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Grève des postiers: Les négociations redémarrent

Par L'Economiste | Edition N°:463 Le 15/03/1999 | Partager

· Le gouvernement a décidé de rencontrer le SNPT-CDT

· La stabilité de l'emploi toujours au centre des préoccupations des syndicalistes

· Pour les augmentations de salaires, le Syndicat est obligé de négocier avec les trois entités de l'ex-ONPT



Positif. C'est ainsi que les syndicalistes du SNPT-CDT (Syndicat National de la Poste et des Télécommunications) ont qualifié le bilan de leur grève observée les 11 et 12 mars. "Le succès était tel que même les cadres dans plusieurs régions se sont joints à la file des grévistes", a affirmé un responsable syndical qui a préféré garder l'anonymat. Cette contestation a été marquée par deux sit-in: l'un devant la Poste Principale de Casablanca et l'autre devant celle de Rabat.
Les syndicalistes ont annoncé "la tenue probable" cette semaine de réunions avec le Secrétariat d'Etat chargé de la Poste et des Nouvelles Technologies. Pour ce département, le seul résultat "tangible" a été celui de la réunion à la veille de la grève. En clair, les syndicalistes "se sont rendus à l'évidence" qu'ils doivent aller discuter avec les entités. L'ordre du jour de cette réunion de la veille de la grève a porté encore une fois sur l'épineuse question de la stabilité de l'emploi et sur le communiqué commun élaboré par le Ministère de tutelle et les trois entités issues du démembrement de l'ex-ONPT (Itissalat Al-Maghrib, Barid Al-Maghrib et l'agence de régulation ANRT). La version ministérielle avance que les syndicalistes demandent des garanties supplémentaires sur la question du licenciement. En d'autres termes, ils exigent la subordination de la décision du licenciement à un décret du Premier ministre.

Une semaine chargée


Pour le SNPT, le problème est ailleurs. "Les syndicalistes ont toujours contesté le principe même du licenciement et non pas les modalités d'application", rétorque M. Mohammed Chahmi, responsable au Syndicat.
La semaine qui arrive sera chargée pour les différentes parties. M. Mustapha Bengadda, membre du cabinet au Ministère a annoncé que des rencontres bilatérales entre le gouvernement et le Syndicat d'une part et entre ce dernier et les entités de l'ex-ONPT d'autre part devront avoir lieu à partir d'aujourd'hui. L'ordre du jour de la réunion avec le Ministère porte sur les engagements gouvernementaux en matière de stabilité de l'emploi, tandis que celle avec les entités concernera l'élaboration du statut du personnel et la création des associations.
Au sujet des augmentations de salaire, le gouvernement précise que le principe est retenu mais les syndicalistes doivent se tourner vers les entités pour "les négociations".


Et l'Emploi?


M. Khalid Alioua, ministre du Développement Social, de la Solidarité, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle a pu contenir in extremis la colère de ses employés qui allaient manifester les 11 et 12 mars. Selon un communiqué du Syndicat National de l'Artisanat, des Affaires Sociales et de l'Entraide Nationale et du Bureau Syndical du Secteur de l'Emploi et des Fonds de Majoration, la grève a été reportée après une réunion le 9 mars avec le Ministère de tutelle. Le communiqué souligne que M. Alioua a qualifié les revendications des syndicalistes de "réalisables" et qu'il s'est engagé, de ce fait, à y répondre dans un délai d'un mois.

Nadia LAMLILI

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