×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Fès: Le projet de réhabilitation de la médina bouclé

Par L'Economiste | Edition N°:2200 Le 25/01/2006 | Partager

. Le programme a atteint 96% du budget arrêté . 2.000 maisons nécessitent une intervention d’urgence Le projet de réhabilitation de la médina de Fès, financé par la Banque mondiale, a été achevé fin 2005. Lancé par l’Agence pour la dédensification et la réhabilitation de la médina de Fès (Ader-Fès), il y a près de 4 ans, ce programme s’inscrit dans le cadre de la restauration de l’ancienne médina. Aujourd’hui, les responsables de l’Ader évaluent leurs actions. Car la réussite du projet en est tributaire. «On peut déjà considérer que l’on a atteint une bonne partie des objectifs de développement», souligne Fouad Serghini, directeur de l’Ader. Et d’ajouter que le projet est un ensemble de programmes extrêmement diversifiés; ils sont conçus de façon à agir en synergie. Son objectif principal est d’appuyer la conservation et la réhabilitation de la médina de Fès. Mais, en tant que programme intégré, le projet ne prétendait aucunement résoudre tous les problèmes de la médina. Il vise ainsi à soutenir un processus de développement urbain, économique et social au sein de la médina de Fès, et de contrer les processus de dégradation de l’espace. Cette conception locale de développement et réhabilitation des villes historiques était ralliée aux objectifs des instances internationales comme l’Unesco et la Banque mondiale. Les travaux déjà réalisés ont concerné la restauration de 300 maisons, 27 ruelles, 9 salles d’eau (latrines) et 6 circuits touristiques. L’amélioration du paysage urbain des quartiers Al Andalous et El Quaraouiine, l’aménagement des accès de la médina et l’édition d’un guide touristique en quatre langues ont été également au cœur des priorités. Ce travail illustre un exemple édifiant d’une décentralisation soutenue par le pouvoir central: prise en charge du projet par les instances locales (municipalités et autorités locales) avec un appui financier de l’Etat à hauteur de 50% (prêt Commune et prêt Etat).Par ailleurs, le projet a déclenché, dès sa mise en oeuvre en 1999, l’intérêt des opérateurs publics et privés pour la médina de Fès. Ces derniers entreprirent des consultations auprès de l’Ader-Fès sur les accès et les circuits touristiques pour connaître le degré de valorisation de l’espace par les pouvoirs publics. On fera aussi remarquer le volume important des investissements publics et privés qui ont été opérés parallèlement à l’exécution du projet. Au niveau du budget, le projet a atteint 96% de celui arrêté lors de son redimentionnement en mars 2004 (121 sur 126 millions de DH). Quant au budget arrêté en 1998, il a été atteint à 73% (121 sur 167 millions de DH). A noter qu’une bonne partie des composantes du projet a été relayée par les pouvoirs publics. A titre d’exemple, l’action sur le bâti l’a déjà été par des conventions liant les communes urbaines de Fès et de Méchouar Fès-Jdid au ministère chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme. Conventions qui représentent 150 millions de DH et qui sont déjà mises en œuvre. Dans ce cadre, «l’implication des amicales de quartier et l’animation sociale a permis le soutien financier des pouvoirs publics aux citoyens désireux de mener des opérations de consolidation de leurs logements à hauteur de 50%, seuil formellement adopté par les autorités de Fès», souligne Serghini. D’autre part, les circuits touristiques réalisés dans la médina ont été adoptés par les opérateurs touristiques et le ministère du Tourisme. Ces circuits ont mis en valeur les potentialités patrimoniales. Ainsi le Plan de développement régional touristique (PDRT) a consacré la médina de Fès comme l’élément central de tout développement touristique et culturel. La médina bénéficiera donc d’un investissement public de l’ordre de 330 millions de DH. En tout cas, le projet de réhabilitation a fourni une grande visibilité à la population de la médina. Aujourd’hui, une intervention d’urgence s’impose auprès de 2.000 maisons dont l’état est jugé critique. Les travaux sont estimés à près de 200.000 DH pour chaque bâtisse délabrée. Le soutien financier des pouvoirs publics aux citoyens désireux de mener des opérations de consolidation de leurs logements à hauteur de 50% reste de mise. De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc