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Grève des routiers: Un semblant d'accalmie

Par L'Economiste | Edition N°:1552 Le 02/07/2003 | Partager

. Le nombre de camions immobilisés réduit….… Mais des poches de résistance persistent. Plusieurs journées de travail perdues et plus de 15 jours de retard dans la préparation de la campagne exportSerait-ce la fin de la grève des transporteurs informels? Il semblerait que le mouvement s'essouffle. Hier mardi 1er juillet, dans les différentes régions concernées, le nombre de camions arrêtés tout au long des routes avait diminué. Mais le conflit est loin d'être définitivement réglé.Selon des responsables du département du Transport, «les meneurs sont en train de se retirer suite à des interventions des autorités«. Et ce, surtout au niveau du point chaud, le Souss Massa. «Le droit à la grève est tout à fait légitime, mais il ne faut pas qu'il entrave toute une activité et mette à l'arrêt plusieurs dizaines d'opérateurs«, ajoutent-ils.En tout cas, à Agadir, le mouvement de grève connaît un début d'accalmie dans la préfecture d'Inezgane-Aït Melloul. C'est du moins ce qu'assurent les responsables du département du Transport. Selon eux, sur les 333 camions immobilisés, il n'en reste plus que 7. Ces derniers chiffres ont d'ailleurs été confirmés par Salah Raoui, gouverneur de la préfecture d'Inezgane-Aït Melloul. Les grévistes ont décidé d'observer une «pause« suite à leur rencontre avec les représentants du ministère du Transport et les autorités locales. Une réunion qui avait pour objectif «de persuader les grévistes de mettre fin à cette situation et leur intérêt à se conformer à la nouvelle loi«, selon une source proche du dossier. Cependant, cela ne semble pas dissuader les grévistes: «Nous ne reprendrons pas le travail tant que le conflit n'aura pas été définitivement réglé«, indique Ahmed Belghali, l'un des grévistes.Du côté de la préfecture de Taroudant, la situation reste par contre bloquée. Plus de 700 camions sont toujours en grève, informent les représentants du ministère du Transport. Les dégâts sur l'activité économique de la zone se situent surtout au niveau de la filière des fruits et légumes, secteur-phare de la région (www.leconomiste.com). Selon Abderrazzak Mouisset, président de l'Association des producteurs et producteurs-exportateurs des fruits et légumes (Apefel), «l'activité enregistre depuis le début de la grève un manque à gagner de 5 millions de DH par jour. A cela s'ajoute un retard de 15 jours pour l'heure sur la préparation de la prochaine campagne d'exportation«.En raison de la grève des routiers, les opérateurs souffrent d'un problème d'approvisionnement d'intrants et de matériel pour la construction des serres. A l'instar des autres villes du Royaume, Fès a aussi été affectée par la grève. Tous les secteurs sont concernés mais à différents degrés.«Sérieusement touchés«, de nombreux industriels affirment avoir perdu plusieurs journées de travail.D'importantes répercussions ont été enregistrées notamment par le secteur du bâtiment. Plus d'une cinquantaine de camionneurs, transportant du sable vers les carrières, ont manifesté au niveau de Sefrou, bloquant ainsi l'activité. Conséquence, d'importantes perturbations dans la livraison des matériaux de construction. Le mouvement n'a pas fait que des victimes. Pour l'Office national du transport à Fès, «il n'y a jamais eu autant de travail que depuis la grève. Tous les conducteurs agréés effectuent leurs tâches. Au démarrage du mouvement, nous avons été bousculés par les grévistes. Aujourd'hui, nous rencontrons beaucoup moins de résistance«. Reste que les 76 camions de l'Office ne sont pas suffisants pour répondre aux nombreuses demandes de différents secteurs. Dans la province de Taza, seuls les routiers de Guercif ont observé la grève, soit environ une quarantaine. Aucun dérapage n'a été enregistré dans cette zone, sauf une flambée des tarifs de transport des marchandises. «J'ai été contraint de payer le double du prix normal pour acheminer ma cargaison de carrelages«, déclare un entrepreneur.M. A., M. Kh., A. T. & A. R.

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