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Emploi et Carrière
Au secours, mon mari s’immisce dans mon travail

Par L'Economiste | Edition N°:3371 Le 28/09/2010 | Partager

. Une situation qui peut être pénalisante pour l’épanouissement professionnel. La communication pour éviter les conflitsLe couple d’aujourd’hui affronte des défis relativement nouveaux. Notamment gérer une famille et des responsabilités professionnelles. Et c’est encore plus difficile pour la femme qui doit «honorer son rôle de maman» et ses devoirs envers son patron. De tous les côtés, on exige beaucoup des femmes. Au travail, elles doivent faire preuve de «plus de compétence» que leurs collègues masculins. Et souvent pour un salaire inférieur ou, au mieux, égal. A la maison, le niveau d’exigence est aussi élevé. Les femmes doivent savoir tenir le foyer, s’occuper des enfants et être disponibles pour leur époux. Une situation stressante, mais qu’elles arrivent relativement à bien gérer. En outre, de nombreux conjoints demandent à leur épouse d’ abandonner leur travail pour se consacrer exclusivement à la maison et aux enfants». Ce qui peut provoquer bien des conflits dans le couple car cela remet en question «le contrat» établi au début du mariage. Certes, une femme qui travaille est moins souvent présente et moins disponible qu’une femme au foyer. Et c’est prouvé, la mère de famille réalise un exploit en remplissant les deux rôles à la fois. Mais le mari peut-il intervenir dans le travail de sa femme, voire l’empêcher tout simplement d’avoir un emploi? D’un point de vue juridique, le mari n’a aucun droit d’intervenir ou interdire le travail de sa femme. Selon l’article 4 du code de la famille, «le mariage… a pour but la fondation d’une famille stable sous la direction des deux époux». En clair, la responsabilité est partagée. «Beaucoup de femmes sont dans l’ignorance. La majorité d’entre elles croit encore que le mari peut les empêcher de travailler. Juridiquement, toute femme pourra s’engager dans un contrat de travail ou d’autre type, sans avoir à demander l’autorisation de son époux. Cependant, un consentement entre les deux parties est préférable dans ce genre de situation», selon la Ligue démocratique pour les droits de la femme (LDDF).Souvent, le travail de la femme passe pour une lubie passagère, une activité secondaire qui la distrait et l’occupe tout en rapportant un salaire d’appoint. On admet relativement bien qu’elle travaille pour permettre au couple de boucler ses fins de mois. Mais dès que les problèmes financiers sont résolus, son activité semble presque anormale et injustifiée. Ce qui ne semble pas logique pour certaines femmes, qui estiment que le travail permet la satisfaction des ambitions personnelles, l’ouverture sur d’autres horizons, l’élargissement des contacts, l’indépendance et l’épanouissement.«Un homme doit comprendre que sa compagne a besoin pour son équilibre de sortir de son environnement familial. Une activité bénévole ne saurait suffire. Le salaire valorise son travail et le justifie aux yeux des autres», explique une femme chef d’entreprise. Du côté de l’employeur, l’article 9 du code du travail stipule qu’il «est interdit, à l’encontre des salariés, toute discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, le handicap, la situation conjugale… ayant pour effet de violer ou d’altérer le principe d’égalité des chances ou de traitement sur un pied d’égalité en matière d’emploi ou d’exercice d’une profession».Toutefois, dans la pratique, les choses semblent prendre d’autres voies. Supposant qu’une femme occupant un poste de responsabilité dans l’entreprise est amenée à voyager pour une affaire professionnelle ou à faire des heures supplémentaires, son conjoint a-t-il le droit d’intervenir pour empêcher le voyage? Non. La démarche du mari est très pénalisante pour l’employée car l’employeur va désormais la confiner dans un poste sans possibilité d’évolution. «On ne pensera plus à elle pour la prochaine promotion, ni pour le nouveau poste, ni pour le nouveau projet», explique une consultante RH.


Avant la réforme

Avant la réforme du code du travail, la femme ne pouvait pas s’engager dans un contrat de travail sans l’autorisation formalisée de son mari. Dans ce cas, la jurisprudence conférait le droit à l’homme d’intervenir si le contrat arrive après le mariage. Sinon, dans le cas contraire, il ne pouvait pas s’y opposer.«Avec l’adoption du nouveau code, le mari n’a plus le droit de s’opposer au travail de sa femme, ni intervenir. Le droit marocain a confié à la femme l’entière responsabilité de sa vie professionnelle», affirme Ahmed Laksiwar, conseiller en législation du travail. Intissar BENCHEKROUN

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