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    Important 40 % de ses ventes : Privatisations : Fertima pourrait intéresser un étranger

    Par L'Economiste | Edition N°:145 Le 15/09/1994 | Partager

    L'appel d'offres pour la cession de 51% de Fertima est lancé. Cette liliale de l'OCP détient 60% du marché des fertilisants. Créée en 1972, elle a enregistré une croissance soutenue sur un marché pourtant dépendant de la pluviométrie.

    Le groupe OCP s'apprête à se détacher de l'une Je ses filiales les plus dynamiques. Le Ministère de la Privatisation a lancé l'appel d'un l'appel pour la cession de la majorité du capital (51 %), L'Organisme d'Evaluation en a fixé le prix à 204 Millions de DH. Le secteur des engrais à été entière ment libéralisé en Juin 1990 les pouvoirs publics estimant que les entreprises du secteur et Fertima à leur tète. sont à même d'assurer l'approvisionnement des agriculteurs sans à coups

    Mission accomplie

    Fertima. passée sous la coupe de l'OCP suite à la marocanisation en 1973. avait reçu comme mission entre juillet 1974 et le 30 juin 1990 :

    - d'approvisionner le pays en engrais importés dont la production n'est pas assurée localement :

    - d'harmoniser la politique de production et de distribution des engrais ;

    - d'être l'interlocuteur unique de la Caisse de Compensation,

    Le résultat en est que la pénurie et la spéculation ont disparu du secteur. permettant ainsi sa libéralisation De puis le 1er juillet 1990, les engrais ne sont plus compensés et les prix sont librement fixés par les opérateurs.

    Selon une étude du MAMVA la consommation moyenne nationale d'engrais est relativement stable de puis 1985 La forte progression antérieure provenait de l'action de l'Etat (soutien au prix, vulgarisation etc...) et du fait que la majorité des agriculteurs n'utilisaient pas d'engrais. La marge d'évolution du marché paraît réduite même si la pluviométrie est un paramètre important.

    Le leader du marché

    L'évolution de Fertima reflète celle Il marché. Fertima conditionne et commercialise une large gamme d'engrais phosphatés produits localement et d'engrais azotés et potassiques importés. Ses capacités de mélange et de stockage sont passées de 27.000 tonnes en 1975 à 250.000 en 1991. Les ventes sont passées de 184.000 tonnes en 1975 à 460.000 en 1991. Leader du marché. Fertima a un chiffre d'affaires représentant 60% du volume global des ventes. Son principal concurrent est la SCE (24 % du marché).

    Opérant sur tout le territoire. Fertima est très décentralisée: 10 uni tés et 11 dépôts couvrant toutes les régions à vocation agricole. En outre. 178 agences Fertima sont installées dans les locaux des centres de travaux et mise en valeur dépendant du MAMVA. Plus de 250 revendeurs agréés complètent cette force de vente . Les agences Fertima risquent de poser problème après la privatisation: le Ministère de l'Agriculture continuera t-il à héberger Fertima? Si la consommation stagne, une tendance se des sine en faveur des produits azotés donc importés. Fertima avait établi un ambitieux programme d'investissement pour s'adapter mais l'a différé en prévision de la privatisation. La libéralisation du secteur renforce l'aspect concurrentiel et Fertima pourrait faire jouer l'effet de taille. son implantation nationale. sa force de vente, pour améliorer son emprise sur le marché.

    Un acquéreur étranger ?

    Ce sont d'ailleurs les arguments avancés par la note préparée par le Ministère de la Privatisation à l'intention des investisseurs potentiels. Cette note avance aussi la rentabilité de l'entreprise même après la libéralisation. En 1991. le chiffre d'affaires réalisé était de 960 millions de DH, dégageant un bénéfice net de 4' millions. En 199'. les conditions climatiques déteignent sur l'activité réduisant le chiffre d'affaires à 760 mil lions de DH mais le bénéfice reste important :36 millions. Ce n'est qu'en 1993, deuxième année consécutive de sécheresse. que le résultat est négatif (-3 millions de DH) pour un volume d'affaires de 699 millions. Les prévisions pour 1994 se rapprochent du niveau d'activité de 1991. Les observateurs notent que la consommation de fertilisants s'élargit non en quantités. mais en "variétés".

    Dans le tonnage vendu par Fertima, les importations interviennent pour près de 40 %; il n'y a donc pas de dépendance du groupe OCP pour son ex-filiale. S'appuyant sur cette remarque, ils avancent que Fertima pourrait intéresser un géant de la chimie. Il se pourrait donc tort bien que l'acquéreur du bloc de contrôle en vente soit étranger.

    Mais subsistera un lien important avec l'OCP: le personnel. Celui-ci est détaché et statutairement OCP. Le Ministère de la Privatisation prévoit une période transitoire. A l'issue de cette période. les salariés désirant réintégrer l'OCP ou rejetés par le nouveau gestionnaire reprendront leur statut phosphatier. Ceux qui resteront à Fertima devront négocier leur nouveau statut avec leur employeur.

    J.B

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