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International

Encore deux sommets sur l’immigration

Par L'Economiste | Edition N°:2359 Le 12/09/2006 | Partager

. Le premier en octobre, le second en décembre . Il s’agirait d’impliquer les 25 à résoudre le problème . Sécurité énergétique et compétitivité seront aussi au menu L’Espagne, l’Italie et la France vont demander que la solidarité européenne face à l’immigration clandestine soit un thème prioritaire des prochains sommets de l’UE, a déclaré le 11 septembre à Helsinki le chef du gouvernement italien, Romano Prodi. Deux sommets sont envisagés. Le premier, informel, va se tenir en octobre en Finlande. Le second va avoir lieu à Bruxelles en décembre», a souligné M. Prodi, en marge de l’Asem, sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de 38 pays d’Asie et d’Europe qui se tient dans la capitale finlandaise jusqu’à lundi. «Une action commune concerne non seulement des patrouilles conjointes, mais aussi une coopération avec les pays proches dont viennent ces immigrés pour les aider sur le plan économique», a expliqué le président du Conseil italien. Sans attendre de recevoir formellement cette demande, le président en exercice de l’Union, le Premier ministre finlandais Matti Vanhanen, a répondu positivement. Ce sommet devait être consacré à la sécurité énergétique et à la compétitivité. Le troisième sujet sera l’immigration. Il s’agit de faire admettre par les 25 que la déferlante des candidats subsahariens à l’immigration, sur les plages des îles Canaries ou les rivages italiens, n’est pas un problème bilatéral mais européen. Jeudi dernier, le président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso avait écrit aux 25 pour les appeler à plus de solidarité envers l’Espagne et les pays les plus touchés par l’afflux de clandestins. L’UE, qui ne dispose pour l’instant que d’un microbudget pour lutter contre l’immigration clandestine, a dépêché cet été aux Canaries une modeste mission pour patrouiller sur les côtes africaines d’où partent les immigrés clandestins, sous l’égide de sa jeune agence Frontex. Mais quatre pays seulement contribuent à cette mission, dont les résultats n’ont pas été très probants jusqu’à présent. Par ailleurs, Madrid a parlé pour la première fois de stopper l’immigration. Un haut dirigeant socialiste espagnol a évoqué lundi 11 septembre pour la première fois «la nécessité d’un coup de frein à l’immigration en Espagne». Le numéro deux du Parti socialiste espagnol (PSOE, au pouvoir) José Blanco a justifié cette prise de position par la saturation d’un marché du travail qui a absorbé deux millions de migrants en dix ans de croissance économique à marche forcée. Ce responsable a même estimé que «l’immense majorité» des quelque 800.000 étrangers actuellement en situation irrégulière en Espagne «devront être expulsés», un discours inédit au sein de la gauche espagnole.L’Espagne connaît l’un des plus forts taux de croissance économique de la zone euro. Elle a vu en 10 ans l’immigration multipliée par dix. Un phénomène entamé sous les gouvernements conservateurs de José Maria Aznar (1996-2004). Entre 1996 et 2006, le nombre d’étrangers légalement installés dans le pays y est passé de 257.000 personnes à quelque 2,8 millions. Dans le même temps, l’Espagne est parvenue à réduire sensiblement un taux de chômage qui se rapprochait au 2e trimestre 2006 (8,43% de la population active) de la moyenne de la zone euro (7,8% en juillet). Synthèse L’Economiste

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