×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Dossiers

Emploi & Carrière
Marché du travail: Comment insérer les cas désespérés

Par L'Economiste | Edition N°:1735 Le 29/03/2004 | Partager

. Premier bilan des clubs de recherche d'emploi. Le concept est développé par l'Anapec. Un job après 18 jours L'Anapec redore son blason. L'expérience des Clubs de recherche active de l'emploi (CRAE) est prometteuse. Certes, la prestation en est encore à ses débuts, mais elle assure déjà un taux d'insertion avoisinant les 95%, à en croire les responsables de l'Agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences. Jusqu'ici, seuls 48 chercheurs d'emploi ont profité de cette prestation, depuis son lancement en 2002. Mais, les CRAE ont d'autant plus de mérite qu'ils réussissent à placer des profils difficilement insérables. Ces derniers sont recrutés parmi les chômeurs de longue durée (4 ou 5 ans, voire davantage), ayant très peu ou pas d'expérience professionnelle du tout. L'idée est simple. Elle consiste à sélectionner 8 à 10 personnes pour suivre un programme intensif de recherche d'emploi. Guidées par des conseillers spécialisés, elles apprennent en groupe, et dans l'action, comment acquérir une autonomie. Les CRAE emploient des techniques et des outils jugés efficaces et reconnus à l'échelle mondiale, affirment les responsables de l'Anapec. De même, des méthodes de recherche intensive et structurée sont employées. Ainsi, les candidats sont tenus de participer au CRAE 6 heures par jour durant 3 semaines. Il ne s'agit pas de cours, mais de mise en pratique de méthodes, d'échanges, d'un travail de groupe… Les conseillers, onze pour le moment, ne font que parrainer et c'est aux bénéficiaires d'accomplir toutes les démarches. “Tous les moyens sont mis à leur disposition. Ils ont un local entièrement équipé: Internet, téléphone, fax, photocopieurs, annuaires, TV, magnétoscope, journaux… Et même des cartes de visite personnalisées”, affirme Anouar Alaoui Ismaïli, directeur de l'Anapec Casa-Anfa, lui-même fervent adepte du concept. Et pour cause, il est ex-conseiller spécialisé dans les CRAE. Il est d'ailleurs parmi les premiers à avoir été formé sur la prestation au Canada où il a participé à l'animation d'ateliers de recherche d'emploi. “C'est une démarche qui me tient réellement à coeur, car j'ai pu constater les résultats sur le terrain”, témoigne-t-il. Aujourd'hui, il est considéré comme personne ressource, c'est-à-dire qu'il parraine les conseillers CRAE. L'objectif de la démarche, qui est gratuite, est de changer complètement la manière d'aborder le marché de l'emploi. Car, dans la majorité des cas, les chercheurs d'emploi se contentent d'éplucher les petites annonces presse. “Le plus chez nous, c'est de leur apprendre à détecter le marché caché et à dénicher des pistes d'emploi, en suivant par exemple le démarrage de nouvelles entreprises, en lisant les articles de presse…”, explique Anouar Alaoui Ismaïli. Après une semaine de prises de contact environ, les participants commencent à voir le fruit de leur labeur. Ils arrivent à décrocher des rendez-vous ou des entretiens, ce qui contribue à changer leur perception du marché de l'emploi, est-il souligné. Au bout de trois semaines, quelques-uns seront placés, d'autres auront au moins passé des entretiens et construit un portefeuille d'opérateurs et de décideurs économiques. “C'est important dans la mesure où ça permet de surmonter une barrière psychologique et de savoir que ce n'est pas uniquement le piston qui prévaut”, assure le responsable de l'agence Casa-Anfa. Sans compter l'échange de “tuyaux” entre participants et les liens qui se tissent entre eux. Le conseiller assure, pour sa part, le suivi des candidats plusieurs mois pour avoir un feedback. “Les chiffres que nous avons réalisés sont même meilleurs qu'au Canada, qui affiche un taux d'insertion de 80%”, déclare non sans fierté Anouar Alaoui Ismaïli. La comparaison est intéressante, mais elle est sans commune mesure pour une expérience qui a déjà fait ses preuves et des clubs qui sont des structures à part entière. Pour l'heure, le concept a été expérimenté dans des villes jugées difficiles comme Fès, Safi, Settat ou Marrakech. Les CRAE seront à terme généralisés aux 22 agences de l'Anapec.


57% des candidats placés après 3 semaines

Si en 2002, 12 CRAE ont été animés dans 7 agences, l'année suivante, seuls six dans six agences ont été actifs. Au total, 48 chercheurs d'emploi ont bénéficié du programme. Ils ont été sélectionnés parmi 153 candidats ayant participé à des séances d'information, soit une moyenne de 25 demandes par club. En revanche, 141 candidats ont rencontré le conseiller spécialisé pour un entretien approfondi, ce qui leur a permis de bénéficier d'une assistance pour identifier les difficultés dans leurs recherches d'emploi. Selon ce premier bilan des CRAE, plus de la moitié (57%) des candidats sont placés à l'issue des 3 semaines, 89% trois mois après et 95% six mois plus tard. 93% des emplois sont décrochés grâce à l'exploration du marché caché. Parmi les 48 bénéficiaires, 44% sont des lauréats de l'enseignement supérieur difficilement insérables (licence en histoire-géographie, études islamiques…), 67% sont âgés de 25 à 34 ans, avec une moyenne d'âge de 28 ans et 52% sont de sexe masculin. La durée moyenne de recherche d'emploi est passée de 20 mois avant le CRAE à 18 jours. Un peu moins de 60% ont été recrutés avec un contrat à durée indéterminée. Quant à la rétention d'emploi, elle est pour l'heure de 88%. Aziza EL AFFAS

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc