×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Le groupe Schaeffer revient au Maroc : Projet d'une unité de finissage de 100 millions de DH

    Par L'Economiste | Edition N°:57 Le 10/12/1992 | Partager

    Le groupe Shaeffer n'est pas nouveau dans le textile au Maroc. Il était présent avec Icoma et Cotex jusqu'en 1974. C'est donc au bout d'une longue absence que Shaeffer revient avec un projet bien ficelé. Une unité spécialisée dans le finissage a nécessité une enveloppe de 100 millions de DH pour le démarrage. Il est précisé que ce projet pourra doubler, voire tripler de volume assez rapidement. D'autres projets sur le Maroc sont en cours d'étude par le groupe. La participation d'investisseurs locaux est envisagée, mais concernera uniquement des financiers qui ne seront pas des utilisateurs potentiels. L'unité qui va travailler à façon veut rester indépendante. Le groupe Shaeffer demeurera l'actionnaire majoritaire. Cette unité qui sera installée sur une surface de 2 hectares dont 6 à 7.000m2 couverts, sera en mesure de répondre à 10% des besoins du marché. Sur le plan interne, les utilisateurs seront d'abord les confectionneurs aussi bien chaîne et trame que maille dont l'activité est axée sur l'export. L'unité couvrira aussi les besoins des sociétés étrangères qui cherchent à approvisionner leurs unités installées au Maroc.

    L'étude de marché entamée il y a deux années a été effectuée par le groupe Schaeffer. Tout est prêt sauf le terrain qui nécessite encore quelques semaines de négociation pour que la constitution de l'usine soit lancée.

    Le groupe Shaeffer est spécialisé dans le tissage et le finissage. Il est actionnaire principal dans une quinzaine d'unités en France et cinq autres ailleurs. Il est en relation aussi bien avec les constructeurs de matériel qu'avec les utilisateurs. De ce fait. il dispose d'un savoir-faire technologique et d'une connaissance des besoins des utilisateurs.

    Ce projet est accueilli très favorablement par les professionnels. Pour l'industrie en général, des investissements de ce genre vont servir de locomotives. Ils vont non seulement faire évoluer l'ensemble de la profession, mais en plus attirer d'autres investisseurs dans d'autres branches. Les professionnels ajoutent que certains investisseurs étrangers souhaitent développer la confection au Maroc mais désirent trouver la matière première sur place.

    Les professionnels sont conscients du fait que le finissage peut contribuer à renforcer l'industrie textile et l'habillement. Il y a eu des investissements importants dont ce domaine, mais le finissage n'est pas fiable jusqu'à présent pour deux raisons. Quantitativement, les unités de finissage existantes sont loin de couvrir les besoins du marché. Sur le plan qualitatif, le problème est plus grave, les investissements qui ont été réalisés l'ont souvent été sans études prospectives sur l'évolution des besoins du marché. Autre faille importante: même avec du matériel à jour, le finissage exige un savoir-faire sur le plan technique.

    Le taux d'intégration, c'est-à-dire la part du produit marocain dans les exportations ne cesse de baisser. Cette part est actuellement de 10 à l2%. Ce qui est faible et condamne à long terme le textile et l'habillement.

    N.H.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc