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    Le ramassage d'ordures en sous-traitance
    Par L'Economiste | Edition N°:520 Le 02/06/1999 | Partager

    · C'est une société privée qui a pris en charge depuis juillet 1998 l'assainissement des déchets de Fès-Médina
    · GMF était très en avance sur son temps
    · Des visées sur le Sénégal


    A l'image des villes européennes modernes, des camions de nettoyage font le balayage mécanique à Fès. Ces camions appartiennent à une société privée dénommée GMF au service de l'environnement dont le PDG n'est autre que M. Mohamed Bensaïd. Connu dans la ville de Fès, M. Bensaïd s'est lancé au début des années 70 dans la commercialisation de véhicules neufs (Mercedes et Volkswagen) en rachetant le garage Roussel, une activité qu'il a conservée jusqu'à aujourd'hui.
    Vers la fin des années 70, son activité s'est rétrécie en raison des restrictions administratives à l'importation des véhicules. Il était donc obligé de trouver un autre créneau. C'est ainsi qu'il a opté pour l'assainissement.
    "Au départ, nous n'avions eu aucun soutien financier de la part des banques qui ne croyaient pas vraiment en notre projet", raconte Mme Jihane Bensaïd, directrice à GMF. Les camions achetés au début étaient financés par des crédits à la consommation avec des taux extrêmement élevés. Un investissement de près de 8 millions de DH a été effectué pour constituer un parc de véhicules d'assainissement. Dans un premier temps, l'entreprise s'est spécialisée uniquement dans l'entretien des réseaux d'assainissement, "d'autant plus qu'il revenait beaucoup moins cher d'entretenir une canalisation que de la rechanger", explique Mme Jihane Bensaïd.
    La société avait commencé avec une dizaine de camions qui faisaient le curage des canalisations des eaux usées et pluviales, les vidanges des fosses septiques... GMF s'est équipée également en matériel d'osculation des canalisations par caméras-vidéo pour diagnostiquer les réseaux avant d'y intervenir.
    Une grande compagne de communication avait été élaborée par GMF dès 1984, sous l'égide du Ministère de l'Intérieur auprès des collectivités locales du Royaume. "Nous avions touché les villes d'Oujda, Nador, Al-Hoceima, Taza, Tanger, Larache, Sidi Kacem, Chefchaouen, Meknès, Fès, Khémissat, Salé, Rabat, Témara et Kénitra. Soit trois semaines de démonstrations sur sites dans une quinzaine de villes", ajoute Mme Jihane Bensaïd.
    Une action qui a donné ses fruits, même s'il fallait du temps pour convaincre les municipalités, surtout à budgétiser la sous-traitance de l'assainissement. Plusieurs marchés ont été réalisés dans différentes villes (El Jadida, Agadir, Essaouira, Safi, Casablanca, Marrakech, Fès...) y compris le sud du Maroc (Smara, Laâyoune, Boujdour et Dakhla). L'entreprise a pu atteindre sa vitesse de croisière et renforcer son parc de camions. Elle a acheté des véhicules dont le plus sophistiqué coûte aux environs de 8 millions de DH. Outre l'assainissement, l'entreprise peut prendre aussi en charge le ramassage d'ordures solides. Elle s'est dotée de bennes-tasseuses, de camionnettes et pick-up ainsi que 300 conteneurs pour y mettre des ordures... Deux collectivités lui ont déjà délégué la gestion du service de collecte et de nettoiement (Fès Médina et Essaouira). Les contrats datent de l'année dernière et couvrent cinq ans pour Fès et 7 ans pour Essaouira. GMF vise aussi l'étranger et ne cache pas son intérêt pour le marché potentiel du Sénégal aussi bien en termes d'assainissement liquide que solide.

    Hicham RAÏQ

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