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    Entreprises

    Le local première entrave à la création d'entreprise

    Par L'Economiste | Edition N°:27 Le 30/04/1992 | Partager

    L'indisponibilité du local professionnel est l'entrave majeure à la création d'entreprise. C'est ce qui a été souligné par les intervenants à l'occasion de la journée de sensibilisation à la création d'entreprise de l'EHTP.

    Organisée à l'initiative de l'Association des Ingénieurs de l'EHTP. cette journée de sensibilisation à la création d'entreprise a été l'occasion pour les ingénieurs diplômés et les futurs lauréats de l'Ecole de s'informer sur les mesures d'encouragement prévues au profit des jeunes promoteurs. L'A.I.E.H.T.P., l'OFPPT, le CNJA et le GPBM (Groupement Professionnel des Banques du Maroc) ont chacun annoncé les projets ou mesures envisagées pour contribuer à cet effort de création d'entreprise.
    L'OFPPT et le CNJA ont fait le point sur un certain nombre de paramètres qui freinent cet esprit entrepreneurial chez les jeunes promoteurs. M. Abdelhak Haoudi du CNJA, lors de la présentation des données recueillies à l'occasion du Programme d'Information et d'Assistance à la Création d'Entreprise (PIACE) et, plus précisément à travers l'analyse des statistiques des candidats ayant bénéficié de l'aide personnalisée, a fait état de quatre contraintes principales à la création d'entreprise. En premier lieu, l'indisponibilité du local professionnel. Ce premier handicap concerne 300 sur les 1.495 promoteurs dont les projets ont bénéficié de l'aide personnalisée, soit 35%. M. Berrada, Délégué du GPBM a rassuré les nombreux futurs et lauréats présents. En effet, le GPBM a élaboré de concert avec l'Association Professionnelle des Sociétés de Crédit-Bail (Leasing) du Maroc un projet relatif au crédit-bail immobilier qui facilitera l'accès à la propriété des locaux d'exploitation des jeunes promoteurs après une période de location de longue durée à même d'éviter aux promoteurs de payer des pas de portes élevés en sus des charges locatives. Ce projet devra toutefois avoir l'assentiment préalable des pouvoirs publics et du Parlement.
    M. Berrada a mis l'accent sur la participation du système bancaire pour contribuer à résoudre le problème du financement de l'initiative privée et notamment des jeunes promoteurs. Le GPBM privilégie deux formules que sont le crédit jeune promoteur et le crédit à moyen terme réescomptable PME. Ces formules constitueraient les solutions les plus appropriées pour les projets d'investissements petits (maximum 1,10 million de Dirhams) ou moyens (5 millions de Dirhams). Ces deux modes de financement existent depuis 1987. M. Berrada a fait mention des difficultés rencontrées quant au fonctionnement de ces systèmes de prêt. La seconde entrave est la contribution financière personnelle à laquelle 23% des candidats sont confrontés. La méconnaissance de l'environnement général de l'entreprise, de la réglementation et du processus de création et de gestion des sociétés commerciales constituent pour 12% des jeunes créateurs une difficulté sérieuse.
    Enfin, les autorisations administratives bloquent 10% des candidats à la création d'entreprise.
    Le CNJA vise le transfert de l'expérience du PIACE vers les chambres professionnelles (Agriculture, Commerce et Industrie, Artisanat). Cela se traduirait par l'établissement de cellules permanentes d'information et d'assistance à la création d'entreprises.
    M. Jilali Chafik, Président de l'A.I.E.H.T.P. a présenté les résultats d'une commission qui a procédé à l'analyse des divers moyens incitatifs existant en faveur de la création de nouveaux projets. Il a annoncé la proposition émise par cette commission de créer une pépinière. Cette pépinière serait "le lieu d'accueil collectif et temporaire des jeunes entreprises offrant des locaux, des aides et des services adaptés aux besoins spécifiques de celles-ci."
    Généralement, précise M. Jilali, "la pépinière est constituée sous la forme d'un groupe composé de promoteurs, de représentants des communautés urbaines, de sociétés financières et d'experts dans des domaines précis".
    Les objectifs sont l'aide à l'initiation et au choix des projets, la fourniture de la logistique nécessaire au démarrage et à la réalisation de projets. Il s'agit également d'assurer le soutien et l'assistance dans les domaines techniques, juridiques, administratifs, financiers et de management.
    Pour le moment, l'A.I.E.H.T.P. étudie les questions de procédures pour la création de cette pépinière sous l'égide du CNJA.
    Au niveau du Ministère des Travaux Publics et de la Préfecture Aïn Chok-Hay Hassani, ce projet reçoit un bon accueil.

    Les difficultés rencontrées depuis le lancement des systèmes de prêt au profit des jeunes promoteurs.

    Au niveau des banques :
    - les nouveautés introduites par le produit tant en ce qui concerne la clientèle, l'étude de demandes de crédit que les procédures mises en place a nécessité un certain temps de "rodage" du réseau bancaire,
    - la décision d'octroi de crédit n'était pas décentralisée,
    - les garanties demandées étaient inadaptées à cette formule.

    Au niveau des autorités administratives :
    - l'absence de structure d'acceuil et d'information,
    - les retards souvent importants enregistrés en matière d'autorisation d'exercer et d'immatriculation au Registre de Commerce,
    - l'absence d'agences nationales pour la création d'entreprises.

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