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Après les restrictions d'août sur les importations de l'occasion : Légère reprise des ventes des voitures particulières

Par L'Economiste | Edition N°:111 Le 06/01/1994 | Partager

Le marché de l'automobile a repris après la révision des taux d'abattement d'août visant à limiter l'importation de voitures d'occasion. Les représentants de marques européennes ont tenté de dynamiser le marché par le lancement de nouveaux modèles.

Le marché de l'automobile a marqué une légère reprise durant le dernier trimestre 1993. L'entreprise de montage, Somaca, observe toujours un arrêt de travail le vendredi. Mais désormais, c'est pour des raisons d'aménagement de la charge électrique. La récupération est alors effectuée le samedi. Quant aux patrons des entreprises de location de voitures, ils estiment pour leur part que le marché local de l'occasion a aussi connu une certaine reprise. Après le communiqué de l'Administration des Douanes daté du 18 décembre visant à abroger les mesures d'août, les professionnels avaient "paniqué" Même après le rectificatif du Ministère des Finances, ils craignent toujours que la crédibilité de la politique gouvernementale vis-à-vis des constructeurs européens soit affectée (1)

En quête d'une organisation du marché

L'ensemble des professionnels du secteur automobile sont pour l'organisation du marché. En effet, au cours de l'élaboration des dernières mesures au niveau de la commission inter ministérielle, l'AMICA avait proposé que les importateurs de véhicules d'occasion soient patentés afin d'éliminer les importations de particuliers à particuliers . Cependant, l'association n'a pas obtenu gain de cause.

L'AIVAM regroupant les importateurs de véhicules en build-up milite également dans ce sens. Lorsqu'une voiture est importée, la valeur en douane ne tient pas compte des options intégrées dans la voiture.

L'importateur organisé, quant à lui, doit dédouaner les voitures sur la base de factures et des options: intérieur cuir, climatisation, glaces électriques, ABS, airbag ou poste radio avec disques compacts. "Leur valeur peut représenter 30 à 50 % de celle de la voiture ", indique M. Abdelhaq Laraki, président de l'AIVAM. Auto-Nejma représentant la carte Mercedes Benz a mis en place une solution, celle d'importer des Mercedes pour le compte de ses clients qui se chargent eux-mêmes du dédouanement. Les entreprises automobiles organisées ont importé près de 1.500 véhicules cette année contre 2.600 en 1992, soit une baisse de près de 42%.

Ce volume de 1993 inclut égale ment les importations des constructeurs représentant des cartes européennes qui s'adonnent de plus en plus à cette activité. Ils invoquent la taille des séries ou la nécessité de lancer rapidement de nouveaux modèles pour ne pas recourir au montage local. Sopriam importe la Xantia et la Peugeot 306 en attendant la mise en place des équipements pour le montage local. Renault importe, entre autres, la Clio et la Safrane.

Le lancement de nouveaux modèles a pour objectif de dynamiser un marché en recul. Dans le même ordre d'idées, les campagnes de promotion se multiplient visant à faire connaître un modèle ou une gamme, par exemple le diesel de Renault.

Malgré ces efforts commerciaux, le marché demeure morose. Le montage local évoque avec nostalgie le "bon temps" des années 1970 où le nombre des voitures montées avait atteint près de 25.000 unités en 1976. En 1993, 10.120 voitures seulement ont été produites, soit une chute de 32% comparativement à 1992.

Ainsi, Renault a monté localement, au 15 décembre 1993, 5.162 véhicules et en a importé 225 à fin septembre 1993. L'entreprise en avait monté 6.904 en 1992, soit une baisse d'environ 25 %. Le lancement de nouveaux modèles a permis d'amortir le choc. En 1994, la société compte poursuivre sa stratégie en mettant sur le marché la Twingo et la Laguna qui devra remplacer la R21.

Citroën se maintient

Sopriam a, de son côté, commercialisé à fin novembre 2.238 voitures de marque Peugeot contre 4.124 pour la même période de l'an passé, soit une chute de 45,7%. Elle compte juguler cette baisse par le lancement de nouveaux modèles qui sont la 106 qui viendra en remplacement de la 205 et la 306 qui prendra progressivement la place de la 309.

La marque Citroën, quant à elle, se maintient. Elle n'a perdu que 3 points. Ses ventes sont passées de 2.081 unités à fin novembre 1992 à 2.002 pour la même période de 1993. Cette marque a largement profité du lancement de la ZX.

Pour ce qui est de la marque Fiat, elle ne représente plus qu'une part infime du marché des voitures montées localement, soit prés de 6,3%. A fin novembre, 680 unités de cette marque ont été commercialisées contre 942 à la même période de l'an passé, soit une réduction de 27,8%. Ces ventes sont de loin inférieures était commercialisée en 5.406 véhicules. La carte Fiat est actuellement détenue par la Somaca. Elle est distribuée par Auto Hall et Afric Auto. n semblerait que le constructeur italien voudrait mettre de l'ordre au niveau de sa représentation au Maroc. Auto Hall pourrait reprendre la marque dans le cas d'une faillite d'Afric Auto et deviendrait entièrement responsable des performances de la marque. Une autre éventualité évoquée est que la Somaca contrôle le réseau de distribution, la commercialisation des voitures de marque Fiat n'occupant pas une part importante dans les activités d'Auto Hall.

Laïla TRIKI

(1) C f L'Economiste des 23 et 30 décembre 1993.

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