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    Economie

    La pharmacie: "Parent pauvre" de la Santé Publique

    Par L'Economiste | Edition N°:55 Le 26/11/1992 | Partager

    Un nouveau ministre est arrivé à la tête du département de la Santé Publique prônant la rationalisation dans les hôpitaux et l'amélioration de la qualité de service.
    Les dirigeants des labortoires de produits pharmaceutiques attendent, de la nouvelle équipe ministérielle, "le rétablissement d'un climat de confiance". Le point de discorde avec l'ex-équipe chargée de la Santé est le projet de construction de l'usine de fabrication de médicaments à Berrechid. La Construction est en cours. Cette unité va coûter la somme de 12 millions de Dollars. Les indutriels estiment que l'investissement dans cette unité, qui serait destinée à satisfaire les besoins en médicaments de la Santé Publique, est supérieur aux besoins du Ministère. M. Abderrahim Chawki, Président de l'AMIP, indique que " 3% seulement du chiffre d'affaires réalisé par l'ensemble des laboratoires sont vendus au Ministère de la Santé". Autre point sombre: il n'existe pas de statut de fonctionnement. De ce fait, légalement, elle pourrait vendre à qui elle veut et concurrencer les laboratoires privés. Les professionnels s'accordent sur le fait que cette unité de fabrication n'est pas rentable si elle ne couvre que les besoins publics.
    Ils ont participé à l'étude de cette unité jusqu'à un certain moment et affirment avoir été "écartés par la suite ". Ils avaient aussi proposé de réaliser le "façonnage" pour le compte du Ministère de la Santé Publique qui n'aurait alors à fournir que les matières premières et l'emballage. Le projet est jugé à contre courant d'une époque dominée par les privatisations.
    Une autre attente des industriels du médicament concerne l'amélioration de la procédure d'approvisionnement des hôpitaux. Cette procédure engendre des retards de livraison qui sont sanctionnés par des pénalités. L'approvisionnement sur 1 an aboutit à une obligation pour la société de livrer en laps de temps court, après l'appel d'offres. Dès la notification de la commande, le laboratoire dispose généralement de six mois.
    Lorsqu'il s'agit de petites quantités ou de produits que le laboratoire peut prélever sur ses stocks, il n'y a pas de retard dans la livraison. En revanche, la commande portant sur des quantités importantes à fabriquer pour les hôpitaux, les retards de livraison deviennent inévitables. La société qui reçoit la commande doit alors elle-même s'approvisionner pour les matières premières à l'étranger. Les délais de reception des intrans et de l'emballage nécessaires à la fabrication des produits objet de la commande sont généralement de 4 mois. Le résultat est que la société dispose d'un laps de temps court pour la fabrication. Elle accuse donc parfois quelques mois de retard et supporte des pénalités. Pour les hôpitaux, il en résulte des ruptures. A titre d'illustration, M. Chawki cite le manque de certains médicaments dans les hôpitaux, alors que la commande de 1992 porte sur des quantités importantes. La cause en est une décision d'approbation de la commande qui peut atteindre jusqu'à neuf mois. Les industriels souhaiteraient que la politique d'approvisionnement porte sur le moyen ou long terme.
    Les marchés réguliers pourraient être annoncés sur quelques années, et confirmés à l'occasion de chaque budget.
    La pharmacie demeure, aux yeux des industriels, le parent pauvre du MSP. Les pharmaciens sont très peu nombreux dans tout le Ministère et ne disposent pas de "Direction" appropriée.

    N.H.

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