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La CISL épingle Dubaï

Par L'Economiste | Edition N°:2261 Le 24/04/2006 | Partager

. Un nouveau rapport dénonce de graves atteintes aux droits des travailleurs migrants . Ces derniers représentent près de 96% de la main-d’œuvre privéeLa Confédération internationale des syndicats libres (CISL) vient de publier un nouveau rapport sur les normes fondamentales aux Emirats arabes unis (EAU), où elle déplore des abus flagrants commis à l’encontre des travailleurs migrants, qui constituent environ 96% de la main-d’œuvre du secteur privé. La CISL a fait coïncider la publication de son rapport avec l’examen de la politique commerciale des EAU à l’OMC cette semaine. Bien que les Emirats aient ratifié les deux Conventions de l’OIT relatives à la discrimination, les violations des droits fondamentaux des travailleurs migrants se poursuivent. Le non-paiement de salaires, les horaires à rallonge sans rétribution des heures supplémentaires et les environnements de travail précaires entraînant un risque pour la santé et la sécurité des travailleurs ne sont que quelques-unes des irrégularités dénoncées par la CISL. Le rapport souligne en outre que les EAU n’ont toujours pas ratifié les Conventions fondamentales de l’OIT relatives aux droits syndicaux. Aux termes de la législation actuelle, le syndicalisme est interdit tant pour les migrants que pour les citoyens des EAU, et la négociation collective n’est pas reconnue. Le gouvernement a annoncé l’introduction d’une nouvelle loi d’ici la fin 2006 qui autoriserait la formation de syndicats, y compris dans le secteur du bâtiment. «Il est primordial que cette nouvelle législation intègre les principes exprimés dans les Conventions fondamentales 87 et 98 de l’OIT», a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CISL. «En particulier, il est essentiel que les travailleurs étrangers aient le droit d’adhérer à un syndicat et que le principe selon lequel les syndicats sont libres de décider de leurs structures propres soit pleinement respecté aux termes de la nouvelle législation», a-t-il ajouté. Le rapport de la CISL exprime une profonde inquiétude face à la persistance dans les Emirats des pires formes de travail des enfants. Bien que le gouvernement ait récemment adopté un certain nombre de mesures pour s’attaquer au problème des enfants employés comme jockeys chameliers, il reste encore énormément à faire pour éradiquer définitivement de telles pratiques. Le rapport dénonce également le trafic de femmes et de jeunes filles exploitées dans la prostitution ou les services domestiques, ainsi que le trafic d’hommes employés comme domestiques, comme ouvriers agricoles ou dans des tâches ne requérant aucune qualification. Synthèse L’Economiste

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