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Economie

Industrie-pharma: 1,2 milliard de DH à investir dans les cinq prochaines années

Par L'Economiste | Edition N°:527 Le 11/06/1999 | Partager

· 4 milliards de DH de chiffre d'affaires en 1998 et les promesses de l'assurance maladie

· Maîtrise des coûts et des processus de fabrication et développement des génériques, pour le maintien d'un bon niveau de développement du secteur


Salle comble lors de cette Xème journée de l'industrie pharmaceutique, organisée par le Conseil de l'Ordre des Pharmaciens Fabricants et Répartiteurs (COPFR) et qui a eu lieu le 12 juin 1999 au Royal Mansour- Casablanca. Les intervenants, des différentes branches du secteur pharmaceutique, ont choisi d'aborder cette année le thème: "Industrie pharmaceutique marocaine, avenir et perspectives".
Ces professionnels se sont réjoui de l'état de santé de l'industrie pharmaceutique marocaine. Celle-ci ayant connu un essor notable depuis sa mise en place dans les années 60. Le chiffre d'affaires de la profession est ainsi passé de 0,9 milliard de DH en 1985 à 1,7 milliard en 1990 et 4 milliards en 1998. Quant aux investissements du secteur, de 25 millions en 1985, ils ont quadruplé en 1990, pour passer à 300 millions de DH en 1998. Aussi le Maroc est-il passé de 85% de taux d'importation des médicaments en 1965 à seulement 20% en 1998, en augmentation cependant par rapport à 1990, où il n'a importé que 15%.

Cette industrie exporte sa production à hauteur de 10%. Cependant, le marché marocain fait partie de ce marché africain qui ne représente que 1,3% des 300 milliards de Dollars de chiffre d'affaires engendrés au niveau mondial. Les intervenants ont estimé qu'un investissement de 1,2 milliard de DH devait être mis en oeuvre sur les cinq prochaines années afin d'étoffer et de mettre à niveau le secteur. L'AMO (Assurance-Maladie Obligatoire) est cependant une aubaine pour la redynamisation de celui-ci, qui sera le premier bénéficiaire de ce système. Une aide étatique (par le biais de mesures d'encouragement), une meilleure maîtrise des processus de fabrication et le développement de la politique des génériques sont les axes stratégiques à développer pour le bon maintien du secteur pharmaceutique national, a noté M. Jawad Zerrad, assesseur au COPFR. Sans oublier la rationalisation des coûts de production et d'approvisionnement mais aussi de la maintenance.
Le facteur humain n'a pas été oublié. Il s'agit notamment de prévenir le chômage des nouveaux diplômés en pharmacie. Actuellement, il existe plus de 4.000 pharmaciens d'officine et autant sont en formation. Le taux d'augmentation des lauréats est de près de 15% par an. L'officinat ne doit donc plus être le seul débouché pour les futurs diplômés. D'autres métiers doivent voir le jour, comme la pharmacie-conseil.

Wissal SEGRAOUI


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