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Economie

Emploi: Le CNJA remet à plat les stratégies rurales

Par L'Economiste | Le 17/10/1991 | Partager

En se penchant sur le chômage rural, la deuxième session du Conseil National de la Jeunesse et de l'Avenir (1) a fait un diagnostic des maux de la campagne. Elle a proposé 33 mesures pratiques, chiffrées et assorties d'un calendrier. Mais plus encore que lors de la première session, consacrée à l'emploi des jeunes diplômés, cette deuxième session s'est attachée à analyser les méthodes d'action.
C'est ainsi qu'elle a formulé des critiques, pas toujours voilées, à l'encontre des modes d'intervention existant aujourd'hui en milieu rural. La principale des remarques porte sur les carences de coordination entre intervenants et la faible marge d'initiative laissée aux populations, ...
Curieusement, les travaux de la deuxième session ont eu assez peu d'échos dans l'opinion publique (urbaine): cette dernière reste focalisée sur la question de l'emploi des diplômés.

Les études du CNJA prennent soin de souligner les «particularités et les contraintes pesant sur la politique d'emploi dans le monde rural». Elles insistent sur les «approches intégrées et régionalisées», au point d'en faire une condition de la réussite du Programme d'Action où sont rassemblées les 33 propositions pratiques.
Toujours au niveau des principes de base, le CNJA pose, en guise de préalable, «la rationalisation des interventions publiques (...) et la coordination des diverses actions». Il préconise d'établir une «carte des zones d'actions prioritaires devant bénéficier du soutien et de l'engagement de l'ensemble des partenaires».

 

Centres-relais

L'une des premières invitations du Conseil est de changer de mode de raisonnement pour travailler à la promotion du monde rural: «se détacher de l'optique classique de l'aménagement du territoire et (le) concevoir dans le sens d'une complémentarité et d'une solidarité ville-campagne».
De manière un peu plus opérationnelle, il envisage l'application de la stratégie des «centres-relais», et les conçoit comme devant être capables d'offrir des conditions et une qualité de vie «auxquelles aspirent les populations rurales». Bien évidemment, cette proposition de principe débouche sur une série d'actions au niveau des insfrastructures de base. Celles-ci constituent, si l'on veut bien y inclure les actions de formation, l'essentiel des coûts prévisionnels du Programme d'Action.
La deuxième invitation du CNJA est de ne pas percevoir le développement rural selon l'angle unique du développement agricole. De cette invitation, découlent les recommandations quant à la conduite d'actions simultanées: créer des opportunités d'investissement, relever le niveau des infrastructures, améliorer les salaires, consentir des efforts supplémentaires en matière d'éducation, ... Le CNJA rappelle à cette occasion que la réussite des politiques sectorielles dépend «de leur degré d'intégration à la stratégie d'aménagement de l'espace».
Sans dire s'il vise un ou plusieurs ministères en particulier, le CNJA recommande de «dépasser l'optique technico-administrative, qui traite les problèmes du monde rural au niveau central». Il propose de «responsabiliser les services extérieurs eux-mêmes imprégnés des particularités locales et régionales». De même, le Conseil pose comme principe la respon-sabilisation des «acteurs locaux et régionaux» et considère que la «commune rurale constitue l'élément de base».
Etant donné que la commune seule ne se prête pas toujours aux aménagements de grande envergure tels que ceux que l'on trouve dans les 33 mesures du Programme d'Action, le CNJA voudrait voir réactivée «la notion de coordination et de partenariat préconisée par la Charte de 1976». Ces regroupe-ments, estime-t-il, permettraient de dépasser les «artifices sur lesquels se fondent parfois les découpages administratifs», sans pour autant revenir à la centralisation.
Empruntant aux entreprises des notions de management, le Conseil souligne l'intérêt de motiver les populations. Il en fait aussi une condition pour le Programme d'Action. Il attire tout spécialement l'attention sur les difficultés vécues par les petites exploitations, surtout dans le bour et considère que la recherche de solutions pour ces exploitations sera un élément motivant.

 

Données rares et peu fiables

Parallèlement, le CNJA suggère de moderniser l'encadrement professionnel en milieu rural, car il y voit un vecteur d'élévation de la productivité et donc de la promotion de l'emploi. Il cite expressément: la restructuration des organisations professionnelles, le renforcement des actions des Centres de Travaux et l'auto-organisation des populations rurales.
Témoin de la faible connaissance du monde rural, les données chiffrées sont rares et peu fiables. On sait que le monde rural est le domaine par excellence du sous-emploi. Hors ce sous-emploi, 46% des chômeurs seraient des jeunes de moins de 25 ans et le chômage frapperait davantage des jeunes instruits. Par région, le niveau de chômage varie consi-dérablement: 15% dans l'Oriental, 9% dans le Centre-Sud, au dessous de 5% dans les autres régions. Ces données sont à considérer avec la plus grande prudence.
Les études du CNJA qualifient de «peu opérant» le marché de l'emploi rural. L'auto-emploi absorberait jusqu'à 84% de l'ensemble de la main-d'oeuvre. Le travail saisonnier intéresse près de 13% de la main-d'oeuvre. Etant donné que les micro-exploitations couvrent 68% de la surperficie agricole utile, le marché du travail qualifié est marginal. Il dépend, note le CNJA, de la sensibilité de l'employeur, lui-même rarement instruit, aux avantages de la formation.
Cette situation débouche, tout naturellement sur les migrations, avec, phénomènes nouveaux, un rajeunissement des migrants (20 ans en moyenne au lieu de 30 ans) et une féminisation (les femmes migrantes sont devenues majoritaires).

M.C.
(1) La deuxième session a eu lieu à Rabat, les 7, 8 et 9 Octobre 1991
 

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