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Irak: Powell sort ses preuves

Par L'Economiste | Edition N°:1453 Le 06/02/2003 | Partager

. Il avait 90 minutes pour prouver la culpabilité de l'Irak. Une large majorité des 15 membres du Conseil de sécurité n'est pas disposée à voter une résolution pour la guerreLe secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, avait 90 minutes pour essayer de con-vaincre hier mercredi un Conseil de sécurité des Nations unies divisé que l'Irak refuse toujours de désarmer et qu'il est temps de passer à une nouvelle étape. A l'heure où nous mettions sous presse, le contenu détaillé du rapport américain n'avait pas été divulgué. Powell a passé une grande partie de l'après-midi de mardi dernier dans une chambre d'hôtel à New York à répéter cette présentation «multimédia« pour laquelle il devait faire appel notamment à la projection de photographies. Le secrétaire d'Etat devait être notamment accompagné par George Tenet, le directeur de la CIA (agence centrale du renseignement), mais le porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis à l'ONU s'est refusé à commenter certaines informations de presse selon lesquelles il ferait appel à des témoignages d'Irakiens ayant fait défection.Douze ministres, dont ceux des cinq pays membres permanents (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) qui disposent d'un droit de veto, devaient être présents hier mercredi. Les trois pays qui devaient être représentés par leur ambassadeur sont l'Angola, la Guinée et la Syrie. L'Irak, a indiqué mardi dernier le président en exercice du Conseil, l'allemand Günter Pleuger, devait être autorisé à prendre la parole à la fin de la séance. Powell devait parler le premier. Joschka Fischer, le chef de la diplomatie allemande, qui préside, devait prendre la parole en dernier. Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, devait également être présent ainsi que les chefs des inspecteurs du désarmement de l'Irak, Hans Blix et Mohamed Elbaradei, mais il n'est pas prévu qu'ils interviennent. La durée des interventions, à part celle du secrétaire d'Etat américain, a indiqué le diplomate allemand, ne devrait pas dépasser 8 minutes. Les ministres, a souligné l'ambassadeur allemand, devaient poursuivre leur échange de vues lors du déjeuner qui devait suivre immédiatement après la clôture de la séance. Le secrétaire d'Etat américain a promis de faire une démonstration «convaincante« que l'Irak a toujours des armes de destruction massive, mais le manque de «flagrant délit« risque de rendre sa tâche difficile. A rappeler que Powell, dans une tribune publiée lundi dernier par le Wall Street Journal, a indiqué qu'il présenterait de «nouvelles preuves sur la manière dont l'Irak trompe« la communauté internationale. Mais il a reconnu qu'il «n'y aura pas de preuves de flagrant délit«, laissant entendre qu'il s'agirait plutôt d'un faisceau de présomptions et d'éléments à charge. La tâche des Etats-Unis, pour lesquels le temps de la diplomatie est passé, ne s'annonce pas facile: une large majorité des 15 membres du Conseil n'est en effet pas, à ce jour, disposée à voter une résolution qui donnerait le feu vert à une intervention militaire.W. G. (AFP)

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