples. Ainsi, malgré la baisse du taux de fécondité (4,2% en 1992), celui-ci reste élevé, se répercute sur la croissance démographique et handicape la santé de la mère et de l'enfant. L'existence d'une demande non satisfaite, a également été retenue. En effet, 24% de femmes non utilisatrices de contraception, interrogées en 1992, désirent espacer les naissances et 49,1% souhaiteraient ne plus avoir d'enfants. Vient ensuite le niveau important de femmes ayant utilisé la pilule et qui l'ont abandonnée pour mauvaise connaissance du mode d'utilisation (49,5%), ainsi que la mauvaise circulation de l'information. "Le PMMS développera donc une campagne d'information, d'éducation et de communication à travers les grands médias pour combler les lacunes", indique M. Alioua.

    Le projet contraceptifs oraux est développé en coopération avec la Fédération Nationale des Syndicats de Pharmaciens (FNSP) et l'Association Marocaine des Industries Pharmaceutiques (AMIP).

    La FNSP est responsable du programme de formation de 1.200 pharmaciens et de 1.200 aides-pharmaciens aux techniques de conseil en matière de contraception orale.

    L'AMIP, de son côté, prend en charge l'aspect commercialisation du produit qui comprend des études de marketing, de publicité et de suivi de ventes. Pour toutes ces questions l'AMIP a un protocole d'accord avec Shering/Polymédic et Wyeth/Maphar et supervise la gestion contractuelle des activités de recherche de publicité. Celles-ci sont sous-traitées auprès d'un bureau d'études de Rabat, Alco et l'agence Top Publicité.

    Les filiales locales de Shering et Wyeth mettront chacun, sur le marché, une marque de pilule qui réponde aux critères définis par le MSP (formule identique à celle de Lo Femenal, pilule distribuée dans le réseau du MSP). Les marques sont Microgynon de Schering/Polymédic et Minidril de Wyeth/Maphar.

    8 DH PPM

    Le prix sera de 8 DH PPM, soit une diminution de 27% par rapport aux pilules de composition similaire. Ces deux produits, indique M. Alioua, "sont de bonne qualité et faiblement dosés".

    Par ailleurs, une campagne d'information et de sensibilisation a été lancée à la mi-Décembre et devra se dérouler sur cinq ans. Elle sera animée par un logo générique qui unifiera les deux marques du PMMS. Ce logo, n'étant pas un nom de marque, est un indice visuel portant le nom de "Kinat Al Hilal" (Planification familiale dans la santé et la tranquillité). Le lancement sera suivi de la diffusion de spots télévisés et radiophoniques.

    Le projet prévoit de vendre 600.000 "cycles" (plaquettes) des pilules "Kinat Al Hilal" la première année, et devrait atteindre 2,2 millions de "cycles" vers 1995. L'effet de la campagne devrait également bénéficier aux autres marques, dans la mesure où la répartition du marché devrait être de 40% privé et 60% public, en 1995, contre 26% et 74% en 1992.

    "Kinat Al Hilal" devrait représenter 35% du marché privé en 1995.

    Enfin, grâce à un fonds de projet qui reçoit 10% du revenu des ventes par les laboratoires pour financer les dépenses de publicité et de promotion, le projet devrait s'autofinancer en 1996, conclut M. Alioua.

    Meriem OUDGHIRI

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