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    Politique Internationale

    Hakim Salhi : Le Raï en dansant

    Par L'Economiste | Edition N°:57 Le 10/12/1992 | Partager

    Chab Khaled avait introduit dans son clip vidéo la danse. Mais un nouveau "cheb", lui, a commencé par être danseur avant de chanter. Ce qui se ressent dans son spectacle. Malgré les insuffisances techniques et l'étroitesse de la scène du Complexe de Ben M'sik Sidi Othman, ses jeunes danseuses ont été à la hauteur. Venu au Maroc dans le cadre des échanges culturels entre le théâtre Mohammed V de Rabat et le Théâtre en Plein Air de Sidi Fredj d'Alger, Hakim Salhi s'est produit au Complexe de Ben M'sik Sidi Othman le 26 Novembre à Casablanca. Un autre spectacle a été donné au théâtre Mohammed V le 28 à Rabat. 2M International diffusera son spectacle le 26 Décembre.

    Le public composé de jeunes adolescents mais aussi d'adultes et de dames d'un certain âge est sorti satisfait. Près d'un millier d'entrées ont été enregistrées par les organisateurs. Fait intéressant à observer, les jeunes adolescents s'arrêtaient de danser aussitôt que les jeunes filles, parfaitement coordonnées, apparaissaient sur scène.

    Le jeune artiste reconnaît avec un léger regret dans le ton: "Nous avons donné notre spectacle avec les moyens mis à notre disposition". Lui-même n'a pu danser à cause du manque d'espace.

    Quant au son et aux lumières, ils ont fait défaut.

    Fils de chanteur, auteur et compositeur, Hakim Salhi est avant tout "un danseur et un sportif", comme il ne manque pas de le rappeler. Il n'entame sérieusement sa carrière dans la chanson qu'en 1989 avec l'enregistrement de sa première cassette. Il avait alors puisé quelques chansons dans le répertoire de son père (touba-touba, l'itim ou encore le tirgui). Il a, aujourd'hui, quatre cassettes à son actif. Il s'essaie lui-même de réaliser quelques compositions personnelles, mais fait généralement appel à des paroliers professionnels. Pour le reste, ce sont les "classiques" du Raï desservis à la demande du public.

    Ses premiers pas dans la danse, il les effectue dans le Centre Culturel Français d'Alger. A la suite d'un mini-spectacIe de fin d'année, le directeur lui propose d'accompagner une troupe de danseurs professionnels en France.

    De retour à AIger, il intègre un petit ballet de Sidi Bel Abbès pendant un an. Au sein de cette troupe, Hakim Salhi chantait et dansait en imitant les chanteurs occidentaux dont Michael Jackson.

    M. Salhi père reconnaît avoir, au début, déconseillé à son fils de suivre une carrière d'artiste. Il explique, en sa qualité d'artiste lui-même, "que les conditions n'existent pas. Qu'il s'agisse du peintre, du chanteur ou de l'écrivain, les structures de prise en charge demeurent insuffisantes". Si au niveau étatique, le Maghreb commence à réaliser quelques efforts, l'initiative privée est quasi-inexistant".

    Mais lorsqu'il a vu son enfant au sein de ce petit ballet, il n'a pas hésité à l'encourager à chanter son répertoire.

    Hakim Salhi pense lui-même ses chorégraphies. Il entraîne lui-même les jeunes lycéennes qui l'accompagnent dans une salle louée.

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