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Exiflor 94: Une fête autour de la diversification

Par L'Economiste | Edition N°:111 Le 06/01/1994 | Partager

Exiflor 94 se tient à Marrakech les 14, 15 et 16 janvier Cette manifestation se déroule alors que le secteur de la floriculture enregistre une crise de croissance. Diversification, quotas et frets constitueront l'essentiel des débats.

La 5ème édition de l'exposition internationale de floriculture, Exiflor, aura lieu à Marrakech du 14 au 16 janvier inclus. Cet événement, considéré comme la "fête" de la fleur coupée marocaine, a connu une évolution assez remarquable lors de ses 4 premières éditions. Le nombre de stands est passé de 50 en 1990 à 85 en 1993. Le nombre de visiteurs a enregistré une progression encore plus importante, de 800 en 1990 il est passé à 4.300 en 1993. L'audience de cette manifestation s'est donc élargie au fil des années. Le concept adopté n'est pas étranger à ces performances.

Plusieurs hectares arrachés

Exiflor n'est pas une foire commerciale. Elle est perçue comme un événement convivial, qui permet aux différents partenaires du secteur d'opérer un échange d'idées et un large tour d'horizon. C' est un moment fort de la communication du secteur dans sa globalité. Les nationalités des visiteurs sont d'ailleurs un indicateur qui va dans ce sens. Si les marchés - cibles sont naturellement présents, les pays concurrents sont aussi représentés en nombre. L'exposition de cette année se tient dans des conditions particulières, tant au niveau de l'organisation que de l'évolution du secteur. La BMCE, officiellement pour des raisons d'absence de budget de promotion, ne sponsorise pas cette édition. Mais la RAM l'a remplacée à pied levé, et prend en charge la quasi-totalité des frais d'organisation.

La commercialisation des stands est aussi moins aisée que ce que pré voyaient les organisateurs. A deux semaines de l'exposition, seuls 70 stands ont été réservés. L'objectif est de 97; la société de communication "Toro" en charge de l'organisation reste optimiste. "Nous parviendrons à louer le reste au courant de la semaine", annonce Mlle Laraki de Toro. Ces difficultés d'organisation ne devraient pas influer sur le nombre de visiteurs attendus (5.000). Après plusieurs années de croissance forte, la tendance est morose, selon M. Ali Bennani-Smires, producteur et trésorier de l'Association Marocaine des Producteurs Exportateurs de Fleurs (AMPEX), "plusieurs hectares ont été arrachés sur la région d'Agadir"

Les trois principales barrières au développement de ce secteur créateur d'emplois sont :

- la réglementation européenne ;

- le fret et la dépendance vis-à-vis du marché européen.

La fleur coupée marocaine est essentiellement commercialisée en Europe avec une prépondérance du marché français. L'Union Européenne impose à la production marocaine deux barrières: le quota et le prix de référence. Le dernier protocole d'accord proposé par l'Union Européenne prévoyait un quota de 1.500 tonnes. Pour la fleur coupée, ce protocole est rejeté par le Maroc dans sa globalité. En ce qui concerne la fleur, le quota de 1.500 tonnes parâît aux professionnels nettement insuffisant. La production nationale est de 3.500 tonnes par an. La profession demande un traitement similaire à celui d'Israël.

L'Etat hébreu a un quota qui couvre largement sa production nationale. L'objectif est de supprimer les barrières douanières pour permettre à la production marocaine d'être compétitive sur ces marchés. Un accord a été signé avec la France ouvrant ce marché sur certaines périodes de l'année.

Fret: 70% des charges

Le fret représente 30% du chiffre d'affaires et 70% des charges variables du secteur. n est normal donc que la profession se focalise sur ce coût et demande sa réduction.

Du côté de la RAM, on estime que le coût est très compétitif comparativement aux autres compagnies. Ce pendant, le débat se dirige vers les subventions. Certaines destinations sont subventionnées durant toute I ' an née et une subvention est accordée en octobre-novembre et entre mars et juin. C'est cette subvention que les professionnels voudraient voir étendue à toute l'année et à tous les marchés porteurs. Le troisième challenge du secteur est la diversification. La production a été diversifiée au cours de ces dernières années. Quant aux l marchés, les professionnels estiment qu'il y a des parts démarché à conquérir au Japon et même dans certains pays européens. Le Japon est le premier consommateur mondial par tête d'habitant. Il est très éloigné de tous les pays producteurs. Le coût du fret est donc déterminant dans la compétition. Sur le continent européen, les subventions ont permis la pénétration des marchés scandinaves. Le marché allemand est en point de mire. Il fera d'ailleurs l'objet d'une table ronde à Exiflor de même que le marché américain. Diversification de la production, diversification des marchés, levée des barrières douanières et diminution du coût du fret sont, dans le désordre, "les voeux" de la floriculture marocaine. Les droits de douane constituent le problème n°1 pour la majorité des producteurs contactés.

Jamal BERRAOUI

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