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    Textile: Les prix ont baissé de moitié en dix ans
    Par L'Economiste | Edition N°:520 Le 02/06/1999 | Partager

    · Le tissu industriel de la région est fragile
    · Les maux du secteur sont identiques à celui du reste du pays
    · Un des grands points noirs, la qualité du management

    Activité locomotive de la région durant plusieurs années, le secteur textile et habillement à Fès est aujourd'hui au statu quo. S'il a profité à l'image du reste du pays d'une reprise de l'activité en 1998, le tissu industriel reste fragile. Celui-ci compte à fin 1997 (dernier chiffre disponible) plus d'une centaine d'établissements et emploie un peu moins de 12.000 personnes. Ces données n'englobent pas la multitude de petits ateliers qui prolifèrent dans la ville et qui ne sont pas recensés. Y compris le cuir, la production atteint une valeur de 1,3 milliard de DH. Fait commun au reste du territoire, l'activité est principalement axée sur le travail à façon et plus particulièrement sur la confection femme (chemise, jupe, robe...)

    Les maux du tissu fassi


    "Le nombre de commandes a enregistré des hausses en 1998", précise M. Mohamed Rkhami Berrada, représentant de l'Association Marocaine du Textile et de l'Habillement (AMITH) de Fès. Mais l'euphorie tombe face à une concurrence exacerbée. Résultat, "les prix ont quasiment chuté de 50% depuis le début des années 90. Pour les seuls premiers mois de l'année, la baisse est comprise entre 10 et 15%, selon les produits", indique de son côté M. Taoufik El Khlifi, président-directeur général d'un groupe de sociétés de confection installé dans la zone industrielle de Sidi Brahim.
    Globalement, les maux du tissu fassi sont identiques à ceux du secteur national: coût du foncier, charges sociales, frais portuaires, coût de l'énergie... Fortement consommatrice de propane, cette industrie s'approvisionne en combustible à partir de Casablanca, renchérissant ainsi son prix. Une chose est sûre, il n'y a pas d'avantage régional comparatif.
    L'implantation excentrée constitue en effet un handicap supplémentaire en termes de délai. Les importations s'effectuent dans la plupart des cas à partir de Tanger et exceptionnellement de Casablanca. Au délai de production, s'ajoute le temps d'acheminement. L'activité étant orientée vers l'export, la marchandise est expédiée vers la destination européenne grâce à des camions TIR qui "hésitent à se hasarder en raison de l'état des infrastructures routières au niveau de la zone industrielle", souligne M. El Khlifi.
    La mise à niveau des infrastructures avec l'ouverture de l'autoroute Rabat-Fès et la future extension de l'aéroport, ainsi que l'augmentation des fréquences des vols, apportent un regain d'espoir à cette région sinistrée.
    Côté ressources humaines, la ville regorge de main-d'oeuvre. Trois centres de qualification professionnelle doivent permettre de contribuer à la formation de ce vivier. Cependant, le point noir réside beaucoup plus dans la qualité du management. "Nous travaillons sans visibilité", indique M. Berrada.
    A cela s'ajoute l'absence de qualification dans le domaine de la maintenance. "A la moindre panne, les machines doivent être envoyées chez les fournisseurs pour réparation", précise M. El Khlifi.

    Fatima MOSSADEQ

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