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    Economie

    Fruits et légumes: La percée sur les marchés hors-UE

    Par L'Economiste | Edition N°:308 Le 11/12/1997 | Partager

    Bonne progression de la tomate, excellentes performances des fruits et légumes, diversification des marchés... Le secteur révèle ses nouveaux enjeux. Cependant des freins subsistent encore. L'APEFEL fait le point.


    C'est irréversible: face à une concurrence communautaire de plus en plus agressive, le secteur des fruits et légumes renforce sa présence sur les nouveaux marchés. D'ailleurs, à fin novembre, les exportations de tomates hors UE ont représenté près de 20% de l'export total. Cette diversification, avancent les professionnels lors du Conseil National de l'APEFEL le 4 décembre dernier, nécessite le remodelage des structures productives et commerciales vers plus d'intégration et de gains de productivité. Objectif: mieux répondre aux attentes et aux exigences des circuits modernes de distribution. Plusieurs points ont été discutés lors du Conseil National. Il s'agit tout d'abord des conditions de démarrage de la campagne agricole 1997/98. A ce niveau, la tomate a enregistré une baisse de 15% au niveau des superficies emblavées. Cette régression concerne les superficies plein-champ et sous-abris serre, et dans les mêmes proportions la région du Souss-Massa et celle du Nord. Les semis, avancent les professionnels, ont évolué vers plus de précocité, "ce qui favorise un meilleur étalement de la production". De plus, la disponibilité du produit au cours des mois d'octobre et de novembre a permis de "réaliser pleinement à l'export le contingent UE et d'augmenter nos exportations hors UE". Ainsi, sur le contingent d'octobre de 5.000 tonnes, 4.900 ont été réalisées contre 2.887,5 à la même période de l'année dernière. Les ex-portations globales de tomates, à fin novembre, ont enregistré une hausse de 53% et les expéditions sur l'UE une progression de 30%.

    Caution morale


    Pour le mois de décembre, "la disponibilité du produit nécessite une surveillance accrue de nos exportations à partir du 15 du mois. Le mois de Ramadan coïncidant avec le mois de janvier contribuera nécessairement à l'allégement du marché et au maintien des cours au début de la nouvelle année", indiquent les membres de l'APEFEL.
    Au niveau commercial, les cours de la tomate sur les principaux marchés de l'UE ont connu une baisse qualifiée de notoire à partir du 18 octobre et ce, sous l'effet du prolongement de la production locale européenne d'été suite aux bonnes conditions climatiques, à l'augmentation des tonnages espagnoles et canariens (+25% par rapport à la même période de la campagne précédente). S'y ajoute l'amélioration des prix depuis le début du mois de décembre: 4,20 FF-4,80 FF sur le marché de Perpignan.

    De leur côté, les autres fruits et légumes, au 30 novembre, affichent de très bonnes performances. Ainsi, les exportations de légumes divers ont atteint près de 2.200 tonnes contre 900 (+144%). Cette progression est essentiellement due à la sensible évolution des exportations du haricot vert, du poivron, de la courgette et du concombre. Sous l'effet de la hausse des tonnages exportés en melon, les expéditions de fruits divers ont été triplées, passant de 500 à 1.500 tonnes pour cette campagne. Sur le registre CNCA, un bilan de la situation sur l'évolution des demandes de consolidation des dossiers d'endettement a été dressé. Le nombre de demandes reçues jusqu'au 30 novembre 1997 est jugé insuffisant par rapport au nombre de dossiers à l'encours. Aussi les membres de l'APEFEL ont-ils proposé d'infléchir les conditions d'éligibilité et notamment au niveau de l'acompte, de prolonger la date de présentation des demandes jusqu'en avril 1998 (au lieu de fin décembre 1997). Autre proposition, l'intensification de l'information auprès des agriculteurs.

    Par ailleurs, outre la restructuration de la SASMA, la discussion a également concerné le dossier de doléances que l'APEFEL a présenté au ministre de l'Agriculture et qui concerne un certain nombre de freins, notamment les coûts de transport qui grèvent la compétitivité des exportations marocaines. S'y ajoute le principe de la caution morale au niveau des AT. A l'instar de la pêche maritime et de l'artisanat, les professionnels du secteur agricole souhaitent bénéficier de la caution morale de leur Ministère de tutelle. "Le principe est aujourd'hui accepté. Un dossier a été présenté à l'Administration et sera soumis à la Douane", est-il indiqué.

    Meriem OUDGHIRI

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