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    Entreprises

    France Télécom et Wafabank lorgnent le GSM

    Par L'Economiste | Edition N°:307 Le 04/12/1997 | Partager

    France Télécom se manifeste sans pour autant dévoiler toutes ses cartes. Outre la deuxième licence GSM, le groupe français ne cache pas son intérêt pour les autres activités. Wafabank est de la partie.


    Décidément, ça bouge dans les télécoms. Le quatrième groupe mondial du secteur, France Télécom, manifeste son intérêt pour le marché marocain(1). Pour l'heure, il souhaite devenir le deuxième opérateur GSM au Maroc sans pour autant définir clairement sa stratégie. Le partenariat récemment conclu avec Wafabank vise la création d'une société mixte qui sera le noyau d'une entreprise ouverte à d'autres investisseurs. L'opérateur français met évidemment en avant ses relations historiques avec le Maroc, «qui figure parmi nos priorités» , souligne-t-on auprès du groupe français.
    Nul doute que le marché marocain intéresse les entreprises françaises. D'ailleurs, la visite prochaine du Premier ministre français aura entre autres pour objet la stimulation de partenariat maroco-français de «référence» dans la Méditerranée.

    Côté marocain, le vice-président de Wafabank, M. Saâd Kettani, envisage la participation du groupe à l'essor du secteur des télécommunications. «Nous voulons y contribuer aussi bien via le conseil et le crédit que les investissements». Le groupe Wafa programme ainsi de faire jouer les synergies entre ses différentes filiales. Les deux partenaires ont eu des entretiens avec les ministres des Télécommunications, des Finances et de la Privatisation qui «semblent désireux» d'accélérer le timing concernant l'appel d'offres pour l'attribution de la deuxième licence GSM. «C'est une question de semaines», indique M. Marc Dandelot, directeur du Développement International à France Télécom. Les entreprises de télécommunications auraient souhaité entendre cette affirmation directement de la bouche des responsables gouvernementaux.
    M. Dandelot se dit d'ailleurs très confiant. «En 1997, nous avons obtenu quatre licences et perdu un seul appel d'offres, celui du Luxembourg».

    Selon les responsables de France Télécom, le Maroc dispose en termes de marché d'un fort potentiel justifiant une deuxième concession GSM. Des études ont même été réalisées par le groupe. Rien n'a filtré au niveau des conclusions. Sur le plan des investissements, la discrétion est également de rigueur. Les deux partenaires avancent un montant de «plusieurs centaines de millions de Dollars».
    C'est le deuxième opérateur international et pas des moindres qui s'engage ainsi dans la course à la privatisation des télécoms marocaines. La semaine précédente, Telefonica a présenté officiellement sa stratégie. Le groupe espagnol souhaite participer au processus de libéralisation du secteur et avoir une prise de participation minoritaire dans le capital d'IAM. Dans sa stratégie, le Maroc a été choisi comme plate-forme pour pénétrer le reste du marché nord-africain et du Moyen-Orient.
    Il se propose donc de créer une filiale marocaine dans laquelle seront représentés des opérateurs nationaux. Et c'est cette filiale qui interviendra dans le processus de privatisation. Dans son schéma, Telefonica s'accorde une part minoritaire de 25% et la majorité du capital d'IAM sera donc détenue par des actionnaires marocains (Etat, institutionnels et petits épargnants) grâce à son introduction en bourse

    Contrairement à son concurrent, France Télécom reste très discrète quant à une éventuelle participation au capital d'IAM.
    «Nous ne pouvons pas spéculer sur les décisions du gouvernement», indique sans en dire plus M. Dandelot.
    Globalement, il est relevé une différence d'approche entre les deux opérateurs: Telefonica dévoile sans détours sa stratégie pour le Maroc et avance la carte de la clarté. France Télécom communique avec beaucoup de réserve et affiche pour l'heure des ambitions plus modestes axées sur le GSM.

    (1) France Télécom et wafabank ont présenté à la presse le 26 décembre leur partenariat pour le développement d'activités de télécommunications au Maroc.


    France Télécom à l'international


    France Télécom se distingue au niveau international par une expansion dans les services mobiles. Elle a réalisé en 1996 un chiffre d'affaires de près de 11,2 milliards de Francs dans le mobile dont 2,6 à l'international. Le CA global de France Télécom s'est établi à 151,3 milliards de Francs.
    Le groupe français développe ses activités internationales dans deux directions. D'abord en tant qu'opérateur de réseaux cellulaires à travers France Télécom Mobile International (FTMI). Par ailleurs il se positionne également comme société de commercialisation de services en Europe via sa filiale France Télécom Mobiles Services (FTMS). A travers ses deux sociétés, le groupe français des télécommunications est présent aujourd'hui dans plusieurs pays européens. Il détient des participations (dans le mobile) à hauteur de 57% en Belgique, de 51% en Roumanie, de 35% en Grèce et en Slovaquie, de 34% en Pologne et de 26% en Inde.

    Badra BERRISSOULE

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