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    Le Comité Averroès s'ouvre aux hommes d'affaires

    Par L'Economiste | Edition N°:308 Le 11/12/1997 | Partager

    Organisé pour la première fois au Maroc, le Comité Averroès innove en invitant des opérateurs économiques aux côtés des intellectuels marocains et espagnols. Au centre des débats, le développement du Nord du Maroc.


    «Le Comité Averroès aborde aujourd'hui l'étape de la concrétisation. Après les deux premières réunions de contact à Séville et Madrid, l'heure est à la mise en route des objectifs et projets», explique d'emblée Alberto Miguez, éditorialiste de La Vanguardia, l'un des fondateurs du Comité, et membre éminent de l'Association des Journalistes Européens.
    Réunis pour la première fois fin 1996, au lendemain de la grave crise de la pêche et suite au constat de la fragilité des relations bilatérales, les membres du Comité Averroès -19 hauts fonctionnaires, diplomates, intellectuels, professeurs d'université et journalistes représentatifs de leurs pays respectifs(1)- se sont fixé un ambitieux objectif: réfléchir ensemble sur les failles et tisser petit à petit une toile de liens entre les deux rives de la Méditerranée.
    Plusieurs innovations, tant sur le plan de l'organisation interne que du programme, prouvent en effet que le Comité Averroès, à l'occasion de cette troisième réunion à Tanger, est bien décidé à aborder une phase plus pratique.
    Pour la première fois, les organisateurs, les autorités maro-caines, ont préféré une formule de débat monothématique, autour d'un sujet de brûlante actualité économico-sociale: le développement de la zone nord du Maroc.

    Acteurs privilégiés du développement de cette région au futur prometteur, les opérateurs écono-miques espagnols ont pour la première fois reçu de la part du Comité Averroès une attention toute particulière: l'un des plus actifs actuellement, Aldo Olcese, négociateur de Telefonica et Tabacalera pour le Maroc (voir article en page 25) a été formellement invité à intégrer le Comité. Par ailleurs, M. Zaldo, président du Comité hispano-marocain, et pionnier des relations industrielles entre les deux pays, a été invité à prononcer un discours. «La présence des hommes d'affaires prouve que le Comité est décidé à agir. Nous venons avec des propositions très importantes pour le Nord du Maroc qui a besoin de tout et qui présente de nombreuses opportunités», explique M. Zaldo, qui refuse de donner plus de détails. «Nos axes de travail sont ceux marqués par le Paidar-Med: le tourisme, la pêche, l'agriculture et l'agro-alimentaire». En marge du Comité, M. Zaldo a également organisé une assemblée de la CEOE, la patronale espagnole très présente au Maroc. Joyau de la coopération espagnole -l'Agence Espagnole de Coopération Internationale (AECI) a payé 500 des 750 millions de Pesetas qu'a coûtées le projet-, le Paidar-Med est aujourd'hui la base de travail de tous les opérateurs institutionnels et économiques dans le Nord du Maroc. Il sera au centre des débats du Comité Averroès, qui a eu soin d'inviter des experts: ingénieurs auteurs de l'étude, investisseurs locaux et l'Agence de Développement du Nord.

    «Pour des raisons historiques, le rôle que l'Espagne a à jouer dans la région nord est important et les Marocains ne manquent jamais de nous le faire savoir», Gabriel Ferran, ex-ambassadeur d'Espagne au Maroc et actuel consultant de l'Institut de Coopération Internationale pour la Méditerranée. Intégré au sein de l'Agence Espagnole de Coopération Internationale (AECI), cet Institut a investi au Maroc, en 1997, quelque 1.200 millions de Pesètes, soit trois fois plus qu'il y a 4 ans. «L'Agence a financé des projets aussi divers que l'autoroute du littoral de 560 km; le chemin de fer jusque Nador et des chantiers de réhabilitation du patrimoine», expliquent Senén Florenza, directeur général de l'Institut méditerranéen.

    Corriger les livres d'histoire


    En attendant, une fructueuse rencontre entre professionnels de la presse de part et d'autre du Détroit se dessine déjà, tandis qu'en décembre cinq journalistes marocains viennent faire un stage dans des médias espagnols.
    Partant du principe que, sans cerner les préjugés des uns et des autres on ne peut les combattre, le Groupe Médias a également prévu de réaliser une enquête sociologique sur l'image des Marocains en Espagne. La même enquête réalisée sur l'image des Espagnols au Maroc a donné des résultats surprenants: après le Japon, l'Espagne est la mieux cotée et sa transition démocratique est pour les Marocains un modèle.
    Parmi les projets des autres groupes de travail, mentionnons l'organisation d'un colloque et activités commémoratives du VIII centenaire d'Averroès, ainsi que la révision des manuels d'histoire espagnols pour y intégrer une vision plus moderne du Maroc et de son histoire.

    Pascale BOURGAUX

    (1) Les membres du Comité Averoès sont du côté espagnol: José Pedro Pérez Liorca, Manuel Olivencia Ruiz, Antonio Gallego Morell, Salvador Lopez de la Torre, Rafael Argullol Murgadas, Jeronimo Paez Lopez, Alberto Miguez, Victor Morales Lezcano, Aldo Olcese Santoja et Senén Florenza. Du côté marocain: Omar Azziman, Larbi Messari, Saâd Kettani, Mustapha Iznasni, Mehdi Paes, Mohamed Khachani, Farid Dellero, Hossain Bouzineb, Karima Benyaich.

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