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La physique pour mieux mesurer le poids de la dette

Par L'Economiste | Edition N°:1614 Le 02/10/2003 | Partager

. Un chercheur français s'appuie sur la physique expérimentale pour décrire les opérations de créditLa notion d'image réelle ou fidèle de l'entreprise est-elle un principe ou un objectif ? Abou El Jaouad, professeur universitaire considère que la comptabilité est un outil de gestion qui repose sur plusieurs critères telle la notion d'image fidèle, mais “cette notion est loin d'être un principe, c'est à la rigueur un objectif”. El Jaouad(1) met en doute l'absolutisme de cette notion: “cette notion demeure subjective et relative, puisqu'en fait elle n'a jamais été parfaitement définie”.Même régulière, la comptabilité ne garantit, en aucun cas, la transparence des états financiers. “La certification des comptes ne reflète pas l'image fidèle de l'entreprise”, estime El Jaouad. C'est sans doute la notion de la dette qui illustre le mieux la relativité de la comptabilité. Normalement, toute entreprise qui contracte un crédit pour financer son activité supporte une charge financière constatée d'avance. Cette charge n'est pas prise en compte par la comptabilité en flux historique. Mais selon Alain Fontaine Pogonkine, “elle peut être entièrement déterminée et mesurée”. Cet ingénieur pétrolier et spécialiste des puits développe une curieuse théorie selon laquelle le poids de la dette pourrait être mesuré de manière plus efficace par la loi de la physique expérimentale. “L'argent est réel. La science qui permet justement l'étude du réel est la physique”. Comment?“Grâce à l'analyse dimensionnelle qui règle le problème de la dette”. Ici, il n'est cependant question que de la dette envisagée à la façon d'un physicien.Pogonkine a développé la notion du nombre sans dimension Fp® pour appuyer sa théorie. La naissance du Fp® est intervenue dans un contexte particulier en France, suite à une mésaventure personnelle de Pogonkine. La Caisse d'épargne française avait alors refusé de baisser le taux d'intérêt du crédit immobilier contracté en 1987 par Pogonkine, sous prétexte qu'elle s'est trompée après plus de 12 années de remboursement d'un prêt au taux réel et exorbitant de 12,42%. Frustré, il décide alors d'entamer une large réflexion sur le véritable coût de cet emprunt. Devant le refus catégorique de la banque de revoir à la baisse ce taux, sous prétexte qu'elle “ne gagne absolument rien”, Pogonkine aborda l'affaire “ à la façon d'un physicien”.Cette réflexion a donné naissance au nombre sans dimension Fp®. Celui-ci décrit entièrement le système physique formé par une opération de crédit. Issu de la physique expérimentale, le Fp® permet d'établir des faits jusque-là “réputés inconnus”, à savoir la réconciliation entre valeurs actuarielles et flux historiques, en matière de crédit. Pour son auteur, le Fp® ouvre des perspectives quasi illimitées d'activité de service et conseil en vue d'optimiser le capitalisme ainsi que les possibilités exceptionnelles de croissance aux banques qui sauront s'y intéresser. Mohammed EL HARRATI --------------------------------------------------(1) Il s'exprimait à l'occasion d'un séminaire organisé par l'Institut marocain de management (IMM) et qui avait pour thème: “Les instruments financiers portant intérêt: mesure du coût de l'emprunt”.

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