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    Economie Internationale

    Elections en Israël: Ehud Barak favori

    Par L'Economiste | Edition N°:506 Le 13/05/1999 | Partager

    · Cinq candidats sont en lice pour un poste de Premier ministre
    · Les habitants des territoires occupés restent sceptiques devant le dirigeant travailliste Ehud Barak


    LE compte à rebours pour les élections en Israël a commencé. Plus que trois jours avant le jour J. Cinq candidats sont en lice pour le poste de Premier ministre. Il s'agit de MM. Ehud Barak (Parti Travailliste), Benyamin Netanyahu (parti de droite) et Yitzhak Mordehaï (Parti Centriste), du candidat arabe Azmi Bishara, chef du Parti du Bloc Unifié, et Benny Begin, chef du parti d'extrême droite de l'Unité Nationale. Les sondages donnent pour favori le candidat travailliste Barak. Ce dernier a été accusé par son rival de droite Benjamin Netanyahu de vouloir "voler le pouvoir avec de l'argent noir". M. Netanyahu qui s'exprimait mercredi dernier à Tel-Aviv devant des militants de son parti le Likoud, a affirmé que "le Parti Travailliste a créé des associations fictives qui manipulent des centaines de millions de Shekels d'argent noir pour tenter de voler le pouvoir". Dans le même discours, M. Netanyahu s'en est également vivement pris aux médias israéliens qu'il a accusés d'être "dans leur immense majorité animés par des gauchistes à la solde du Parti Travailliste". Le Premier ministre sor- tant, qui a chuté dans les sondages, continue cependant de jouir du soutien massif des colons juifs et surtout des ultra-orthodoxes. La direction rabbinique du parti Shass a appelé mercredi dernier publiquement les électeurs israéliens à voter en faveur de M. Netanyahu. Cet appel concerne uniquement le premier tour des élections. Pour le second tour qui sera décisif, le candidat de l'opposition travailliste Ehud Barak est crédité d'une avance de 9 à 17 points sur M. Netanyahu selon différents sondages. La possibilité d'un retour des travaillistes au pouvoir en Israël suscite chez les Palestiniens l'espoir d'une reprise de leur marche vers l'indépendance, mais aussi une forte dose de méfiance, beaucoup d'habitants des territoires occupés restant sceptiques devant le dirigeant travailliste Barak. Les doutes sur sa capacité de relancer le processus de paix s'expriment ouvertement. En même temps, M. Barak est vu comme le successeur de Yitzhak Rabin, le Premier ministre qui avait conclu les accords d'Oslo avec l'OLP en 1993.
    Selon une étude d'opinions publiée en mars par le Centre de Jérusalem pour la Communication et les Médias (JMCC), à peine un quart des Palestiniens de Cisjordanie et Gaza sont d'avis que leurs conditions s'amélioreraient si les travaillistes revenaient au pouvoir. "En général, les Palestiniens préfèrent un gouvernement travailliste en Israël, car l'expérience a prouvé que la négociation était plus facile", explique M. Taher Al-Masri, un membre du Centre de Recherches et d'Etudes sur la Palestine à Naplouse.
    Loin d'annoncer qu'il fallait tourner la page, M. Barak a fait campagne à droite, se présentant aux Israéliens comme "Monsieur Sécurité", excluant tout partage de Jérusalem et refusant d'endosser clairement la perspective de l'indépendance palestinienne.

    Adil BOUKHIMA (AFP)

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