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Fès: La grève reprend à la Faculté de médecine

Par L'Economiste | Edition N°:1659 Le 10/12/2003 | Partager

. Les enseignants font planer la menace d’une démission collective. Ils jugent intolérables leurs conditions de travail Les enseignants de la Faculté de médecine de Fès ne lâchent pas prise et se disent même prêts à aller jusqu’au bout pour se faire entendre. Après une grève de trois jours, la semaine dernière, les professeurs récidivent jusqu’au 11 décembre. Cette fois-ci, devant le mutisme des responsables, ils n’y vont pas de main morte, allant même jusqu’à faire planer la menace d’une démission collective. Notons qu’un cardiologue a déjà plié bagage et deux autres médecins viennent de déposer leur démission. L’ancien directeur général du CHU avait aussi rendu son tablier.Et pour cause, les conditions de travail sont jugées inadmissibles par les enseignants. Pour rappel, la Faculté de médecine a été fondée en 1999, sans CHU. En attendant sa création, ce sont les trois vieux hôpitaux de la ville, à savoir Ghassani, Omar Drissi et Ibn El Hassan qui font fonction de CHU. C’est là où réside justement le problème. L’architecture de ces hôpitaux est inadéquate pour accueillir des étudiants: insuffisance de salles, manque de matériel, éloignement géographique… «On voudrait que ces hôpitaux deviennent universitaires, mais il faut d’abord les préparer en les remettant à niveau. Le budget de fonctionnement suffit à peine à couvrir les besoins uniquement régionaux», explique Adil Ibrahimi, représentant des enseignants de la Faculté de médecine de Fès. Ajoutons à cela que le quatrième hôpital de la ville, Ibnou Khatib, ne faisait pas partie du CHU. Certaines spécialités se sont retrouvées logées à Ibnou Khatib, par manque de place dans les trois autres hôpitaux. Mais là encore, les fonds alloués à ce centre n’étaient pas suffisants pour couvrir les différents frais. Le ministère a donc décidé de délocaliser les spécialités vers l’hôpital Ghassani. Résultat: besoins encore plus importants en équipement et surtout en personnel paramédical. «Il est aberrant que dans certaines villes il y ait un surnombre d’infirmiers alors qu’à Fès on arrive à peine à s’en sortir. Pire encore, des centres de santé de Fès en comptent en trop! Nous demandons un redéploiement du personnel paramédical!» affirme un professeur en médecine. Et d’ajouter: «Nos revendications sont nationalistes. On ne demande rien de personnel, mais tout pour le citoyen marocain et les étudiants. Nous avons la mission de former 180 médecins généralistes et 40 spécialistes par an. Vu les conditions dans lesquelles nous travaillons, le risque est grand de connaître une génération de médecins boiteux». Cela fait plus de trois années que les enseignants tirent la sonnette d’alarme. Leur première grève a duré un mois. «Des suppléments de budget ont été accordés, mais ils restent dérisoires, sachant que le CHU a hérité d’énormément d’arriérés tels l’eau, l’électricité, le centre de transfusion et j’en passe», indique Ibrahimi. Pour les enseignants, le problème est loin d’être résolu. «Nous appartenons à deux ministères qui se renvoient la balle constamment. En fait, nous sommes comme des orphelins sans père ni mère!» conclut, désolé, le représentant des enseignants.De notre correspondante Mouna KHAMLICHI

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