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    Logistique: Toute une palette de métiers méconnus

    Par L'Economiste | Edition N°:2879 Le 13/10/2008 | Partager

    . Les ouvriers qualifiés, une denrée rare sur le marché. Les organismes de formation se focalisent sur des profils «cadres». Alors que le marché est surtout demandeur d’agents de maîtrise La demande des métiers du transport et de la logistique explose véritablement depuis 4 à 5 ans et prend une importance croissante dans les entreprises. Si les postes à pourvoir se trouvent chez les prestataires de services car la logistique des stocks devient une affaire de spécialistes, les industriels sont de plus en plus en quête de spécialistes de la supplychain et de logisticiens. Pour Edern Lalanne, responsable logistique chez Geodis Maroc, «l’importance des profils se joue non seulement au niveau de la formation, mais bien plus encore au niveau de l’expérience». Ce sont des «hommes de terrain» qui sont privilégiés, quitte à les former en interne, une option que choisissent beaucoup d’entreprises. Pour le responsable de la filiale marocaine de Geodis, dont les deux premiers gros clients sont Unilever Maghreb et Wana, et récemment le groupe Nestlé en Tunisie, les métiers de la logistique et du transport occupent une place essentielle dans le marché de l’emploi. Si, auparavant, la plupart des multinationales internalisaient leur logistique, la plupart d’entre elles choisissent de plus en plus de confier à des prestataires spécialisés la gestion de leurs stocks, le suivi des approvisionnements et la livraison clientèle. Ce mouvement s’étend aussi aux enseignes de la distribution moderne, suivant le même schéma que l’on avait observé en Europe. Mais en face de ces opportunités d’emploi, le système éducatif semble avoir été pris de court. Il est quasiment déconnecté. Consultant en solutions logistiques, Philippe Pillaud confirme: «Cette situation ne date pas d’hier, mais il est évident que la demande en main-d’oeuvre dans ce secteur est aujourd’hui beaucoup plus importante, ce qui crée un déséquilibre profond au niveau de la production». La plupart des programmes dans les vitrines des établissements d’enseignement proposent des formations bac+5 alors que les entreprises manquent cruellement d’ouvriers spécialisés et d’agents de maîtrise. L’offre de formation est donc axée davantage sur les officiers alors que la demande porte surtout sur les soldats. Plusieurs universités et grandes écoles d’ingénieurs publiques proposent des programmes de masters (payants) en logistique, devenue un véritable filon. Les facultés des sciences économiques et juridiques de Mohammédia, Tanger et d’Agadir proposent une maîtrise en génie logistique. L’Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) de Tanger a aussi ouvert, depuis 2007, un master spécialisé de logistique et transports. La proximité de TangerMed et l’écosystème qui va avec sont une aubaine pour les établissements d’enseignement implantés dans la région. Pour peu qu’ils en saisissent l’opportunité. «Nous sommes en quelque sorte privilégiés car la proximité du site TangerMed confère aux métiers de la logistique et des transports un rayonnement spectaculaire», confie Houdaifa Ameziane, directeur de l’ENCG. Des partenariats avec TangerMed ont été conclus en vue de faciliter les stages et, plus tard, l’intégration des lauréats sur le marché.


    Qui fait quoi

    Responsable d’entrepôtLe responsable d’entrepôt coordonne une équipe, il sert également de relais entre les clients, les approvisionneurs et les destinataires des marchandises, dont il a la charge, en tenant compte des contraintes de stockage et déstockage selon les produits. Il évolue dans la grande distribution, chez les industriels ou chez les prestataires du service logistique aux entreprises. Profil: bac + 2 (formation universitaire ou en école privée, section «logistique»). Responsable logistique De la fabrication d’un produit jusqu’à sa livraison chez le client, en passant par son acheminement, rien, ou presque, n’échappe au responsable de la logistique. Ses missions sont multiples: il gère l’approvisionnement des fournisseurs en matières premières, traite les commandes, assure le stockage et participe au planning de production. Profil: bac + 2 à bac + 4 (diplôme d’ingénieur ou école de commerce, complété par une spécialisation en logistique). Directeur d’exploitationLe directeur d’exploitation supervise et coordonne l’ensemble des personnes chargées de l’organisation des transports ( exploitation, affrètement, quai). Il veille également à la rentabilité du service exploitation selon les objectifs définis par la direction générale ( commerciaux, qualitatifs ) et anime une équipe.Magasinier: Il existe plusieurs filières dans le magasinage: distribution, pièces détachées, messagerie, magasin d’entreprise. Quelle que soit la filière, les tâches essentielles du magasinier sont la réception des marchandises, la mise en stock, la préparation des commandes, l’expédition des produits, la gestion informatisée des stocks et la vente. Profil: niveau bac ( une formation de deux ans dans un centre de formation d’apprentis type OFPTT ou en alternance stage/études dans un lycée professionnel).


    Avis d’expert Larbi Bencheikh, DG de l’OFPPT
    . Tous les programmes sont étudiés avec les professionnels. Des formations anti-chômage- L’Economiste: Quelles sont les différentes formations en transport et logistique proposées par l’OFPPT?- Larbi Bencheikh: Les formations qualifiantes qu’offrent ces centres sont déterminées, je le rappelle, en étroite concertation avec les professionnels. Elles couvrent les filières d’agent visiteur du contrôle technique d’automobile, conducteur routier de marchandises et conducteur routier de voyageurs. Dans le cadre d’un projet d’extension pour répondre aux besoins du secteur de la logistique, ces instituts abriteront prochainement des cursus de formation spécialisée dans les différents métiers liés à ce secteur.- Quels sont les débouchés de vos lauréats et quelle est leur valorisation sur le marché?- Les lauréats de nos centres exercent dans plusieurs domaines tels que l’exploitation, le transport routier des voyageurs ou des marchandises, le transport des matières dangereuses ou frigorifiques et périssables, la réparation mécanique d’engins à moteurs, la sécurité et prévention routière, la conduite du chariot élévateur. J’aimerais à ce sujet rappeler que nous enregistrons dans ce secteur des taux d’insertion très élevés, avoisinant les 100%. Les salaires varient selon les métiers et le domaine d’activité de 3.000 à 4.000 dirhams pour le transport routier des voyageurs à 12.000 dirhams pour le transport international. Concernant la carrière, nos lauréats peuvent évoluer du transport urbain vers le transport international, du transport des marchandises au transport des matières dangereuses, de contrôleur technique à gestionnaire d’entreprise dans le transport. Ils peuvent aussi prétendre à des formations de cadres supérieurs dans de grandes écoles, notamment à l’étranger.F. A. A.
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