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Le miel sort de sa léthargie...pour un mois

Par L'Economiste | Edition N°:661 Le 16/12/1999 | Partager

· Apparition en force de ce produit sur les rayons dont la consommation est concentrée sur le mois de Ramadan (90%)

· Les importations doublent et les prix restent moyens

· Les contraintes de la filière


En dépit d'une baisse relative de la production des deux dernières campagnes, le marché sera approvisionné normalement en miel et ce, grâce aux stocks disponibles chez les apiculteurs et les importations. Donc pas de panique pour ce produit phare et incontournable.
Pratiquement concentrées sur un mois, la commercialisation et les performances gourmandes du miel connaîtront un pic les deux premières semaines du mois de Ramadan. Cette période enregistre en effet une forte augmentation de la demande où près de 90% de la quantité totale est consommée.
Dans les différents points de vente, c'est à un rythme soutenu que se poursuivent les achats qui ont démarré une quinzaine de jours avant Ramadan pour la préparation de la traditionnelle ''chabakia'' et autres gâteaux. Sur les rayons, les marques s'accumulent et les produits locaux jouent des coudes serrés avec les marques importées. Pour 1999, les importations doublent leur mise en passant de 321,4 tonnes à 700 tonnes (à fin octobre). Elles étaient de 281,4 tonnes en 1996 et de 125 tonnes en 1997.

Pour cette année, les prix sont qualifiés de très moyens. Ils varient ainsi entre 30 et 40 DH le kilo pour le miel de plaine d'Eucalyptus jusqu'à 100 à 150 DH le kilo pour les miels de montagne (thym par exemple). Les miels importés, dans certains commerces, varient entre 40 et 65 DH/kg.
Selon les experts de la Direction de l'Elevage, la production moyenne de miel en année climatique moyenne est de 3.000 à 3.500 tonnes, soit une productivité moyenne de 25 kg pour les ruches modernes et de 3,5 kg pour les traditionnelles. De son côté, la production de cire est d'environ 300 tonnes, assurée principalement par les ruches traditionnelles, représentant une production moyenne de 0,75 kg par ruche et par an. A signaler que durant le mois de Ramadan, les services compétents du Département de l'Agriculture intensifient les contrôles de la qualité de ce produit très prisé. Ce contrôle s'effectue sur la base de plusieurs textes de loi.
Aujourd'hui, les contraintes du secteur sont nombreuses. Il s'agit tout d'abord de celles liées au milieu naturel, "plus particulièrement les sécheresses successives qui ont provoqué le dépeuplement des ruchers et la diminution des rendements en miel dans les grandes régions apicoles (Oriental, Sud, Centre,...)", indiquent les experts de la Direction de l'Elevage. Autre frein, l'occupation du domaine forestier lors des transhumances: non-respect des distances entre ruchers par les apiculteurs et surcharge des parcelles, "ce qui se traduit par une baisse des productions et des risques de contamination des colonies d'abeilles par les maladies con-tagieuses", est-il souligné.
Les experts mettent l'accent sur la faible productivité des colonies d'abeille: 20 à 25 kg par ruche et par an contre 50 à 80 kg en France ou encore 50 à 60 kg pour le Me-xique. S'y ajoutent le faible niveau de technicité des apiculteurs, le man-que de cadres et techniciens spécialisés et "insuffisance manifeste d'organisation du secteur (organisations professionnelles peu fonctionnelles).
De plus, précisent les experts, la recherche dans les domaines de pointe tels que la biologie, la biométrie de l'abeille, la génétique,...reste très timide. La liste des contraintes est encore longue: insuffisance d'information de l'apiculteur et du consommateur sur la qualité des produits de la ruche, l'octroi de crédits par la CNCA pour la création d'unités apicoles encore limité ou encore l'inorganisation des circuits de commercialisation du miel, favorisant ainsi la fraude sur le produit et pénalisant le producteur.


350.000 unités pour 25.000 apiculteurs


A ctuellement, le secteur apicole se caractérise par la dominance de l'élevage traditionnel qui représente près de 84% du nombre de ruches, soit 350.000 unités, exploitées par 25.000 apiculteurs. Le rucher moderne compte environ 75.000 unités appartenant à près de 5.000 apiculteurs (Recensement Général de l'Agriculture 1998).
Le Gharb et le Loukkos représentent des zones de forte concentration et comptent plus de 30.000 ruches traditionnelles et 40.000 ruches modernes. Autres régions importantes, Souss-Massa, Tadla, Tiznit et les zones subsahariennes (Ouarzazate, Tafilalet...). Le secteur traditionnel est réparti dans toutes les régions du pays, avec une concentration dans le Sud, le Gharb et le Nord. Parmi les catégories de miel produites et commercialisées au Maroc, figurent notamment le miel d'Eucalyptus, d'ailleurs le plus important sur le plan quantitatif, le miel d'Oranger, miel toutes fleurs, miel de thym (montagne), miel d'Armoise, miel de Romarin (montagne), miel de Lavande et miel de Tournesol.

Meriem OUDGHIRI

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