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    Economie

    Energie: Les gaz de pétrole liquéfié pénètrent l'automobile

    Par L'Economiste | Edition N°:52 Le 05/11/1992 | Partager

    En 1990, la consommation de G.P.L. dans le monde était de 134,6 millions de tonnes dont 73,3% étaient consacrés à la production d'énergie, 19,5% à l'utilisation pétrochimique et 7,2% à l'auto-traction.

    La disponibilité du produit, les progrès dans les domaines industriel et technologique, des motivations économiques et écologiques ont engendré dans tous les continents des conditions favorables pour le développement rapide de l'utilisation du G.P.L. pour l'auto-traction.

    La Hollande détient avec l'Italie le leadership mondial de G.P.L. à l'autre traction. En Hollande 14% des véhicules sont alimentés au G.P.L. L'Italie compte 1,2 million de consommateurs de G.P.L., ce qui représente 5% du parc automobile. En Espagne, où le marché du G.P.L. est encore en phase de développement, des expériences dans le domaine des transports urbains ont été effectuées. Des autobus dans les plus grandes villes ont été convertis au G.P.L. permettant ainsi d'obtenir une chute rapide des substances polluantes dans l'air et une diminution de la pollution acoustique.

    Toutefois, “il existe et demeure dans l'opinion publique, de vieilles et étranges peurs à l'égard des G.P.L. Les gens confondent la tuyauterie installée sur la voiture, capable de résister à 500 bar avec le vieux tube en caoutchouc situé derrière les fourneaux et qui n'est jamais substitué. Ils pensent que voyager avec un réservoir G.P.L. à bord de leur propre voiture signifie transporter une bombe”, explique M. Aseggiano de la société italienne BRC Gas Equipements au dernier séminaire.

    Aussi, les lois, plus ou moins récentes selon les différents pays, reflètent ces peurs. Le fait que ces lois imposent des restrictions dans le domaine de parking des voitures dans les garages ou dans les lieux souterrains en est la preuve. Des efforts de recherche, afin de créer un réservoir plus fiable, équipé d'un groupe valvulaire de haute sécurité, ont été menés par la société italienne BRC Gas Equipements.

    La société a alors présenté lors du congrès un prototype d'un réservoir dénommé "Réservoir Extrêmement Sûr". Les critères généraux du fonctionnement de ce réservoir ont été approuvés et partagés par le centre G.P.L. italien.

    Description du système

    Le réservoir doit être physiquement réalisé en deux chambres µ: une chambre “principale” de capacité

    égale à 90% environ de la capacité totale et une chambre “ secondaire de capacité égale à 10% environ de la capacité totale. La chambre principale contient le G.P.L. en phase liquide tandis que la chambre secondaire doit être normalement vide ou presque.

    En phase de remplissage, le G.P.L. doit affluer vers la chambre principale seulement où un système électronique de contrôle du niveau arrêtera l'afflux lorsque ceci atteint 89% du volume, dans la chambre principale.

    Evidemment cette quantité correspond en réalité à 80% du volume total, en garantissant le respect du pourcentage de remplissage normalement admis.

    Le système électronique de mesure du niveau dans la chambre principale, grâce à un indicateur, fournit à l'utilisateur l'information de la quantité de gaz contenue dans le réservoir.

    Si, par n'importe quelle raison, le dispositif de limitation de remplissage ne fonctionne pas correctement et il y a donc un remplissage excessif dans la chambre principale, suivi d'une phase de sur-chauffement, le G.P.L. liquide s'épanchera vers la chambre secondaire, avant que des surpressions dangereuses ne se produisent dans la chambre principale.

    Un dispositif pour le relevé du niveau du liquide est aussi installé dans la chambre secondaire, similaire à celui de la chambre principale. Toutefois, son rôle n'est pas de fournir l'indication à l'utilisateur, mais de dialoguer avec la fiche de contrôle qui agit en modes différents selon que le niveau se trouve au-dessous du seuil minimum, entre les deux seuils ou au-dessus du seuil minimum.

    Le prélèvement se fait normalement de la chambre principale, mais, dans le cas où il y a présence de liquide dans la chambre secondaire au-delà du seuil minimum, le système assure le prélèvement prioritaire de la seconde chambre jusqu'à ce que le niveau ne soit au-dessous dudit seuil.

    Si, dans la chambre secondaire, le niveau du liquide a tendance à dépasser le seuil maximum, un peu supérieur à celui minimum, le système interdira la possibilité d'effectuer le remplissage, jusqu'à ce que le niveau de la chambre secondaire soit descendu sous ce dernier seuil.

    L.T.

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