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Affaires

Dette privée: Moins d’émissions en 2005

Par L'Economiste | Edition N°:2200 Le 25/01/2006 | Partager

. Baisse de 24,5% par rapport à 2004 . Notamment imputable à l’absence des transferts des caisses de retraite . Mais ce sont les tensions sur les taux j/j qui ont freiné les programmesLes entreprises ont levé peu de capitaux sur le marché de la dette privée en 2005. Le volume global s’est établi à 8,2 milliards de DH, contre 10,88 milliards en 2004, soit une baisse de 24,5%. Outre l’absence d’opérations de transfert des caisses de retraite, «la rumeur sur la dévaluation du dirham et le contexte budgétaire exceptionnel, avec l’importance des dépenses relatives aux départs volontaires et les arriérés de la Caisse de compensation, auront largement pesé sur les décisions des intervenants du marché», note BMCE Capital dans son annuel 2005 de la dette privée.Ces facteurs ont resserré les trésoreries provoquant une montée des taux j/j jusqu’à un haut de 6%. L’analyse de BMCE Capital rappellera que «les bons du Trésor à 13 et 26 semaines ont gagné à fin août 21 et 30 points de base pour atteindre 2,55 et 2,7% respectivement. La maturité 52 semaines a enregistré une hausse plus importante pour passer de 2,65 à 3,1%, soit 43 points de base».Il faut savoir que les compartiments primaire et monétaire sont la référence pour les émissions privées. Les émetteurs sont très attentifs aux niveaux des taux et de liquidité prévalant sur ce compartiment. Ils ne s’y aventureront pas tant qu’il y a des tensions qui perturberont les décisions des investisseurs. Ces derniers peuvent en effet demander des primes de risques importantes, tendant à rapprocher le coût de la dette privée d’une entreprise de son coût de financement bancaire. L’opportunité est alors moins alléchante pour l’émetteur, qui préfère s’orienter vers sa banque ou profiter du crédit fournisseur.L’analyse de BMCE Capital soulignera d’ailleurs «qu’aucune opération n’a pu être réalisée durant la période estivale en raison des rumeurs de dévaluation qui ont pesé sur les taux j/j créant par là-même, des tensions sur les taux obligataires. Le Trésor a recommandé de surseoir à deux projets d’emprunts obligataires, dont celui de Méditel. Ce n’est qu’à partir du mois de septembre et avec le retour des liquidités que les investisseurs marqueront un regain d’intérêt pour la dette privée».Le montant global des billets de trésorerie, dont 52% ont été émis entre septembre et décembre 2005, s’est élevé à 3,96 milliards de DH, contre 3,98 milliards en 2004. Ces valeurs ont représenté jusqu’à 48,3% du volume global traité. Il y a des «récidivistes» sur ce compartiment, qui continuent de profiter des avantages offerts et qui maintiennent la dynamique de la dette privée. On citera Maghreb Steel avec l’extension de son plafond d’émission de 200 à 400 millions de DH. Ou encore Charaf Corporation, qui a réalisé huit opérations pour 101 millions de DH. Copragri (90 millions de DH) et la Centrale Automobile Chérifienne (102,5 millions) font également partie de ce lot. Des petites structures qui marquent fortement leur présence sur ce marché aux côtés de grandes comme l’ONA (2 milliards de DH) ou l’ONE (1 milliard). «Les sociétés de financement ont marqué une présence plus active sur le marché des capitaux en 2005 comparativement à 2004», souligne BMCE Capital. Le volume émis passe de 1,3 milliard de DH à 1,495 milliard, soit une augmentation de 14,4% et ce, malgré la diminution du nombre des émetteurs en 2005. On notera tout particulièrement la présence sur ce segment d’émetteurs adossés à des groupes bancaires de référence. Comme la société de crédit à la consommation Salafin (BMCE Bank) qui a levé 300 millions de DH et remboursé 200 millions et la société de leasing Maghrebail qui a émis 370 millions de DH et réglé 160 millions.La financière Eqdom, filiale de la Société Générale, a placé 200 millions de DH. Pour le Groupe CDG, il s’agit de sa filiale Sofac Crédit (200 millions de DH) et Maroc Leasing (320 millions). Quant au groupe Attijariwafa bank, Wafasalaf a émis 283,5 millions de DH.Concernant l’obligataire, les émissions ont totalisé 2,75 milliards de DH, en recul de 51%, en raison de l’absence d’opérations d’externalisation des caisses de retraite dont le montant s’est établi à 3 milliards de DH en 2004. BMCE Capital note que «l’émergence de cinq nouveaux émetteurs a permis néanmoins de pallier partiellement cette baisse». Il s’agit de la Société Financière Internationale, entité supranationale, avec 1 milliard de DH, Autoroutes du Maroc (2 milliards), Settavex (120 millions), Afriquia Gaz (677 millions) et Maghreb Oxygène (50 millions). B.E.Y

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