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    Emploi et Carrière
    Masse salariale
    Déconnectée de la réalité malgré son évolution

    Par L'Economiste | Edition N°:2879 Le 13/10/2008 | Partager

    . 61,7 milliards de dirhams en 2007 contre 33,8 milliards en 1998. Commerce, BTP et services…les secteurs qui déclarent le plusELLE a presque doublé en dix ans. La masse salariale déclarée à la CNSS est passée de 33,8 milliards de dirhams en 1998 à 61,7 milliards en 2007. Ce qui renseigne sur l’activité économique et les efforts fournis pour amener les entreprises à déclarer leurs salariés. En dix ans, l’investissement s’est accéléré dans plusieurs secteurs. De grands chantiers ont été lancés dans le BTP (autoroutes, TangerMed), dans l’immobilier avec les programmes de logement social et également dans les services. La plus forte progression est enregistrée entre 2006 et 2007, période durant laquelle la masse salariale a augmenté de 8,77%. Les grands chantiers d’infrastructure, les délocalisations, le développement des grandes surfaces… ont été derrière la création de milliers d’emplois au cours des dernières années. «Le marché du travail a évolué dans un contexte marqué par le renforcement de l’embauche. La population active a évolué de plus de 3% et l’économie nationale a créé plus de 310.000 emplois nets. A la CNSS, nous le constatons», analyse Mohamed Afifi, directeur stratégie à la CNSS. Il ajoute qu’«en 2008, l’évolution de la masse salariale est de deux chiffres». Le commerce représente la part la plus importante en termes de masse salariale déclarée (16,4%). Il est suivi par le BTP et les services avec respectivement 12,8% et 12,7%. Le textile et confection ou encore l’hôtellerie et la restauration représentent respectivement 7,3% et 3,9% de la masse salariale déclarée. Si pour les premiers le travail au noir recule, dans les seconds il bat toujours son plein. Le phénomène est surtout répandu dans la restauration ou la sous-déclaration est importante. Ce sont le BTP, le commerce et les services qui ont contribué à l’augmentation de la masse salariale (à hauteur de 0,93% et 1,86%), rejoignant ainsi les statistiques et l’analyse du Haut commissariat au plan. Mais nous sommes encore loin du schéma selon lequel toute création d’emploi dans le privé est automatiquement déclarée à la sécurité sociale. Certains chefs d’entreprises conçoivent toujours cette déclaration comme un luxe à accorder une fois leur investissement rentabilisé. L’analyse des statistiques de la CNSS relève aussi la saisonnalité de l’emploi. Le nombre de salariés ayant bouclé 12 mois en 2007 ne dépasse pas 725.728 personnes contre 710.106 en 2003. Autrement dit, seuls quatre salariés sur dix sont déclarés durant toute l’année et disposent donc d’un emploi régulier. En principe, la moyenne des déclarations tourne autour de 9 mois. Un phénomène qui s’explique aussi par «la sous-déclaration». Autre particularité, 40% des salariés gagnent toujours moins que le smig et 10% seulement sont à plus de 6.000 dirhams de rémunération. En 2007, la masse salariale plafonnée représente 70% de la masse salariale réelle. Ce qui veut dire que 30% de cette dernière échappe aux cotisations CNSS. Ce rapport s’était amélioré en 2002 (73,81%) suite à la revalorisation de 5.000 à 6.000 dirhams du plafond de salaire mensuel. Et ce, avant de s’inscrire dans une tendance baissière. Une situation qui s’explique par la vitesse de croissance de la masse salariale réelle qui dépasse celle de la masse salariale plafonnée.


    Assainissement

    L’ANALYSE de l’évolution de la masse salariale relève aussi qu’entre 1990 et 1997 la masse salariale a enregistré de fortes augmentations parfois même à deux chiffres. En 1991 en particulier, l’augmentation tournait autour de 13,68% (elle est passée à 21,79 milliards de dirhams contre 19,17 milliards en 1990). Cette période coïncide avec le début de la fin du protectionnisme au profit de la libéralisation et aussi par l’abandon de l’encadrement du crédit par la Banque centrale. Mais ces changements économiques ne sont pas derrière la hausse de la masse salariale déclarée à la CNSS. C’est plutôt le résultat des efforts fournis pour assainir cette rubrique puisque les chiffres concernant cette période sont corrigés et assainis. Le début des années 90 a connu l’élaboration par la CNSS de la première étude diagnostic de son schéma d’information qui a relevé les défaillances dans la saisie des bordereaux de déclaration de salaire (BDS). C’est d’ailleurs suite à cette étude que les structures chargées de cette déclaration ont été unifiées et la saisie en «temps réel» mise en place.Khadija MASMOUDI

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