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Pas de banque privée pour le sang ombilical

Par L'Economiste | Edition N°:1453 Le 06/02/2003 | Partager

Est-il légitime de prélever à la naissance du sang de cordon ombilical et de le garder en banque à des fins personnelles, pour le cas où l'on en aurait besoin un jour pour se soigner? Sollicité sur la question en avril 2002 par la direction générale de la Santé, visiblement assaillie de demandes de sociétés privées, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a rendu hier un avis assez tranché. Oui au développement de banques publiques de sang de cordon pouvant être utilisé par tous (usage allogénique); non à la constitution de banques privées destinées à une utilisation personnelle (autologue). Mais de quoi s'agit-il exactement?Depuis la fin des années 80, le sang provenant du placenta -prélevé sur le cordon ombilical à la naissance- est devenu dans certains cas une alternative aux greffes de moelle osseuse. Il est en effet plus facile à obtenir et à congeler, et ces cellules souches entraînent moins de réactions immunitaires chez le receveur. La technique est donc de plus en plus utilisée dans des maladies nécessitant une greffe de moelle (par exemple, certains déficits immunitaires, des leucémies...), surtout chez les enfants. Et la France a créé des banques dans des hôpitaux publics. Le sang de cordon n'a cependant pas de réel statut juridique. Ce qui pose problème au gouvernement est le développement, dans certains pays tels les Etats-Unis, de banques privées pour “utilisation autologue”. Leur but? Prélever et conserver, contre rémunération, du sang de cordon à la naissance d'un enfant, en vue du traitement éventuel de maladies ultérieures.Faut-il envisager cette stratégie en France? Contrairement aux greffes allogéniques, les indications actuelles de greffe autologue de sang de cordon sont “à peu près inexistantes”, et leur futur est très incertain, relève le CCNE. Qui met aussi en balance la question du coût élevé du stockage des échantillons, et l'incertitude sur leur durée de conservation. Quant à l'utilisation de ces cellules à des fins de recherche, “elles sont évidemment utiles et nécessaires et sont déjà pratiquées”. Pour les sages, la constitution de banques pour une utilisation exclusivement autologue recèlerait bien des “dangers”. Vis-à-vis de la société, cela s'oppose “au principe de solidarité”, et met en cause “la justice et l'équité”. Ces banques privées “suscitent des utopies et déguisent un but mercantile sous prétexte de rendre service à l'enfant” accuse le CCNE. Des arguments de poids, qu'avancent aussi d'autres pays d'Europe. Syndication L'Economiste-Libération (France)

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