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    Economie

    La présence espagnole au Maroc : Bâtiment et travaux publics : Dragados compte renforcer sa pénétration

    Par L'Economiste | Edition N°:56 Le 03/12/1992 | Partager

    Dragados y Construccionnes S.A., première entreprise espagnole de construction, est au Maroc depuis 1984 Adjudicataire provisoire pour la réalisation de la station des eaux usées d'Al Hoceima elle avait réalisé les ports d'Agadir et de Tan.Tan, elle participe et compte renforcer sa présence à la construction de la centrale thermique de Jorf Lasfar.

    Dragados y Construccionnes S.A., un groupe espagnol spécialisé dans le bâtiment et les travaux publics, est adjudicataire provisoire pour la réalisation de la station d'épuration des eaux usées de la ville d'AI Hoceima. Pour l'instant, elle est engagée dans la construction de la centrale thermique de Jorf Lasfar (qui représente un marché de 6 milliards de Dirhams), pour la partie génie civil, en partenariat avec une autre société espagnole Babcock Wilcox et la française Alsthom.

    Dragados espère encore accentuer sa présence au Maroc. Celle-ci remonte à 1984 avec la réalisation du port d'Agadir, suivie de celle de TanTan. Le bureau de liaison de Casablanca a été ouvert durant cette période (1984). Pour l'instant, aucune filiale n'a été mise en place par la société mère. Cependant, "nous sommes toujours associés à des entreprises marocaines dans nos soumissions", indique M. Felipe Ayerbe, Directeur du bureau de liaison de Casablanca. Dragados y Construccionnes S.A a été constituée en 1941. Son capital à la fin de l'exercice 1991 s'élève à 29,7 milliards de Pésètes, soit 2,2 milliards de Dirhams. L'année 1991, marquée par les Jeux Olympiques de Barcelone et l'Exposition Universelle de Séville, a été très valorisante pour le groupe. Celui-ci porte à son actif la réalisation d'un grand nombre d'infrastructures routières et immobilières consacrées à ces manifestations. Ainsi, malgré le ralentissement du rythme de croissance de l'économie espagnole, le chiffre d'affaires a progressé de 12% par rapport à 1990. Il est passé de 364 milliards de Pésètes, soit 27,4 milliards de Dirhams, à respectivement 223,6, ou 16,8 milliards de Dirhams et 160 milliards de Pésètes, ou 12 milliards de Dirhams, pour les années 1989 et 1987. Les fonds propres ont observé une croissance régulière, atteignant 97 milliards de Pésètes, ou 7,3 milliards de Dirhams au terme de l'exercice 1991. Le bénéfice consolidé, après impôts, du groupe s'est ainsi élevé à 12,7 milliards de Pésètes, soit 956 millions de Dirhams pour le même exercice.

    Premier marché africain

    Ces résultats relèvent d'une importante politique de diversification. C'est ce qui ressort du rapport d'activité pour l'année 1991. Le groupe Dragados compte plus de 30 entreprises organisées autour de six divisions : construction, industrie, services urbains, immobilier, autoroutes et international. Cette dernière est très active sur son terrain (les marchés internationaux) où elle adopte une stratégie offensive. Le chiffre d'affaires réalisé à l'étranger s'élève à 28,5 milliards de Pésètes (2,14 milliards de Dirhams) en 1991, contre 27,7 (2,08 milliard de Dirhams) pour l'année précédente, soit une croissance de 2,9%.

    En dehors de l'Europe, qui constitue un objectif prioritaire, Dragados est aussi bien implantée en Amérique du Sud (Chili, Equateur, Venezuela Argentine, Porto-Rico et Colombie) et en Afrique, notamment en Algérie au Cameroun, en Egypte et en Tunisie. La concurrence avec les entreprise françaises (traditionnellement présentes dans les chantiers africains) devrait y être bien serrée.

    M. Ayerbe se montre très confiant dans ce sens. "Notre technologie et nos prix nous permettent d'être très compétitif", confie-t-il. Le chiffre d'affaires réalisé dans cette zone s'est élevé à 5,3 milliards de Pésètes durant l'exercice 1991, soit l'équivalent de 399 millions de Dirhams. Il pourrait connaître une croissance importante si des marchés en prospection, en particulier l'Ouganda et l'Angola, sont pénétrés. Actuellement, le Maroc demeure le principal client africain du premier constructeur espagnol. Près de la moitié du chiffre d'affaires de l'année écoulée, soit un montant de 2,1 milliards de Pésètes (158 millions de Dirhams) y a été réalisé, en particulier avec la centrale de Jorf Lasfar. La volonté de conquérir une plus grande part de marché demeure. “Nous avons soumissionné quelques offres”, concède M. Ayerbe, satisfait des premières expériences dus le pays.

    A.D.N

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