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Economie

Assemblée générale du FMI et la Banque Mondiale : L'aide au développement en panne

Par L'Economiste | Le 17/10/1991 | Partager

Les pays du Tiers-monde, en proie au marasme économique et lourdement endettés, ont, lors de la 46ème assemblée générale de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international tenue à Bangkok, clairement exprimé qu'il n'est de problèmes plus pressants que de retrouver le chemin d'une croissance durable.
Ils ont, à cet effet, vivement réclamé des fonds «additionnels».

Si ces fonds demeurent, cependant, «vitaux», il ne faudrait en aucun cas perdre de vue qu'ils sont «insuffisants». Ils doivent en effet, être accompagnés d'autres mesures comme annoncé par M. Michel Camdessus, directeur général du FMI :
- alléger le service de la dette des pays les plus pauvres et les plus endettés;
- soutenir les P.V.D. fortement endettés et ayant évité le rééche-lonnement de leurs dettes;
- étendre aux pays à faibles revenus, la réduction de dette récemment accordée à l'Egypte et à la Pologne;
- réduire des 2/3 la dette des pays africains les plus pauvres;
- appeler les pays industrialisés à lever leurs barrières protec-tionnistes;
- réduire, voire supprimer, les dépenses militaires et fournir des efforts dans les investissements plus productifs.
A propos de mesures protec-tionnistes, le groupe des 24 (groupe des pays en voie de développement) se plaint de «l'hostilité de l'environnement international».
Il affirme à ce titre que sur 24 pays membres de l'OCDE, 20 sont «plus protectionnistes qu'il y a 10 ans».
Rudolf Holmes, ministre colombien des Finances et actuel président du G24, a précisé que les P.V.D. craignaient d'être «laissés de côté».
Le peu d'importance accordée, par la presse dans sa relation de l'assemblée générale, aux P.V.D. serait-elle révélatrice?
Malgré l'appel de M. M. Camdessus qui voudrait que les pays industrialisés dominant le FMI, soient plus généreux vis-à-vis du Tiers-monde, la réticence du Congrès américain pose problème. Ce dernier est en désaccord avec la stratégie de réduction des dettes.
Le Secrétaire américain au Trésor, M. Nicholas Brady, a donc insisté sur la nécessité de trouver une solution. Rappelons qu'un plan de réduction de la charge de la dette porte son nom.
La croissance va repartir... si on résorbe les déficits budgétaires.
Le FMI a présenté, mercredi 9 octobre, ses prévisions sur l'économie mondiale.
En rappelant que l'année 1991 a été mouvementée (récession aux Etats Unis, en G.B. et au Canada, stagnation dans le Tiers-monde et en Europe, crise en URSS et guerre dans le Golfe), M. Michel Mussa, nouveau directeur du département des études du FMI déclare «la récession est terminée».
Mais cet optimisme ne jouit pas de l'aval de nombreux pays car «l'économie mondiale reste caractérisée par des faiblesses largement étendues» déclare le secrétaire au Trésor américain, M. Nicholas Brady.
Qu'en est-il exactement ?
Malgré une augmentation de 2,3% du PIB, le revenu par tête a, en raison de la poussée démographique, baissé de 0,7% par an.
Pourtant, nombreux sont les pays africains ayant adopté des programmes d'assainissement, à savoir la lutte contre les déficits budgétaires et l'inflation.
Mais, ces efforts ont été neutralisés par les données de l'environnement mondial.
La situation est d'autant plus alarmante que le poids de la dette est extrêmement important : 270 milliards de dollars.
Vouloir prêter assistance aux P.V.D. est un fait, réduire cette aide en est un autre.
En effet, de 1986 à 1990, les apports nets de capitaux ont baissé de 5%, ce qui prouve bien que l'aide du Nord a tendance à se contracter.
En ce qui concerne plus particulièrement le Maroc, M. M. Camdessus, directeur générale du FMI, s'est félicité, à l'occasion du voyage de S.M. Le Roi aux Etats Unis, des mesures prises par le Royaume.

 

Asie, zone plus active

Selon le FMI, le taux de croissance de la zone asiatique sera quatre fois plus important que la zone moyenne mondiale, soit 5%.
D'autres Etats tels que la Thaïlande, avec un taux de croissance de 8%, et la Malaisie s'alignent presque sur les performances des quatre dragons (Taïwan, Hong Kong, Corée du Sud et Singapour).
Etant principalement exportateurs, les pays de l'OCDE ont, du fait de la conjoncture mondiale, été touchés. Néanmoins, par le biais de nouvelles mesures telles que les investissements publics, les pays d'Asie du Sud-Est comptent améliorer leur situation.
Quant au Japon, nul doute qu'il détient le trophée de la croissance malgré ses quelques problèmes financiers et la spéculation boursière et immobilière qu'il tente, d'ailleurs, de réduire par l'application de taux d'intérêts élevés.
En raison de la guerre du Golfe et du ralentissement économique mondial, le PIB du Moyen-Orient risque d'afficher ne baisse de 4%.
Cependant, si la croissance mondiale se déclenche comme prévu par le FMI, elle pourra servir de catalyseur, notamment aux pays exportateurs de pétrole.

 

Amérique Latine : imitation du modèle chilien

Le problème de la dette demeure toujours. Cependant, Santiago affiche une expansion de 4% à 6% par an, un excédent commercial de 1,3 milliards de dollars en 1990 et une maîtrise de l'inflation ramenée aux environs de 15%.
Le Chili est redevenu solvable,... mais 160.000 familles y sont classées dans la catégorie des personnes n'ayant pas de quoi se nourrir.

 

Europe : faibles performances

Pour sortir de la crise, les Etats européens mènent des politiques d'assainissement budgétaire et monétaire à l'exception de l'Allemagne qui paie encore le prix de sa réunification.
Cette politique d'assainissement repose sur le contrôle de la demande afin de limiter l'inflation et de rétablir deux grands équilibres : balance commerciale et dépenses publiques.
Les résultats de cette politique restent timides puisque, toujours, selon le FMI, l'expansion française ne dépassera pas 2,4% en 1992 contre 1,3% en 1991.
Par ailleurs, la croissance modérée de la CEE ne permettra pas d'infléchir le taux de chômage : 9,5% en France contre 8,5 en G.B., 11% en Italie et enfin 5,9% en RFA.
Quant aux pays de l'Est, les indicateurs économiques restent... au rouge mais, si les efforts de restructuration sont maintenus, il y a lieu de rester optimiste.

 

Etats-Unis : «Reprise ou illusion?»

Selon les experts du FMI, la reprise aura lieu avant la fin de l'année.
Pourtant «la principale migraine» de George Bush porte sur la récession.
Avec une chute de 0,5% d PNB, un déficit budgétaire de 350 milliards prévus pour 1991-92, comment réaliser le «rebond».
La Présidence américaine accuse le «Crédit crunch» c'est-à-dire la raréfication des prêts bancaires. En effet, la Réserve Fédérale a agi sur le loyer de l'argent en le comprimant de 8 à 5%.
Pourtant, le montant des prêts accordés par les banques aux entreprises et au commerce, a enregistré une baisse de 3%.
D'autre part, la masse monétaire s'étant contractée, certains craignent que, pour lui donner un coup de fouet, l'on soit obligé de réduire davantage les taux au risque de provoquer une plus importante inflation !
Le FMI est pourtant convaincu que l'inflation est désormais maîtrisée dans les pays industrialisés.
Pour sortir de cette impasse, l'Administration Bush a essayé d'ouvrir quelques voies :
- augmenter le volume des actions «privilégiées» afin de renforcer les fonds propres des banques;
- réglementer la manière dont les prêts non performants (crédits à l'immobilier) sont recensés.
Le contenu de ces mesures «séparatrices» n'a pas été détaillé. Les milieux bancaires laissent croire que ces réformes sont le signe d'une difficulté, voire incapacité, à relancer l'économie américaine.

 

URSS : Une économie chaotique

Au centre des débats, l'URSS semble bien entourée. Comme promis à Londres, les pays du G7, «retroussent leurs manches» et passent au concret.
Le G7 propose de participer directement aux réformes sans pour autant se prononcer sur l'idée d'une aide financière, ce qui viendra certainement par la suite.
Cette participation directe ne semble guère plaire aux Soviétiques car il s'agira d'une immixion et non d'un soutien.
Après un long débat, Giorgi Yavlinsky a exprimé sa satisfaction sur les propositions de l'Assemblée générale. Bien qu'ayant affiché un consensus, le G7 n'est pas parvenu à s'entendre sur trois points :
Le premier concerne la dette soviétique estimée à plus de 60 milliards de dollars. Les pays européens, notamment l'Allemagne concernée par 38% des engagements soviétiques, ont refusé l'idée d'un moratoire sur les prochaines échéances à régler par Moscou.
Le second point porte sur la question de l'aide alimentaire estimée à 7,5 milliards de dollars. Les Américains et les Européens, ayant chacun déboursé 2,5 milliards de dollars, estiment que leur participation est déjà importante.
C'est sur ces chiffres que les Sept sont en désaccord.
Enfin, la troisième cause de discorde relève du statut de l'URSS au FMI: la participation d'un pays aussi grand risquerait de modifier les pouvoirs et de lui donner droit à d'importants crédits.

Synthèse de Hakima EL MARIKY.

 

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