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Economie

Petit déjeuner d'Enjeux : Trésorerie: La santé du Trésor Public, le mal des entreprises

Par L'Economiste | Edition N°:52 Le 05/11/1992 | Partager

Le magazine Enjeux a réuni autour de son petit déjeuner mensuel des cadres d'entreprises pour débattre des “difficultés de trésorerie des entreprises en relation avec le Trésor”. M. Salah Hamzaoui, Trésorier Général du Royaume, a confirmé le redressement des finances publiques. En revanche, le circuit emprunté par les fonds débloqués au titre des paiements des dettes des administrations et le versement du deuxième acompte provisionnel ont été les principales préoccupations des participants.

Le problème de trésorerie des entreprises a été encore au menu du petit déjeuner mensuel du magazine “Enjeux”. Cette fois, c'était au tour du Trésor de définir sa position par rapport à cette situation. Cette institution est souvent accusée, à tort ou à raison d'être responsable, sinon en partie, de la crise de trésorerie dont sont victimes les entreprises de par la “concurrence ” jugée déloyale qu'il mène aux banques dans la collecte de l'épargne. Ses emprunts domestiques épongeraient une bonne part des ressources potentielles aux institutions financières. et par ricochet, empêcheraient celles-ci de répondre aux besoins de financement des entreprises.

Contraintes budgétaires

Pourtant, pour l'année 1992 “la situation du Trésor est meilleure que ce qu'elle était. Les ressources de l'Etat se sont bien comportée d'autant plus que le contribuable a positivement évolué affirme le Trésorier Général du Royaume. Le déficit devrait être de l'ordre de 1,5 à 1,8 % du PIB, ou 4 milliards de Dirhams, un bon signe à l'approche du terme du programme d'ajustement structurel Résultat, la Trésorerie Générale a pu dégager 3,8 milliards de Dirhams au titre des paiements de dettes de l'Administration pour soulager les entreprises. Celles du secteur privé en ont été les principales bénéficiaires avec un montant de 2,4 milliards de Dirhams, souligne le Trésorier Général.

Malgré tout, la situation n'a pas bien évolué. Selon certains dirigeants d'entreprises, les fonds n'auraient pas emprunté le circuit auquel ils étaient destinés. Ainsi, pour la plupart des entreprises le problème demeure. La politique monétaire reste, dans l'esprit de certains intervenants. l'un des principaux facteurs, de la crise.

D'ailleurs, remarque un intervenant "la bonne santé du Trésor correspond généralement à des périodes de resserrement du crédit”. Dans sa réplique, M. Hamzaoui a expliqué que le Trésor a les mêmes préoccupations que les autres agents économiques, banques et entreprises industrielles et commerciales en particulier. Il est tenu par des contraintes d'équilibre budgétaire. Il doit un bilan bancale”, souligne-t-il. Dans cette optique, il avait au préalable défini les prérogatives de la Trésorerie Générale du Royaume.

Moins de retards de paiement

Historiquement, la trésorerie générale avait pour mission principale de dresser mensuellement la situation des finances du Royaume et d'en informer le Sultan. La situation a bien évolué, explique M. Hamzaoui Maintenant. l'institution a trois fonctions Trésorier Général de l'état et des Collectivités Locales, Comptable Supérieur de l'Etat et Banquier. Relativement à ces trois fonctions il contrôle et paie les dépenses publiques réalise des recettes (recettes fiscales et produit de participations de l'Etat.

En outre, il reçoit des dépôts et émet des emprunts et des bons de Trésor. L'appel à l'épargne domestique, normal dans la pratique, porte en lui les germes de la crise, selon la plupart des intervenants. De plus, les retards de paiement de l'Administration et le problème du deuxième versement de l'acompte provisionnel ont été encore soulevés.

Sur ce second point, le Trésorier Général du Royaume s'est proposé d'apporter incessamment une réponse à ce sujet. Il précise cependant qu'il s'agit globalement d'un problème d'interprétation des textes. Il a en outre affirmé que le Trésor a connu une évolution positive en matière de règlement des dettes dus aux entreprises. Cette évolution est non seulement quantitative, mais aussi qualitative. M. Hamzaoui a précisé que les instances au niveau de la Trésorerie Générale sont nettement moins importantes en masse et en délai. En 1986, ils représentaient 15% des charges de l'Etat et les délais atteignaient environ 6 mois. En 1992, et au terme du mois de Septembre, il ne sont plus que 9,7 % et les délais réduits à 2 mois Par ailleurs, il a souligné que son Administration s'est bonifiée sur le plan de la communication et affirme que certains litiges sont maintenant résolus au niveau local de par la réorganisation du réseau.

A.D.N.

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