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    L'agriculture fassie dans la tourmente
    Par L'Economiste | Edition N°:520 Le 02/06/1999 | Partager

    · La production céréalière 1998/99 ne dépassera pas le tiers d'une année moyenne
    · Les effets risquent d'être graves dans une région caractérisée par la prédominance de la petite exploitation
    · Le choix des cultures est conditionné par la structure du tissu agro-industriel


    ON le savait déjà, l'année agricole sera mauvaise pour l'ensemble du territoire. Mais à Fès, le phénomène prendra une autre envergure. Les premières estimations du Ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes tablent sur une chute abrupte de la production agricole. Pour les céréales, qui représentent plus de 54% de la SAU (Superficie Agricole Utile), soit près de 520.000 hectares, la production prévisionnelle ne dépasserait pas les 650.000 quintaux (255.000 pour le blé dur, 275.000 pour le blé tendre et 120.000 pour l'orge), alors qu'elle avoisine habituellement les 2 millions. Les trois zones les plus sinistrées de la région sont celles qui côtoient la ville, à savoir Fès-Jdid-Dar Dbibagh, Fès Médina et Zouagha Moulay Yacoub. Seuls les environs de Sefrou parviennent à tirer relativement leurs marrons du feu grâce à la fraîcheur du climat.
    Les retombées risquent donc d'être dures, surtout que le tissu agricole de Fès est caractérisé par la prédominance de la petite exploitation. Ainsi, plus de 130.000 exploitations agricoles ont une superficie inférieure à cinq hectares. Elles représentent en conséquent moins de 180.000 hectares (20% de la SAU). Selon les données du dernier RGA (Rcensement Général de l'Agriculture), le nombre d'agriculteurs de la région s'élève à 178.000. L'agriculteur fassi type aurait en moyenne 8 personnes dans son foyer et un rendement avoisinant les 13 quintaux par hectare de blé dur ou 16 pour le blé tendre. Il n'est pas couvert par le système de garantie agricole contre la sécheresse, seulement 200 agriculteurs ont adhéré au système durant la campagne actuelle et possèdent un petit élevage d'ovins et de caprins.
    En outre, le choix des cultures est largement influencé par la nature du secteur agro-alimentaire de la ville de Fès (20 minoteries et 75 huileries). Ainsi, l'olivier est, après les céréales, la seconde activité agricole pratiquée dans la région. Il est souvent associé aux grandes cultures dans les zones exposées à l'érosion (préRif et piémont du Moyen-Atlas).
    Autre produit important, les légumineuses qui occupent une superficie moyenne de 32.000 hectares avec une production de 150.000 quintaux.

    Ghassan KHABER

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