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    Culture

    La Société Générale rend hommage à Rabi

    Par L'Economiste | Edition N°:2922 Le 17/12/2008 | Partager

    . Cinq mois d’exposition pour ce grand peintre natif du Moyen Atlas. Quelque 200 œuvres exposées sur les murs et en vitrines Abdelkébir Rabi, l’une des grandes figures de la scène artistique marocaine, présente une exposition à l’espace d’art de la Société Générale. L’exposition a été inaugurée en grande pompe le 4 décembre dernier, en présence de nombreuses personnalités du monde artistique et économique. Elle se poursuivra jusqu’au 30 avril prochain, ce qui donne largement au public le temps de la découvrir. Intitulée «Epreuves d’ombres», cette exposition propose une rétrospective sur le parcours artistique du peintre au cours des 40 dernières années. Agé aujourd’hui de 65 ans, l’artiste était présent au vernissage. Et bien que ses œuvres soient vendues au prix fort, l’artiste reste modeste et humble. Mais surtout, c’est un passionné d’art et de culture, qui a bien contribué au développement de l’art contemporain au Maroc. Près de 150 tableaux de différentes tailles sont accrochés aux murs, et une cinquantaine de petits tableaux figurent en vitrine. «Certaines des œuvres exposées appartiennent à la banque, d’autres au peintre et d’autres encore à des collectionneurs privés», nous a confié Latefa El Amrani, directeur de la communication. Natif de Boulemane, dans le Moyen Atlas, Rabi se passionne dans son enfance pour le dessin. Lors de sa formation pour devenir enseignant à l’école normale de Fès, il découvre la peinture et apprend quelques techniques élémentaires. Il s’engage rapidement dans une intense production figurative graphique et picturale, qui lui permet d’acquérir de l’expérience et de développer son talent. Il peint alors les ruelles des médinas, les places publiques, les souks,… un peu à l’image des Orientalistes. Quelques années plus tard, en 1968, à l’âge de 24 ans, Rabi découvre la peinture abstraite lors d’un séjour à Paris. Pour lui, c’est une révélation. Immédiatement, il s’engage dans une démarche franchement abstraite. Les techniques, les formes et les conceptions caractéristiques de l’abstraction artistique font désormais partie de son univers de création, avec toutefois des retours épisodiques à l’expression figurative qu’il n’a en fait jamais réellement quittée. «Ce qui saute aux yeux face à ses réalisations, c’est d’abord son interrogation permanente sur la manière de rendre compte du miracle des jeux des ombres et des lumières», indique Mohamed Rachdi, commissaire de l’exposition.Depuis plus de 40 ans, Rabi produit des expositions individuelles et participe à des manifestations artistiques au Maroc et à l’étranger. Ses œuvres ont été exposées dans des galeries, des biennales, des instituts, des fondations et des musées à Grenoble, Paris, Bruxelles, Sao Paulo, Tunis, Barcelone, Rotterdam… Il a réalisé des œuvres monumentales pour des organismes publics et privés et son œuvre est présente dans plusieurs collections marocaines et étrangères. Aujourd’hui, sa notoriété est acquise… Quant à lui, son plus grand souhait est de continuer à peindre encore longtemps. «Pour moi, peindre est un besoin impérieux, une nécessité vitale», nous a-t-il confié. A noter que la Société Générale propose au public des visites guidées et commentées, à la demande. Nadia BELKHAYAT

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