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Le repositionnement réussi de l’Insea

Par L'Economiste | Edition N°:2261 Le 24/04/2006 | Partager

. Depuis 1996, l’accès est ouvert aux candidats admis au concours de grandes écoles. La spécialité «Actuariat finance» connaît un grand succès DIPLÔME en actuariat et finances, formation continue à la carte, renforcement des partenariats avec les entreprises… l’Institut national des statistiques et de l’économie appliquée (INSEA) a énormément élargi son champ d’action qui se limitait à sa création en 1961 à la formation de statisticiens. Pour accompagner ces ambitions, l’Insea a opéré, à partir de 1996, un changement de son mode de recrutement pour s’aligner sur celui des autres écoles d’ingénieurs. «Auparavant, l’Institut était ouvert aux bacheliers et formait au bout de quatre ans des ingénieurs d’application. Aujourd’hui, 80% des admis sont issus du concours national commun ouvert aux classes préparatoires», explique Layachi Baghagha, directeur adjoint. Les 20% restants sont sélectionnés par concours parmi les candidats titulaires d’un Deug. Le cycle d’étude est de trois ans composé d’une première année d’enseignements généraux suivie de deux années de spécialisation. Outre la Statistique qui est la formation de base, des spécialités en informatique et en actuariat finance ont permis à l’Ecole de mieux répondre aux besoins des entreprises. Premier établissement à mettre en place une filière informatique, la spécialité est en perte de vitesse contrairement à l’actuariat finance qui a le vent en poupe. «Les lauréats se détournent de plus en plus de l’informatique et ciblent l’actuariat car elle est très prisée sur le marché de travail», précise Baghagha. Avant même de terminer leur cursus, la plupart sont très sollicités par les banques et assurances. Le succès de la spécialité est tel, que des entreprises étrangères viennent recruter directement à l’Institut. Le rôle de l’ingénieur dans l’entreprise a changé dans le sens d’une plus grande polyvalence et l’Insea a été obligé de s’adapter. Si la maîtrise des techniques constitue le socle des programmes, les deux premières années, les étudiants reçoivent des cours en technique de communication et en anglais. L’Institut fait appel à une vingtaine de praticiens (vacataires) sur un total de 80 enseignants. Leur présence assure une connexion avec l’entreprise avec laquelle l’Ecole est fortement impliquée. L’Insea réalise des études pour le compte des départements ministériels et de groupes comme l’OCP, l’ONA, voire la Douane. Des formations à la carte sont également organisées en analyse statistique, mais aussi en actuariat finance. L’Insea souffre, toutefois, d’une concurrence de la part des autres écoles d’ingénieurs surtout dans la filière informatique (EMI, EHTP) et, surtout, d’un manque de moyens pour la recherche. Ceci pousse les enseignants à faire de la recherche appliquée «informelle» dont profitent essentiellement les organismes internationaux tels que le Pnud ou l’Agence canadienne de développement international (ACDI). Ces derniers offrent annuellement des bourses de doctorats aux étudiants chercheurs de l’Institut.


Activités parascolaires

POUR compléter leur formation technique, les étudiants de l’Insea ont mis en place des clubs d’informatique, d’entreprenariat et de simulation de marchés. Comme ses concurrentes, l’Ecole tient chaque année un forum, qui se veut une vitrine de promotion de son portefeuille de formation et d’activités de recherche. La troisième édition est prévue les 3, 4 et 5 mai, organisée conjointement avec l’Institut national des Postes et télécommunications (INPT) et l’Ecole nationale supérieure d’informatique et d’analyse des systèmes (ENSIAS).Morad EL KHEZZARI

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