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    La Omra: Des possibilités de recours pour les déçus

    Par L'Economiste | Edition N°:117 Le 17/02/1994 | Partager

    Le produit Omra constitue un créneau majeur pour les agences de voyages, Ramadan étant la période sollicite. Certains packages pourraient décevoir à l'arrivée. Les voies de recours contre les abus existent.

    LA Omra pendant le mois de Ramadan équivaut "presque" au rite du pèlerinage, selon le hadith du prophète. Les Saoudiens eux-mêmes affluent vers la Mecque pour effectuer la Omra. Les dix derniers jours sont synonymes de fête. Les Saoudiens font des emplettes, achètent les tenues vestimentaires pour leurs enfants et s'acquittent en même temps de la "zakat". Il en est de même pour les voyageurs des pays limitrophes de l'Arabie Saoudite.

    Ceci explique que ce mois et en particulier les dix derniers jours restent très prisés par les Marocains qui font le voyage pour la première fois, ou une fois, voire deux fois ou plus, par an.

    20 à 21.000 visas

    Selon le bureau de presse de I ' Ambassade d'Arabie Saoudite au Maroc, le nombre de visas délivrés au 14 février se situe entre 18 et 19.000. Il est précisé que ce nombre atteindra 20 à 21.000 à la fin du mois de Ramadan.

    A la FNAVM (Fédération Nationale des Agences de Voyages du Maroc), on estime à 20% l'augmentation du nombre de personnes à destination des Lieux Saints cette année.

    Cependant, tous les intéressés ne recourent pas aux divers packages confectionnés par les agences de voyages. Ces dernières ne traitent environ que le tiers des voyages sous forme package.

    La campagne de communication pour la Omra démarre au plus tard un mois avant le début du Ramadan. "Le recours à l'agence pour le produit Omra commence à entrer dans les moeurs"l soulignent certains professionnels. Mais la raison la plus plausible est que la clientèle pour cette destination comprend de plus en plus de profils différents. A côté des personnes âgées qui représentent l'essentiel des visiteurs traditionnels des Lieux Saints, il y a également les cadres supérieurs, les dirigeants d'entreprises, les commerçants ou encore les membres de professions libérales habitués aux services des agences.

    "La Omra était une opération très ponctuelle il y a quelques années et ne s 'effectuait qu'à certaines occasions", raconte un professionnel. Le mois de Ramadan était la période par excellence. Il y avait aussi la période du Mouloud.

    Actuellement avec toutes les facilités accordées par les compagnies aériennes, les agences de voyages et les structures d'accueil en Arabie Saoudite pendant les périodes creuses, la Omra est devenue une destination proposée tout au long de l'année.

    Les seules restrictions à la délivrance du visa concernent la femme seule de moins de 50 ans si elle n'est pas accompagnée par un homme de la famille qui est "mahrem" (qui ne peut l'épouser). et les personnes qui ont effectué la Omra du Mouloud. Elles ne se verront pas délivrer le visa pour celle du Ramadan.

    Ceci fait dire à un professionnel que la visite des Lieux Saints est devenue à la portée d'une panoplie plus large de bourses. Il reconnaît volontiers que les produits proposés par les agences restent destinés a une clientèle assez aisée. En effet, les prix pratiqués se situent dans une fourchette comprise entre 12.000 et 30.000DH, selon les formules. Même si "pour avoir le package correct, il faut mettre le prix", affirme un professionnel.

    Standing promis

    En revanche, aucune garantie des prestations promises n'est fournie. Si la vocation première de ce voyage demeure le recueillement, le client est en droit d'exiger les prestations correspondant au prix payé. Chacun d'entre nous a eu écho dans son proche entourage de déceptions relatives au standing promis ou au nombre de personnes qu'il découvre dans la chambre double... qui devient triple, quadruple...

    Dans tous les cas, toute personne qui s'estime lésée, d'une manière ou d'une autre, dispose d'au moins deux moyens de recours avant d'ester en justice pour les cas les plus flagrants.

    Elle peut en premier lieu saisir la FNAVM. Cette dernière peut effectuer une enquête sur le dossier litigieux et demander des explications à l'agent.

    Elle peut sanctionner la faute commise par un agent membre et lui demander d'apporter les preuves attestant de sa bonne foi. Elle peut aussi lui enjoindre de réparer le préjudice. Le cas échéant, il est fiché comme étant indigne d'être membre de la fédération. Une des sanctions les plus persuasives consiste à priver le fautif de I ' attribution des quotas pour le pèlerinage.

    Le second recours possible pour le client abusé par son agent de voyages est possible auprès des différentes délégations du Ministère du Tourisme . Celles-ci assurent un contrôle sur les activités des agences de leur ressort géographique.

    L'arsenal de sanctions dont disposent ces délégations commence à partir de l'avertissement, en passant par le remboursement du trop-perçu, le retrait de l'agrément et la fermeture de l'agence.

    N.H.& G.V.

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