×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Emploi et Carrière
Classes d’excellence: Premiers couacs

Par L'Economiste | Edition N°:3371 Le 28/09/2010 | Partager

. Opérationnel à Nador et Guelmim, le programme bloque à Rabat. Une cinquantaine d’élèves victimes de dysfonctionnements administratifsTension au sein de l’Académie de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. Les «petits génies» marocains sont en colère. En effet, les élèves qui devaient intégrer les classes d’excellence au lycée Moulay Youssef, à Rabat, manifestent leur dépit devant l’établissement. Soutenus par leurs parents, ils désapprouvent la décision de la non-ouverture des classes d’élites de la région. Annoncées pour la rentrée 2010-2011 par le ministère de l’Education nationale, celles-ci devaient accueillir les meilleurs élèves des académies du Royaume après une sélection très rigoureuse. Opérationnel à Nador et Guelmim, il semble que le programme bloque à Rabat. A l’heure où nous mettions sous presse et malgré plusieurs appels téléphoniques, le ministère de l’Education nationale est resté injoignable. Après avoir réussi le test d’admission précédé par une présélection basée sur les notes des candidats, ces derniers – une cinquantaine environ - ont fait, comme convenu, leurs inscriptions le 6 septembre auprès des services administratifs du lycée Moulay Youssef. Mais, à la rentrée, ils ont eu la surprise de voir que les classes qui devaient les accueillir ne sont pas opérationnelles. Furieux, les élèves accompagnés de leurs parents ont essayé de comprendre la raison de ce revirement. «Nous nous sommes adressé à la directrice de l’académie régionale de Rabat, qui n’a pas été très convaincante. On nous a dit que les critères d’excellence n’étaient plus valables. On est victime de dysfonctionnements administratifs», affirme une mère d’élève. En clair, c’est le flou total. Mais les malheureux «génies» n’ont pas l’intention de baisser les bras. Rappelons que la création de classes d’excellence avait été annoncée en mai dernier. Une note ministérielle avait été adressée dans ce sens aux différentes académies du Royaume. Dans un premier temps, elles devaient ouvrir à Rabat, Guelmim et Nador. La mission de ces établissements est d’accueillir les meilleurs élèves orientés vers les troncs communs littéraires scientifiques et technologiques. Une sélection rigoureuse et un test d’admission ont été prévus pour le choix des candidats. Un effectif de 96 élèves a été fixé pour l’opération 2010-2011. Chaque classe doit accueillir un nombre maximum de 20 élèves, afin de garantir une bonne qualité d’enseignement. Quant au profil des candidats, il doit obéir à certaines exigences. Ces derniers ne doivent pas être des redoublants, et doivent avoir une moyenne générale supérieure à 16 sur 20. Les lycées sont tenus d’assurer non seulement l’enseignement mais aussi le gîte et le couvert. «Les cours ont démarré le 16 septembre, avec 2 classes scientifiques et une classe tronc commun technologique. Pour l’hébergement, la délégation provinciale de l’éducation a mis en place des solutions provisoires, dans l’attente d’une réforme d’aménagement total du lycée», affirme Ayad Azurar, directeur du lycée Abdelkrim El Khattabi à Nador. Idem pour le lycée technique de Guelmim qui a accueilli 52 lycéens dans ses classes d’excellence. «Nous n’avons aucun problème à ce niveau. Les élèves et les enseignants sont extrêmement motivés», assure la direction du lycée. A noter que les deux établissements bénéficient du soutien financier du ministère de l’Education nationale qui prend en charge leurs budgets d’aménagement, d’équipement et du fonctionnement. Alors pourquoi, à Nador et Guelmim, le programme fonctionne et pas à Rabat. Là, les élèves devront payer l’internat et seront intégrés dans une classe de plus de 34 élèves. «Les promesses n’ont pas été tenues», affirme un parent d’élève. Intissar BENCHEKROUN

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc