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    La Smaex cherche à diversifier son portefeuille

    Par L'Economiste | Edition N°:301 Le 23/10/1997 | Partager

    La Smaex a enregistré une légère amélioration de son activité en 1996. Pour autant, le bénéfice net a encore reculé. A l'origine: la baisse des produits financiers et des couvertures relatives aux risques politiques, catastrophiques et de transfert (PCT).


    Au terme de l'exercice 1996, le bénéfice net de la Smaex a régressé de moitié par rapport à l'année précédente, à près de 1,5 million de DH. C'est ce qui ressort du rapport d'activité.
    Cette baisse s'explique beaucoup plus par le recul des produits financiers en baisse de 62% à près de 11 millions de DH. Elle est due en partie au changement de modalités de gestion du fonds public de réserve qui est de l'ordre de 170 millions de DH. Les sommes disponibles de ce fonds sont placées en bons de Trésor et la Smaex perçoit une commission de 2% du produit des placements. Auparavant, l'assureur, en plaçant les disponibilités du fonds, bénéficiait du différentiel entre le taux de placement auprès des banques et le taux de rémunération fixé par le Trésor.
    Autre élément ayant participé à la régression du bénéfice de la Smaex: la constitution d'environ 1,2 million de DH de provision pour couvrir des pertes probables dues à la fermeture du Casablanca World Trade Center (CWTC) et à la liquidation d'Emagex.
    Sur un autre volet, les garanties PCT (pour le compte de l'Etat) ont reculé. Le montant des capitaux assurés a fondu de 81% à 12,9 millions de DH, soit 81% du portefeuille PCT. En somme, la couverture du risque politique tend à s'estomper. Les deux seules destinations encore garanties sont la Libye à raison de 91,29% et la Tunisie pour 8,71%.

    En dépit de cette régression, le résultat d'exploitation s'est amélioré. Le déficit technique a été ramené à 2,5 millions de DH contre 3,5 millions l'année précédente. Cette évolution s'explique par le recul enregistré par les charges d'exploitation qui ont été réduites de 18,2% en raison notamment d'une meilleure maîtrise des frais de gestion et d'une baisse de la sinistralité.
    Les produits d'exploitation se sont élevés à 12,4 millions de DH au lieu de 12,1 en 1995, soit une progression d'environ 2%. Le montant total des capitaux assurés au titre des risques commerciaux ordinaires a progressé. Il est ainsi passé à 1,58 milliard de DH contre 1,53 milliard au terme de 1995, en hausse de 2,78%. Ce montant aurait pu être plus important en l'absence du phénomène de dissimulation, «véritable plaie pour la Smaex», précise Mme Latifa Cherkaoui, secrétaire générale de la Smaex. En effet, certains assurés couverts pour la globalité ne déclarent qu'une partie de leur chiffre d'affaires à l'export. A noter que les garanties demeurent concentrées à plus de 87% sur l'Europe. Mais grâce à l'Arabie Saoudite, le continent asiatique se distingue par une poussée remarquable avec une part de 5,81%. En 1995, elle n'était que de 0,22%. La couverture des exportations vers les Etats-Unis s'est établie à 5,70% au lieu de 4,03 en 1995. Cependant, les garanties sur l'Afrique passent à 1,22% contre 1,76% l'année précédente.

    Pour l'exercice en cours, la Smaex espère une sensible reprise, plus particulièrement pour le segment du risque commercial qui représente l'essentiel de son activité. Contrairement à l'assurance, prospection, l'assurance foire reste très demandée. «Pourtant les deux types de produits bénéficient en général des mêmes avantages. Mieux: l'assurance prospection a pour objectif de favoriser une politique commerciale plus agressive», explique Mme Cherkaoui.
    En général, le portefeuille de l'assureur est constitué en grande partie des opérateurs du textile. Le recul enregistré par ce dernier s'est répercuté sur les risques couverts. Ainsi, il compte pour 69,4% des risques, en régression de l'ordre de quatre points par rapport à 1995 et de 0,16% comparativement à 1994. En revanche, le secteur agro-alimentaire a vu sa part doubler. Il représente 15,56% des risques en 1996 contre 8,38% durant l'année précédente. Cette situation s'explique par le souci de la compagnie de diversifier son portefeuille. «La conserve végétale constitue un créneau dont les potentialités sont prometteuses», explique M. Abdelkader Driouache, directeur général-adjoint.

    Rafik IKRAM

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