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Economie Internationale

Le FMI et la Banque Mondiale préconisent la réduction des dépenses militaires

Par L'Economiste | Edition N°:61 Le 07/01/1993 | Partager

La réduction des dépenses militaires requiert plus que jamais une importance cruciale. L'armement coûte excessivement cher, tant du point de vue économique que politique, et ne devrait en aucun cas passer avant la sécurité sociale ou la protection de l'environnement.

C'est dans ce sens que les dirigeants du FMI et de la Banque Mondiale conçoivent mal que le monde réserve plus de 5% du PIB à la dépense militaire. alors que 600 millions de personnes vivent dans la pauvreté totale. Il est bien entendu que ce taux est variable d'un pays à l'autre: il est de 4,1% en Tanzanie, de 3,3% au Portugal, de 1,1% en Autriche, de 0,6% au Ghana...

Toutefois, les pays du Tiers-Monde ont acheté prés de 23 milliards de Dollars d'armes l'an dernier au gouvernement américain, alors que l'aide publique qui leur était fournie ne dépassait guère les 9 milliards. Celle-ci était totalement destinée aux pays africains et ne bénéficiait pas aux principaux importateurs d'armes. Il s'agit de l'Irak, L'Iran, l'Arabie saoudite, la Libye.

Ce transfert d'armes, comme tout transfert de technologie, se fait de manière incontrôlée et ne manque pas d'occasionner un mauvais usage. Les dégâts matériels et humains parus dernièrement au cours de la guerre du Golfe et peu avant la fin de la guerre froide l'ont parfaitement illustré.

Il est question, dans ce cadre, que les pays industrialisés exportateurs d'armes "fassent preuve d'autodiscipline ou établissent des règles générales internationales pour régir les transferts d'armement".

La dépense militaire relève de la gestion des affaires publiques, aucun pays ne pourrait la privilégier par rapport aux dépenses sociales de base.

C'est ainsi que, depuis une décennie, la Banque Mondiale convient de supprimer son aide aux pays qui investissent excessivement dans ce domaine, et de contribuer à la reconversion de certains complexes d'industrie militaire au profit d'usages civiles. C'est pour cela, que l'Allemagne et le Japon estiment que les décaissements de leur aide tiennent de considération d'ordre militaire...

Le FMI, pour sa part, essaie de persuader les pays de rationaliser leurs dépenses globales et de réévaluer l'efficacité de leurs dépenses d'armement. Il évite d'attacher les décaissements de ses prêts à des conditions formelles.


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