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Economie

Forum mondial de l'investissement
Où sont passés les zinzins?

Par L'Economiste | Edition N°:1655 Le 04/12/2003 | Partager

. Le nouveau rôle de BAM expliqué par son gouverneur. Appel des banquiers de la région à la coopération interarabe. Le pari de l'ouverture écono-mique passe par des réformes de fond Deuxième édition plutôt morose du forum mondial de la finance et des investissements, qui s'est tenu à Casablanca les 2 et 3 décembre. En effet, alors que cette manifestation était destinée à favoriser l'investissement, bien peu de visiteurs y ont accordé de l'importance. Pourtant le coup d'envoi de Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation, en présence de quelques représentants du monde des affaires national et international, aurait pu augurer d'une plus grande affluence. En fait, il n'en était rien.Dans l'espace d'exposition de l'Office des Changes, quelques banques commerciales nationales et arabes, dont Wafabank, BCM, BMCE Capital ou encore Groupes Banques Populaires ont installé leurs stands pour communiquer sur les produits et services en direction des investisseurs, qui eux n'étaient pas au rendez-vous.En marge de cette foire d'exposition, sont intervenus des responsables de l'autorité monétaire marocaine et des personnalités du monde de la finance arabe et mondiale. Parmi eux, Abdelatif Jouahri, gouverneur de Bank Al Maghrib, qui a exposé l'évolution du cadre réglementaire et de régulation de la banque marocaine. Il a également détaillé la réforme du rôle de BAM à travers la refonte de ses statuts et les nouvelles dispositions de la loi bancaire. Cela fut aussi l'occasion de rappeler les touches successives de réformes à travers lesquelles les autorités marocaines ont introduit une bonne dose de déréglementation dans le système bancaire. Notamment le désencadrement du crédit et la libéralisation des taux d'intérêt ou encore la réforme des marchés de l'argent. Selon lui, «c'est cet effort de modernisation qui appelait les autorités à adapter les moyens de régulation, contrôle et de supervision des acteurs bancaires pour gagner encore plus en efficacité et continuer graduellement sur la voie de l'ouverture». A cette fin, le gouverneur de BAM rappelle globalement «la portée de sa présente réforme pour mener à bien les missions de régulateur, de contrôleur et de garant de la stabilité des prix». Il souligne que «l'indépendance de BAM dans la conduite de la politique monétaire est à même de lui permettre un rôle déterminant dans le pilotage et la mise à niveau du secteur». Cette nouvelle base réglementaire consacre à la banque centrale plus d'indépendance dans le choix et la possibilité de diversification des instruments de régulation monétaire pour atteindre les objectifs de stabilité des prix. Jouahri souligne, toutefois, qu'elle sera déployée continuellement dans le cadre d'une concertation de place, au sein du nouveau Conseil de la politique monétaire, qui regroupera aux côtés des autorités de tutelle, des banquiers appelés à se prononcer sur les instruments de la régulation monétaire, l'efficacité des mesures adoptées, la supervision et le contrôle des établissements bancaires. Autre nouveauté de taille, selon Jouahri, BAM aura à s'expliquer annuellement devant les commissions du Parlement sur toutes les questions relatives à la monnaie et au crédit, et les résultats de la conduite de la politique monétaire du pays. «Une nouveauté qui consacre à BAM plus de transparence et d'ouverture dans ses missions». Le désengagement de BAM du capital des banques est programmé, selon son gouverneur, sur les trois prochaines années. L'objectif étant de supprimer les incompatibilités longtemps décriées par les observateurs, notamment dans les affaires CIH et BNDE, entre sa fonction de supervision et son statut d'actionnaire.Pour sa part, Joseph Torbey, président de l'Union des banques arabes, a appelé à un renforcement de la coopération horizontale des acteurs bancaires et de la communauté des affaires de la région. Selon lui, «elle améliorera les modalités de financement, qui jouent un rôle important dans l'attractivité des investissements dans la région MENA (Middle East and North Africa)». Cette coopération est d'autant plus nécessaire «qu'elle profitera de quelque 1000 milliards de dollars de capitaux arabes investis à l'étranger». Dans un tout autre registre, celui de la construction d'une capacité commerciale dans le cadre des zones de libre-échange, Robert C. Haywood(1), a souligné, quant à lui, l'urgence d'accélérer les réformes des secteurs agricoles et industrielles. «C'est à ce prix que se gagne le pari de commercer dans le cadre des zones de libre-échange», a-t-il fait remarqué. Selon lui, «le Maroc peut tirer de multiples avantages de la construction d'une zone de libre-échange avec ses partenaires, à condition de concrétiser les projets de mise à niveau de son économie et des règles qui la régissent».


Marché de dupes!

Une vingtaine de personnes seulement, dont la majorité sont des exposants, déambulaient hier dans l'espace d'exposition de l'Office des Changes, lieu de la manifestation. Les exposants ont «le sentiment d'avoir été piégés dans cette mascarade», avance l'un d'eux. «Un scandale», renchérit un autre. L'organisation est en deçà de ce qu'ils espéraient de cet l'événement. «Il s'avère que cette opération de promotion de la banque marocaine et renforcement des relations d'affaires interarabes est purement commerciale», accusent des exposants. Aucun investisseur ou banquier arabe ou mondial n'était en effet au rendez-vous. Les organisateurs, une société émiratie du nom d'Itlala, ont en fait «promis à ces institutions le déplacement de groupes entiers d'investisseurs de la région». Selon l'un des exposants, «nous étions séduits par les avances des organisateurs. Mais il s'est avéré que ce forum n'est mondial que par le nom». Son groupe aurait déboursé près de 50.000 DH pour l'achat du stand. Et il y en avait près d'une vingtaine. Les sponsors, quant à eux, huit au total, ont alloué des budgets estimés au bas mot à plus de 200.000 DH. Des exposants s'interrogent sur l'utilité de ce type de forum qui, apparemment, ont tendance à se multiplier. Une véritable affaire de dupes.Bouchaïb El Yafi(1) Consultant du gouvernement américain et des Nations unis et directeur du Secrétariat du développement industriel WEPZA.

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